Petite centrale hydroélectrique à Ambodirafia (Madagascar)

ONG/Collectivité : Solidarité Entraide Madagascar. Partenaires locaux : FANILO, FENIMA. Aide Fondation POWEO : 12000 €. Autres financeurs : Rotary club, Terre des Hommes-Haut Rhin, ESF Alsace, Electricité de Strasbourg, SEM, diverses entreprises d’Alsace.

Contexte :

Ambodirafia est un des 30 villages de la commune de Vohidroa, sur la côte Sud-Est de Madagascar ; c’est une région enclavée, montagneuse et humide à 70 km au nord de Mananjary. L’économie de subsistance est basée sur la culture traditionnelle du riz, la cueillette de fruits et légumes et le petit élevage. Le pétrole lampant est la seule source de lumière pour la plupart des ménages.

Objectif

Fournir une source de lumière aux 1 000 villageois mais aussi favoriser la création d’activités génératrices de revenus grâce à la mise en place d’ateliers électrifiés et grâce à l’allongement du nombre d’heures travaillées.

Résultats :

Après une étude socio-économique en 2007 et la création de la coopérative de gestion FENIMA en 2008, les travaux ont démarré : creusement et aménagement du canal d’amenée par les villageois sur 350 m et conduite forcée de 900 m avec un dénivelé de 120 m.

La fondation POWEO a été sollicitée pour l’installation de la turbine de 20 kVA et du réseau de distribution (1200 m). Ces travaux ont été réalisés en 2011.

Le groupe turbine Pelton – Alternateur peut fournir une énergie électrique d’environ 13 kW sous une tension triphasée de 400 Volts et/ou 3 x une tension monophasée de 230 Volts. SEM a fait le choix de disposer d’une tension triphasée pour alimenter de petites machines (décortiqueuses, machines de menuiserie, etc.), les moteurs triphasés étant beaucoup plus robustes que les monophasés (pas de condensateur de démarrage). En avril 2011, une liaison provisoire a été installée entre la centrale et le village. Connectés par un câble sur une distance de 600 mètres, les poteaux installés dans les rues du village ont été équipés d’une ampoule. Enfin en septembre 2011, la microcentrale hydraulique a été connectée de manière définitive au village.

Les branchements privés dans les cases du village se font au fur et à mesure des adhésions à la coopérative FENIMA. En novembre 2011, plus d’une vingtaine de ménages étaient déjà abonnés, soit environ 250 personnes. L’objectif de 1 000 personnes sera sans doute atteint au printemps 2012. A fin 2011, un atelier de recharge de batteries fonctionne pour les clients hors réseau, les ateliers agro-alimentaires (presse à huile, décortiqueuse pour le riz) devraient être créés en 2012.

La mise en place des équipements s’accompagne de la formation technique des personnes du village chargées de la gestion et de l’entretien : la coopérative FENIMA et les techniciens. Un volontaire, représentant de SEM, accompagne ces personnes dans cette phase délicate de mise en exploitation.

http://semada.org

Electricité éolienne pour le Centre de production de semences d’Agnarafaly (Madagascar)

MADAGASCAR, extrême Sud

  • ONG/Collectivité : GRET www.gret.org
  • Partenaire local : collectivités
  • Aide fondation POWEO : 20000 €
  • Autres financeurs : Union européenne

Contexte

Située dans le district d’Amboasary, la station d’Agnarafaly produit des semences adaptées (maïs, sorgho, légumineuses) pour les agriculteurs de l’extrême sud de Madagascar. Elle est équipée d’un système d’irrigation, d’un magasin de stockage de 60 tonnes et d’une maison pour le personnel. Objectif : électrifier la station de semences par l’installation d’une éolienne de 1,4 kW

Résultats :

L’éolienne FORTISS Passaat 1.4 kW a été installée début 2010 sur un mât haubané de 18m de haut. L’installation et la maintenance sont assurées par le représentant local de l’entreprise malgache The Sun and Wind Factory. Une petite formation technique théorique a été donnée pour la gestion de l’installation en cas de cyclone (abaissement de l’éolienne) et dans les opérations courantes de charge.

La force du vent fait tourner les pales de l’éolienne et produit de l’électricité triphasée en 24 V. La puissance varie avec le vent et peut atteindre 1400 W. Ce courant est stocké dans 6 batteries de grande capacité (autonomie de 7 jours de consommation d’électricité). Le boîtier de contrôle réceptionne le courant en 24 V et affiche le niveau de charge venant de la turbine et celui dans les batteries. Ensuite le convertisseur convertit le courant 24 V et délivre une puissance atteignant 800 W en 220 V.

Le courant 220 V passe par le disjoncteur et va alimenter les 5 pièces du bâtiment du personnel (6 prises, 5 ampoules intérieures et 3 ampoules extérieures) 24h sur 24. De ce fait, le personnel peut travailler avec un ordinateur et une imprimante sans compter les autres avantages (chargement batteries téléphones portables des équipes). Toutes les données brutes de la station de semences, relevées manuellement, peuvent être désormais saisies et traitées par ordinateur sur place.

Les besoins de la station sont estimés à 2000 Wh/ jour pour une production du système de 2880 Wh/jour en janvier-décembre à 5000 Wh/jour en octobre. Il était prévu la vente des excédents d’énergie aux 5000 habitants de la zone sous forme de recharge de batteries mais cela n’a pas encore été mis en place en raison de l’insécurité qui règne dans cette région.

www.gret.org

Electrification solaire d’équipements sociaux (Madagascar)

ONG : Lumières et Vie pour Madagascar (LVM). Partenaires locaux : Akamasoa, autorités locales. Aides fondation POWEO : 17500 € (2009-2010-2011). Autres financeurs : bénévoles, INEO-Suez-SCLE, CCAS, Fondation Air France, Sekolin’Ny Masaondra

Madagascar est un des pays les plus pauvres du monde avec des infrastructures de base très insuffisantes.

Les bénévoles de l’association toulousaine Lumières et Vie pour Madagascar (ex-EVM « Ecole de la Vie à Madagascar » ) soutiennent depuis plusieurs années les efforts de collectivités locales et d’institutions malgaches par des chantiers-écoles en faveur des structures de formation et de santé. De 2009 à 2011, la fondation POWEO a soutenu 3 missions d’installation d’équipements solaires dans des écoles rurales, un collège ou des centres de santé. Le matériel est acheté en France et expédié par LVM à Madagascar où les installations sont réalisées par 2 techniciens de l’ONG malgache Akamasoa, des bénévoles de LVM et 4 à 5 jeunes des sites bénéficiaires. Akamasoa reste ensuite l’interlocuteur pour la maintenance des équipements, même si chaque nouvelle mission est ausi l’occasion de vérifier les installations des années précédentes.

lumieres-vie-madagascar.fr

Madagascar : les équipements en énergie renouvelable exonérés de droits de douane

Dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables, le gouvernement malgache accorde une exonération sur les équipements d’installation de centrales électriques fonctionnant avec de l’énergie renouvelable.

Encourager les investissements privés dans le secteur énergétique. Tel est l’objectif que s’est fixé le gouvernement en supprimant au cours de cette année les droits de douanes sur les équipements d’installation de centrales électriques fonctionnant avec de l’énergie renouvelable. Cette mesure concerne entre autres les turbines hydrauliques et les panneaux solaires photovoltaïques. « Tous les opérateurs, investisseurs dans le secteur ou des simples importateurs qui assurent la distribution peuvent bénéficier de cette disposition douanière », indique le secrétaire exécutif de l’Agence pour le développement de l’électrification rurale (Ader) lors d’une conférence sur le secteur énergétique.

Cet appui gouvernemental vise aussi, outre la promotion des investissements privés, la mise à disposition de la population d’une électricité à moindre coût via les énergies renouvelables en substitution aux centrales thermiques. Actuellement, 29 % seulement de la production électrique proviennent des centrales hydrauliques, contre 71 % pour les centrales thermiques. Ce qui implique une forte consommation en gasoil et en fuel à raison d’une quarantaine de millions de litres par an pour chaque produit.


Source : l’Express de Madagascar.

Xavier Dufail

Madagascar : une centrale solaire pour le village d’Ankaranana

Une centrale photovoltaïque produira de quoi éclairer un hôpital ainsi que différents locaux et lieux publics. Cette énergie permettra également d’alimenter des batteries rechargeables.

L’entreprise suisse Agena développe une centrale électrique solaire pour répondre à la demande de la communauté rurale d’Ankaranana – 2100 habitants, située dans la province d’Antananarivo.

L’installation d’une puissance de 3240 Wc comprend plusieurs modules photovoltaïques choisis pour leur fiabilité, ainsi que l’ensemble des éléments techniques logés dans un container de transport.

Le village bénéficiera d’un réseau électrique pour alimenter les bâtiments publics – hôpital, mairie, école, salle de réunion – mais aussi les épiceries, ateliers et le marché couvert. L’ingénieur à l’origine du projet, Philippe Meister, précise qu’un second volet de l’initiative « doit permettre d’éviter la dissémination dans la nature de centaines de milliers de piles usagées qui servent à alimenter les lampes de poche, seules sources d’éclairage des ménages plongés dans le noir à la nuit tombée ».

En substituant les piles jetables par des accus rechargeables à l’électricité solaire, ce projet pilote va permettre la mise en œuvre d’un mode de gestion des déchets et de l’énergie plus respectueux de l’environnement. L’initiative bénéficie de l’appui de l’ADER, l’Agence du Développement de l’Électrification Rurale, dépendant du Ministère de l’énergie de la République de Madagascar.


Source : Presse Portal (Suisse).

Xavier Dufail

Ville et biodiversité : le bois-énergie à Madagascar

Ce document, issu des communications des premières Journées du Pôle Ville de l’Université Paris-Est Ville « Transport et Territoire, quoi de neuf ? » présente un versant de travaux consacrés à la fabrique de la biodiversité à Madagascar. Les positions des acteurs de la filière bois-énergie y sont détaillées.

« Ville et biodiversité : le bois-énergie à Madagascar »

Sophie Moreau

janvier 2010

7 pages

A Madagascar comme en Afrique subsaharienne, le bois-énergie couvre plus de 80 % de la consommation d’énergie domestique, destinée à la cuisson des aliments, et ceci en raison de son faible coût par rapport aux autres sources d’énergie.

À Madagascar, pays encore faiblement urbanisé (70 % au moins de la population est rurale), mais en forte croissance démographique et urbaine, le bois–énergie, en majorité sous la forme de charbon de bois, assure plus de 85 % des besoins énergétiques des ménages citadins. Cette source d’énergie traîne une image passéiste et est couramment accusée de conduire à la dégradation des forêts, voire à la déforestation, discours qui, à Madagascar, sert la promotion d’énergies alternatives « modernes », ou la poursuite des efforts de la politique de conservation de la nature.


Source : le site des Journées du Pôle Ville de l’Université Paris-Est.

Xavier Dufail

Madagascar : inauguration d’une centrale électrique à biomasse

Le 15 mars 2010 a été inaugurée la centrale électrique à biomasse de la commune rurale d’Anjiajia, dans la région Boeny. Désormais l’électricité y est disponible de 09h à 23 h.

Le ministère de l’énergie, l’Agence de Développement de l’Électrification Rurale (ADER), et la société Casielec sont les principaux acteurs de ce projet.

« Depuis près de 7 mois, la commune d’Anjiajia bénéficie de l’électricité via une centrale à biomasse » se félicite le maire de la commune. « Nous disposons actuellement de 200 abonnés sur une population totale de 29 700. L’objectif du nombre des abonnés pour la première année a été atteint dès le 7ème mois. La commune possède également 30 poteaux d’éclairage public » ajoute encore ce premier responsable de la Commune.

La centrale à biomasse tourne par le biais des déchets, notamment par les déchets de riz décortiqué ou sons de riz que l’on transforme en gaz à l’aide des turbines, qui, à leur tour, fournissent de l’électricité d’une puissance de 40 kW. Le besoin quotidien nécessite en moyenne 64 sacs de ces déchets et sons de riz afin d’assurer les 14 heures d’électricité.

La Casielec est l’un des 24 partenaires de la JIRAMA en matière d’électrification rurale à Madagascar. Elle travaille dans 6 Communes de la Région du Boeny. La mise en place de ces infrastructures a coûté Ar 461 627 012 dont 10% proviennent des ressources propres de la commune d’Anjiajia (Ar 43 640 000).


Source : La Tribune de Madagascar.

Xavier Dufail

Madagascar : des communes se mobilisent pour accéder à l’électricité

Plusieurs communes de la région Sava (Madagascar) se mobilisent pour financer des études sur la construction de centrales hydroélectriques.

Les habitants de plusieurs communes situées dans trois districts de la région Sava (Sambava-Antalaha-Vohémar-Andapa) se sont mobilisés pour financer entièrement des études techniques pour la construction de petites centrales hydroélectriques. Eloignés de plusieurs kilomètres des grandes villes, ils habitent dans de petits villages, voire des hameaux. C’est pourquoi ils ont décidé de ne plus compter sur le seul État et la seule Jirama pour avoir du courant électrique.

18 sites identifiés

Les études confiées aux chercheurs du Centre national des recherches industrielles et techniques (CNRIT) sont à l’heure actuelle terminées. Les centrales n’attendent plus que la concrétisation des intentions des bailleurs de fonds nationaux, internationaux et privés pour être réalisés.
« La démarche est vraiment unique car l’initiative vient entièrement de la base. La mobilisation des habitants a été exceptionnelle car ils veulent bénéficier de l’électricité au plus tôt », déclare Joseph Benitsiafantoka, directeur du développement rural de la Sava.

Les chercheurs du CNRIT ont identifié 18 sites qui ont des capacités variant entre 7 kW et 10 MW chacun, selon des calculs faits au plus bas niveau des cours d’eau. Pour pouvoir réaliser au plus vite ces projets, l’idée des chercheurs consiste à lancer d’abord les petites et moyennes centrales qui ne nécessitent pas de gros investissements. Pour amoindrir le coût, ils préconisent également l’utilisation optimale des matériaux locaux comme les poteaux qui serviront à conduire l’électricité jusqu’au village, la main-d’œuvre et même la construction des turbines.

« Nous allons appliquer des technologies qui ont déjà fait leurs preuves. Seuls les alternateurs et les fils électriques devront être importés », explique Mamitiana Ramamonjisoa, un des chercheurs du CNRIT.

Vu l’origine du projet, la population pourra s’approprier les futures centrales sans problème. Ce qui minimise fortement les risques de vol ou de vandalisme sur les installations.

Par ailleurs, avec plus d’une quinzaine d’années d’expérience dans ce domaine, le CNRIT peut assurer la fiabilité de ses études techniques. Il ne reste plus que le dernier coup de pouce des autorités de tutelle et des bailleurs de fonds potentiels pour que les maisons des 560 000 personnes concernées par le projet soient éclairées.


Source : L’Express de Madagascar.

Xavier Dufail

Madagascar : l’Université d’Andrainjato ouvre une filière Eaux et électricité

Une nouvelle filière vient d’être ouverte à l’Université d’Andrainjato (Fianarantsoa). Il s’agit d’une licence professionnelle en exploitation des eaux et électricité.

« Une forte demande de professionnels dans ce secteur est constatée », annonce Zenia, maître de conférence et responsable de la filière. « La formation permet d’acquérir des compétences technico-économiques en matière d’exploitation des eaux et de l’électricité ».

Pour pouvoir suivre cette filière, il faut être titulaire d’un diplôme bac+2 scientifique ou technique et déposer son dossier avant la fin du mois de février.
Les étudiants, sélectionnés sur examen de leur dossier, auront la possibilité de choisir sur l’une des deux spécialisations.

Après une année de formation, les diplômés seront capables de piloter des grands projets axés sur le secteur « eaux et électricité ».


Source : Un article de Lova Rafidiarisoa paru sur l’Express Mada.

Xavier Dufail

Madagascar : production énergétique à partir de la biomasse

Un groupe d’investisseurs italiens s’intéressent à la production d’énergie à Madagascar à partir de la biomasse.

Les Italiens vont contribuer à la fourniture d’énergie électrique à prix réduit. Ils vont construire des unités de production utilisant la biomasse et les déchets agroalimentaires.

Madagascar continue à intéresser les opérateurs étrangers. Après les Saoudiens, des investisseurs italiens ont manifesté leur volonté d’intégrer le milieu économique malgache. Une présentation d’un projet de production énergétique basée sur la biomasse s’est tenue, le 5 mai 2009, au ministère de l’Énergie et des mines à Ampandrianomby.

Unités opérationnelles en 2010

Ce projet consiste à construire deux unités de production énergétique, d’une puissance respective de 8,5 MW, dont 6 MW seront mis à la disposition de la population. Le reste alimentera l’unité de production. Comme matière première, le groupe entend utiliser des matières premières locales comme les noix de coco et les déchets agroalimentaires, ce qui pourrait permettre des prix plus abordables. « Nous n’aurons pas de problème sur l’approvisionnement de noix de coco car Madagascar produit chaque année 750 000 tonnes de noix alors que nos besoins s’élèvent à 65 000 tonnes », explique un collaborateur du groupe.

Les travaux de construction devront commencer, une fois le terrain d’implantation identifié. « Chaque usine s’étalera sur une superficie de 60 000 m2. Elles devront être opérationnelles dès 2010 ».


Source : L’Express de Madagascar.

Xavier Dufail