Le Protocole de Kyoto

La gouvernance internationale sur le climat repose sur deux traités internationaux fondamentaux : la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto

De la Convention cadre sur le changement climatique…

Ouverte à ratification en 1992 à l’occasion du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, la CCNUCC fut la première réponse des États à l’évidente croissance d’une influence des activités humaines sur le climat.

Les pays industrialisés, listés dans l’annexe I et II de la Convention, avaient alors pris l’engagement non contraignant de stabiliser leurs émissions à leur niveau de 1990 d’ici à l’an 2000.

… au Protocole de Kyoto

Il fut vite clair que cet objectif était insuffisant. En 1995, après l’entrée en vigueur de la Convention, la première Conférence des signataires de la convention (appelés également « Conférence des Parties », CdP) décida d’ouvrir de nouvelles négociations visant à permettre l’adoption d’un Protocole fixant des objectifs de réduction plus ambitieux et juridiquement contraignants.

En 1997, à l’issue de la 3ème CdP, réunie au Japon, un Protocole définissant un objectif de réduction pour chacun des pays reconnus comme industrialisés par la CCNUCC a été engagé. Cet accord, ouvert à ratification le 16 mars 1998, et entré en vigueur en février 2005, a reçu le nom de Protocole de Kyoto en référence à la ville japonaise de Kyoto, où il a été négocié.

Il propose un calendrier de réduction des émissions des 6 gaz à effet de serre qui sont considérés comme la cause principale du réchauffement climatique des cinquante dernières années : en 2012 les pays industrialisés devront avoir globalement réduit de 5% leurs émissions par rapport au niveau de 1990.

Pour aider les pays industrialisés (seuls concernés par ces objectifs de réduction, voir ci-dessous) le Protocole prévoit la mise en place de mécanismes de marché : « les mécanismes de flexibilité » (voir ci-dessous).

Les Parties du Protocole

Le Protocole reprend la classification de la CCNUCC : les Parties (ou pays ayant ratifiés le Protocole) se répartissent en 3 catégories :

  • Les pays industrialisés (figurants à l’annexe I et à l’annexe II de la Convention). Ce sont les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) ;
  • Les pays en transition (figurants à l’annexe I mais pas à l’annexe II de la Convention). Ce sont les pays de l’Europe de l’Est et de l’ex-URSS ;
  • Les pays en développement (ne figurant pas à l’annexe I de la Convention).

Cette classification est importante car les modalités d’applications du Protocole diffèrent suivant les pays en utilisabt ce classement :

  • Selon le Protocole, seuls les pays développés et en transition doivent atteindre les objectifs de réduction qu’ils se sont fixés, pas les pays en développement (dont deux pays importants en matière d’émission : la Chine et l’Inde) ;
  • Les modalités d’application des mécanismes de marché du Protocole diffèrent suivant ces catégories (voir ci-dessous).

État des ratifications

Aujourd’hui, alors que le Protocole est entré en vigueur depuis février 2005, 156 sur 192 pays indépendants ont ratifié le Protocole (Voir ici la liste de ces pays).

Les organes du Protocole

La Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties (CdP/RdP)

Avant février 2005, les négociations sur les changements climatiques
étaient tenues sous les auspices de la Conférence des Parties (CdP) à la CCNUCC [1]. Or les pays membres de la CCNUCC n’ayant pas tous ratifiés le Protocole, une Conférence propre au Protocole a dû voir le jour : la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties (CdP/RdP, ou CoP/MoP en Anglais).

La CdP/RdP est l’organe suprême du Protocole de Kyoto, réunissant l’ensemble des États l’ayant ratifié. Elle est responsable de sa mise en œuvre.

Pour faciliter les réunions et les échanges, puisque la CdP/RdP réunit presque les mêmes participants que la CdP, les deux conférences ont lieu au cours de la même période de deux semaines et au même endroit.

Toutefois, la CdP et la CdP/RdP sont des entités juridiquement distinctes. La CdP/RdP doit donc tenir ses délibérations séparément de celles de la CdP [2] et seules les Parties du Protocole peuvent participer à son processus de prise de décision [3].

Les Organes subsidiaires

Deux organes subsidiaires ont été mis en place dans le cadre de la CCNUCC pour conseiller la CdP sur les questions scientifiques et institutionnelles :

  • l’Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA en anglais) ; et
  • l’Organe Subsidiaire pour la mise en application (SBI en anglais). ;

Ils assument les mêmes fonctions auprès de la CdP/RdP sur les questions plus spécifiques à l’application effective du Protocole de Kyoto. (Voir l’article sur la CCNUCC pour plus de détails).

Les mécanismes de flexibilité du Protocole

Pour aider les pays à atteindre leurs objectifs de réduction, trois mécanismes de marché (ou « mécanismes de flexibilité ») ont été intégrés au Protocole :

Bien que différents dans leurs modalités opérationnelles, ces trois mécanismes sont fondés sur le même principe :

Puisque l’origine des émissions n’a aucune importance, les pays qui ont des objectifs de réduction à atteindre peuvent investir dans des projets de réduction d’émission dans des pays tiers [4] et comptabiliser cette réduction au titre de leur effort national. Pour se faire « les quotas d’émission » (comptés en tonnes de CO2) fixés par le Protocole [5] ont été mis sur le marché et peuvent être échangés entre les entreprises à « la bourse du carbone » : si une entreprise a réussi à réduire ses émissions et n’a pas atteint son quota, elle pourra vendre son excédant à une entreprise qui a trop pollué, et donc dépassé son quota, pour que cette derni_re puisse atteindre les objectifs fixés.

> Pour en savoir plus voir l’article dédié aux trois mécanismes de flexibilité du Protocole


Pour en savoir plus :

> voir le site de la CCNUCC(EN, FR, ES) ;

> télécharger ci-dessous le texte intégral du protocole de Kyoto ;

> et pour une explication des termes légaux voir la page dédiée (FR) sur le site internet des Nations unies ;

> télécharger ci-dessous « S’orienter à la CdP/RdP : Un guide sur le processus de la CdP/RdP » édité par le Centre Helios en 2005 qui a pour but d’aider à mieux comprendre le fonctionnement de la CdP/RdP.

Jérome Levet, René Massé

Les réformes du secteur électrique : quel bilan, quelles perspectives pour l’Afrique ?

Publication de Liaison Energie-Francophonie n°73, quatrième trimestre 2006.

Au sommaire

CONTEXTE, MOTIVATION ET CONTOUR DES RÉFORMES

  • Théories économiques et réformes électriques : perspectives historiques et actuelles par Anastassios GENTZOGLANIS, Directeur, Centre d’études en réglementation économique et financière (CEREF), Université de Sherbrooke, Canada-Québec
  • Les modes d’organisation de l’industrie et nouveaux arrangements contractuels par Jacques GIROD, Directeur de recherche CNRS, LEPII-EPE, Université Pierre Mendès France, Grenoble, France
  • La dérégulation de l’électricité a-t-elle atteint ses limites ? par Christian STOFFAËS, Président du Conseil du Centre d’études prospectives et d’information internationales (CEPII)

LES RÉFORMES EN AFRIQUE : DES PRATIQUES, DES LEÇONS POUR L’AVENIR

  • GABON – La privatisation de l’électricité au Gabon : une analyse de mi-parcours par Jean-Thomas BERNARD et Éphraim MAGNAGA-NGANGA, Université Laval, Québec
  • MADAGASCAR – État des lieux dans le secteur de l’électricité par Rivoharilala RASOLOJAONA, Secrétaire Exécutif, Office de Régulation de l’Électricité, Madagascar
  • CÔTE D’IVOIRE – organisation du secteur de l’électricité par Eddy Alexandre SIMON, Directeur de l’énergie, Ministère des Mines et de l’Énergie, Côte d’Ivoire
  • Faut-il arrêter les réformes dans le secteur électrique africain ? par Herman Multima SAKRINI, Secrétaire général de l’Union des Producteurs, Transporteurs et Distributeurs d’Énergie Électrique d’Afrique (UPDEA)
  • Réformes du secteur de l’énergie électrique en Afrique subsaharienne : principales leçons et priorités par Abeeku BREW-HAMMOND, Professeur agrégé, College of Engineering, Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Kumasi, Ghana Njeri WAMUKONYA, Administrateur général de Programmes du PNUE, à Nairobi et Ogunlade DAVIDSON, Professeur au Fourah Bay College de l’Université de la Sierra Leone, à Freetown
  • Réforme du secteur électrique africain. Une opportunité pour le rendre durable ? par Sibi Bonfils, Directeur adjoint de l’IEPF
  • Réformes du secteur électrique en afrique : conseils pratiques et pièges à éviter dans les contrats et conventions par Denis LÉVY, Consultant, France et Anne GED, Cabinet-conseil Synagir

RETOUR D’EXPÉRIENCE DES AUTRES PAYS ET RÉGIONS DU MONDE

AMÉRIQUE LATINE

  • Leçons tirées des réformes du secteur électrique au brésil : l’importance des mécanismes de coordination par Helder Queiroz PINTO Jr., Directeur de Recherches, Instituto De Economia Industrial, Universidade Federa Do Rio De Janeiro, Brésil
  • Quelles leçons tirer de l’expérience de la libéralisation du secteur électrique – Cas de l’Argentine par Gerardo RABINOVICH, Professeur à l’Université Belgrano, Buenos Aires, Instituto Argentino de la Energía, Argentine

EUROPE

  • Problématique de l’intégration énergétique et apport des « power pools » en Roumanie par Cristina CREMENESCU, Chef du service Réglementation et Marché Concurrentiel, ENEL Romania
  • Y a-t-il des leçons à tirer des réformes européennes pour l’Afrique ? par Dominique FINON, Directeur de Recherches du CNRS, Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED), Nogent sur Marne, France

TENDANCES NOUVELLES ET PERSPECTIVES

  • L’électrification rurale en afrique subsaharienne : du monopole public au partenariat public-privé. vers de nouveaux arrangements institutionnels par Amadou SOW, Directeur Général Adjoint, Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER)
  • La gestion des infrastructures d’électrification rurale en afrique. Les différents types de partenariats public-privé par Noémie ZAMBEAUX, DESS Économie et Politique de l’énergie, Gestion des nouvelles technologies de l’énergie, INSTN/Paris X
  • La montée du nationalisme compromet-elle la libéralisation énergétique ? par Jacques PERCEBOIS, Directeur, Centre de Recherche en Économie et Droit de l’Énergie (CREDEN), Faculté des Sciences Économiques, Université de Montpellier I, France
  • La chronique d’Alioune Fall
  • Pour en savoir plus

> A télécharger sur le site de l’IEPF

Imedia

Réformes du secteur de l’énergie électrique en Afrique subsaharienne : principales leçons et priorités

Njeri Wamukonya (PNUE, Nairobi). Ogunlade Davidson (Fourah Bay College, Université de la Sierra leone, Freetown) et Abeeku Brewmammond (College ofengineering, Kwame Nkrumah, University of Science and technology, Kumasy), Liaison Energie-Francophonie, décembre 2006.

Les réformes du secteur de l’électricité se poursuivent depuis deux
décennies dans les pays d’Afrique subsaharienne, avec toutefois des
niveaux de mise en oeuvre différents à travers la région.

Généralement, la littérature traitant de ces réformes fait état d’une grande variété
d’objectifs, allant de l’amélioration des performances financières et
techniques à un accroissement de l’accès aux services, les moteurs
principaux étant le besoin d’améliorer les performances financières
et techniques des compagnies d’électricité nationales, d’accroître
l’accès à l’électricité et d’améliorer la durabilité environnementale.

C’est cependant, l’amélioration des performances financières et
techniques des compagnies nationales qui est le principal objectif
de la plupart des programmes de réforme du secteur électrique.
Cette orientation a été largement soutenue par les Institutions
Financières Internationales (IFIs).

Dans ce contexte, bien qu’il n’y
ait pas un modèle applicable à tous, la réforme a généralement
pour objectif de transformer par une déintégration
verticale et
horizontale, les monopoles d’État en entités concurrentielles, avec
une implication significative du secteur privé.

Article extrait de la revue Liaison Energie-Francophonie (IEPF), n°73, quatrième trimestre 2006, Les réformes du secteur électrique : quel bilan, quelles perspectives pour l’Afrique ?

Imedia, Sibi Bonfils

Atelier régional sur les énergies renouvelables et la lutte contre la pauvreté en Afrique

Atelier de formation à l’utilisation des énergies renouvelables dans la lutte contre la pauvreté, organisé par le GNESD, les autorités sénégalaises (ministère de l’Energie), ENDA, GTZ/PERACOD, à Dakar (Sénégal) du 21 au 23 Mars 2007.

De bonnes pratiques pour un accès large et durable des populations aux services énergétiques

Objectifs

Cet atelier est une plate-forme d’échanges, destiné à faire un panorama des expériences éprouvées en matière de promotion de l’emploi et de l’usage productif des énergies renouvelable (ER). L’objectif est d’aider les pays africains à bâtir des visions et politiques appropriées.

Il s’agit notamment :

  • D’accroître la sensibilité des décideurs sur la nécessité d’adopter et de mettre en œuvre des politiques ambitieuses, pour valoriser à grande échelle l’énergie propre et l’efficacité énergétique afin de mieux lutter contre la pauvreté et d’atteindre les OMD ;
  • De définir à partir des pratiques recensées, des orientations pour améliorer l’environnement institutionnel des secteurs de l’énergie ;
  • D’initier un processus de concertation sur l’articulation ER/EE (efficacité énergétique) et sur les stratégies nationales et régionales en vigueur ou en cours d’élaboration ;
  • D’élaborer une note de position dans la perspective de la CSD 15 [1].

Organisation

Pour atteindre ces objectifs, l’atelier sera organisé suivant quatre sessions thématiques :

  • Introduction ;
  • Défis de l’ER ;
  • Mécanismes de financement viables pour accroître l’accès aux ER ;
  • La bio énergie : perspectives de contribution à la lutte contre la pauvreté en Afrique ;

suivies d’une table ronde :

  • Comment accroître l’accès des groupes vulnérables aux services énergétiques propres ?

Une exposition d’entreprises et de technologies d’ER est également prévue en marge de l’atelier.

Participants

L’audience attendue est composée de :

  • représentants des centres d’excellence membres du GNESD et des membres de AREED ;
  • représentants gouvernementaux des pays, des collectivités locales, des législateurs, des agences d’électrification rurale et des centres de recherche ;
  • représentants des institutions financières et du secteur privé ; Associations, ONG, etc… ;
  • représentants des organisations régionales-clés : NEPAD, CEDEAO, UEMOA, SADC, UMA, IGAD, CILSS, FAGACE, UA, … ;
  • Les représentants de la Banque Africaine de Développement (BAD/FINESSE), du Conseil Mondial de l’Energie, de l’Agence Allemande de coopération internationale, de l’EUEI/PDF, et autres agences multilatérales (PNUE, PNUD, Banque Mondiale).

Pour en savoir plus, télécharger ci-dessous le document de présentation de l’atelier :

Jérome Levet, René Massé

Procédures de contrôle et suivi des opérateurs d’électrification rurale

Dans le cadre des travaux du Club d’ER les participants ont échangé leur expérience sur les procédures de contrôle et de suivi des opérateurs d’électrification rurale, en s’appuyant sur celles mises en oeuvre au Burkina Faso, au Cameroun et au Mali.

Ces présentations sont proposées ci-dessous.

René Massé

Schémas tarifaires et financiers de l’électrification rurale

Dans le cadre des travaux du Club d’ER, les participants ont échangé sur les principes tarifaires applicables à l’électrification rurale, en analysant les schémas tarifaires et financiers applicables au Burkina Faso, à Madagascar et en Mauritanie.

Un exposé introductif de IED a permis de cadrer les travaux.

Ces présentations sont proposées ci-dessous.

René Massé

Liste des pays ayant ou non ratifié le Protocole de Kyoto

Au 18 novembre 2005, 156 pays sur 192 pays indépendants ont ratifié le Protocole de Kyoto.

Le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005, propose un calendrier de réduction des émissions des six gaz à effet de serre qui sont considérés comme la cause principale du réchauffement climatique des cinquante dernières années : en 2012 les pays industrialisés devront avoir globalement réduit de 5% leurs émissions par rapport au niveau de 1990. Pour se faire le Protocole prévoit la mise en place de mécanismes de marché : « les mécanismes de flexibilité »

Les pays ayant ratifié le Protocole

22 pays industrialisés [1] Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse
13 pays en transition [2] Biélorussie, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Russie, Slovaquie, Slovénie, Ukraine
121 pays en développement [3] Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Antigua-et-Barbuda, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Belize, Bénin, Bhoutan, Birmanie, Bolivie, Botswana, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Îles Cook, Congo-Brazzaville, Corée du Nord, Corée du Sud, Costa Rica, Cuba, Djibouti, Dominique, Égypte, Émirats arabes unis, Équateur, Érythrée, Éthiopie, Fidji, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Guyana, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Iran, Israël [4], Jamaïque, Jordanie, Kenya, Kiribati, Kirghizstan, Koweït, Laos, Lesotho, Libéria, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc [5], Marshall, Maurice, Mauritanie, Mexique, Micronésie, Moldavie, Mongolie, Mozambique, Namibie, Nauru, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Niué, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Palaos, Panamá, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, Qatar, Congo-Kinshasa, République dominicaine, République tchèque, Rwanda, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Sainte-Lucie, Salvador, Îles Salomon, Samoa, Seychelles, Soudan, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turkménistan, Tuvalu, Uruguay, Vanuatu, Venezuela, Viêt Nam, Yémen

S’y ajoute également la Communauté européenne (au nom de l’Union européenne à 25).

Les pays ayant signé mais pas ratifié le Protocole

3 pays industrialisés Australie, États-Unis, Monaco
1 pays en transition Croatie
2 pays en développement Kazakhstan, Zambie

De ces six pays, seuls les États-Unis et l’Australie ont exprimé leur intention de ne pas le ratifier. Les autres espèrent le ratifier rapidement.

Les autres pays n’ayant encore ni ratifié ni signé le Protocole

8 pays industrialisés Andorre, Bahreïn, Brunéï, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Marin, Singapour, Taiwan [6], Vatican
3 pays en transition Croatie, Liban, Turquie
20 pays en développement Afghanistan, Angola, Bosnie-Herzégovine, Cap-Vert, République centrafricaine, Comores, Côte d’Ivoire, Gabon, Irak [7], Libye, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Somalie, Suriname, Swaziland, Syrie, Tadjikistan, Tchad, Tonga, Zimbabwe

Source : Encyclopédie libre Wikipedia

Jérome Levet

Stratégie pour le développement du secteur de l’énergie en République du Congo

Etude initiée et conduite sous la direction de son Excellence, M. Jean Richard Bruno Itoua, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République du Congo.

Cette étude, en cours d’achèvement, a pour objectif de doter la République du Congo d’instruments de politique pour la promotion du service public de l’électricité en milieu urbain et rural, afin de contribuer à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base que sont l’électricité, l’eau potable, l’assainissement, la santé et l’éducation.


La République du Congo comptait 3 551 257 habitants en 2005 dont 65,42% vivaient en milieu urbain (Brazzaville et Pointe Noire).

La production d’énergie

L’hydroélectricité, le thermique diesel et le thermique gaz, sont les seules sources d’énergie utilisées actuellement pour la production d’électricité. L’énergie solaire et la biomasse en sont encore à la phase expérimentale. Plus précisement :

  • Hydroélectricité : le Congo dispose de deux centrales électriques, une de 15 MW sur la rivière Djoué à Brazzaville et l’autre, de 74 MW sur la rivière Bouenza, dans le département du même nom au Sud-Ouest de Brazzaville. Une troisième centrale de 120 MW est actuellement en construction sur la rivière Lefini, à 200 Km au Nord de Brazzaville.
  • Thermique disel : près de 24 localités ont leurs réseaux électriques alimentés par des groupes électrogènes ; certains industriels et exploitants forestiers disposent également de centrales thermiques pour leurs propres consommations.
  • Gaz : le Congo dispose d’une centrale thermique à gaz installée à Pointe-Noire. Sur les plateformes pétrolières, l’énergie électrique est également produite par des turbines à gaz.
  • Energie solaire ; certaines Administrations (hopitaux) et particuliers recourent à l’installation de panneaux solaires photovoltaïques pour leur approvisionnement en électricité.
  • Energie issue de la biomasse : l’entreprise sucrière SARIS utilise la bagasse (déchets de canne à sucre ) pour la production de la vapeur nécessaire au fonctionnement de la turbine afin d’approvisionner ses installations en électricité.

Les ressources énergétiques

  • Le Congo dispose d’un important réseau hydrographique dont les ressources en eau disponible sont estimées à 842 milliards de m3. La capacité des sites déjà identifiés pour la production de l’électricité est évaluée à près de 14 000 MW.
  • Le Congo est un pays producteur de pétrole.
  • Les ressources en gaz naturel du Congo sont importantes et quasi inexploitées. Le bassin côtier regorge aussi bien de réserves d’huile que de gaz (environ 130 milliards de m3) sous forme de gaz naturel et de gaz associés.

La stratégie et de développement du secteur de l’énergie

L’étude en cours, répond à une préoccupation des pouvoirs publics de la République du Congo de doter le sous-secteur de l’électricité d’une politique sectorielle, indiquant les orientations d’avenir et définissant les principes directeurs et les moyens de mise en oeuvre.

Au terme de cette étude, les résultats attendus sont l’élaboration :

  • D’un diagnostic stratégique du sous-secteur de l’électricité ;
  • D’un document de stratégie et
  • D’une Lettre de poltique sectorielle du secteur de l’énergie électrique.

Ces documents définieront le cadre institutionnel cohérent, fonctionnel et efficace pour permettre :

- 1* La mise en application des dispositons de la loi n° 14-2003 du 10 avril 2003 sur le Code de l’électricité, et des autres textes subséquents dont ;

    • la loi n°15-2003 du 19 avril 2003 portant création de l’Agence nationale d’électrification rurale (ANER). L’ANER est chargée de conduire la politique nationale d’électrification des zones semi-urbaines et rurales, la gestion des ouvrages construits étant confiée à des opérateurs privés, publics ou à des collectivités locales, à travers des contrats de délégation ou de concession.
    • la loi n°16-2003 du 10 avril 2003 portant création de l’Agence nationale de régulation du secteur de l’électricité.
    • la loi n°17-2003 du 10 avril 2003 portant création du Fonds de développement des secteurs de l’eau et de l’électricité.

- 2* La réalisation des objectifs du millénaire pour le développement qui vise la réduction de 50% du nombre de familles qui n’ont pas accès aux services sociaux de base à l’horizon 2015 ;

- 3* La définition du cadre de mise en oeuvre du schéma national de l’aménagement du territoire en matière d’énergie ;

- 4* La définition du cadre de mise en oeuvre du Programme national du secteur de l’énergie élaboré pour contribuer à l’atteinte à l’horizon 2015 par le Congo, des objectifs de réduction de la pauvreté ;

- 5* La mise à la disposition des différents acteurs politiques, partenaires nationaux et internationaux et de la société civile d’un instrument de partage de la stratégie nationale de développement du secteur de l’énergie.

Le cabinet CosManagement achève actuellement cette étude, qui aura été réalisée avec la participation des cadres du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique et ceux de la Société nationale d’électricité et de la Société nationale de distribution d’eau.

Daniel Guié

Les systèmes d’information énergétique – SIE

un point sur les SIE

Un système d’information énergétique (SIE) rassemble un vaste ensemble d’informations et de données sur les énergies.

Le SIE permet aux responsables en charge des questions énergétiques de prendre en compte les préoccupations du développement durable, de promotion des ressources énergétiques nationales, d’accès des populations défavorisées aux services énergétiques et d’efficacité dans la définition de la politique nationale du secteur.

A cette fin, des indicateurs tels que le taux d’accès aux énergies commerciales, le taux de couverture de la demande en bois-énergie par l’offre forestière et l’évolution des consommations des ménages par type d’énergie en zone rurale,… sont développés et actualisés au fil des ans.

Un système d’information énergétique permet aussi d’expliciter et de contrôler les objectifs de politiques nationales de l’énergie, notamment celles d’accès des populations aux services énergétiques.


Pour en savoir plus :

> télécharger le document « Liaison Énergie-Francophonie numéro 59 » de 2003 traitant des SIE ; ;

> voir l’article de l’annuaire du programme SIE-Afrique.

Gret, Jérome Levet