Bénin : journée d’échanges sur les énergies renouvelables

Le Club Energie Bénin organise le vendredi 14 Mars 2008 à l’Institut Universitaire de Technologie de Lokossa, une journée d’échanges sur les énergies renouvelables à l’attention des étudiants en fin de cycle de Génie Mécanique et Energétique.

Pour plus d’information, contacter le Club Energie Bénin, un réseau d’échange d’informations sur les énergies renouvelables basé au Bénin.

Courriel : energiebenin@yahoo.fr

René Massé

Bénin : rapport des journées de réflexions sur le développement du Jatropha

Les 18 et 19 décembre 2007, des rencontres ont été organisées à Cotonou pour réfléchir aux enjeux et aux modalités de promotions des biocarburants sur le territoire béninois. Ce document rapporte le contenu des travaux réalisés à cette occasion.

« Journées de réflexion sur les enjeux et les défis liés au développement des biocarburants (agrocarburants) au Bénin » Rapport final

Edité par GRSTER, Koninkrijk des Nederlanden

Décembre 2007, 13 pages

L’Organisation Non Gouvernementale Groupe de Recherche Scientifique et Technique sur les Energies Renouvelables (GRSTER-ONG) a organisé des journées de réflexion. Elles ont rassemblé plus de 120 personnes, venant de structures publiques et privées, impliquées dans ces filières au Bénin.

Huit communications ont permis d’aborder en tables rondes tous les sujets relatifs à la typologie des biocarburants, les enjeux socio-économiques, l’organisation des filières, ses enjeux agronomiques, les impacts sur l’environnement, la sécurité alimentaire, les aspects juridiques et règlementaires, etc.

Ce document présente de façon très synthétique ces travaux et expose les recommandations issues des trois ateliers qui ont conclu ces journées.

René Massé

Environnement, énergie et pauvreté en Afrique : interdépendance

Cet article expose en introduction les facteurs d’interdépendance entre la pauvreté, l’accès à l’énergie et l’environnement avant de suggérer des recommandations pour une production durable de biocarburants. La partie sans doute la plus intéressante est celle consacrée à la description des projets et stratégies à l’étude dans des pays d’Afrique sub-saharienne à la fin de l’année 2007.

« Environnement, énergie et pauvreté : l’interdépendance »

Auteur : Marguerite Culot

Source : NaturaVox

Publié le 27 décembre 2007

15 pages

L’article est structuré en sept chapitres :

I. Constat : la situation énergétique de l’Afrique, caractérisée par une faible consommation totale d’énergie par habitant qui se limite encore très souvent à l’usage d’un combustible de cuisson pour les aliments.

II. Liens entre Energie et Développement : présentation des impacts potentiels de l’accès à l’énergie sur l’éradication de la pauvreté et la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

III. Contribution des agro-carburants aux OMD : – Atouts énergétiques de l’Afrique – « Un avenir de possibilités » Quels agro-carburants en Afrique sub-saharienne ? Production actuelle et Projets ;

IV. Participation des agro-carburants à l’équité énergétique : l’exemple des plateformes multifonctionnelles ;

V. Autres avantages des agro-carburants : stimulation de l’économie locale, bilan CO2 favorable, perspectives intéressantes pour les zones dégradées, etc.

VI. Inconvénients : risques écologiques et sécurité alimentaire.

VII. Recommandations pour une production durable d’agro-carburants, porteurs de sens et d’équité : la bioénergie pourrait constituer un des moteurs du développement rural en Afrique si les gouvernements l’intègrent de façon intelligente dans leur politique.

L’auteur conclut sur la nécessité de réorienter toute stratégie énergétique en Afrique vers une offre de services énergétiques qui met en valeur sa transversalité. La demande de services énergétiques devra être identifiée à la base en s’appuyant sur les perspectives de développement local et les ressources disponibles (ressources énergétiques, infrastructures de production, infrastructures sociales, ressources humaines).

L’article complet est consultable sur cette page du site de Naturavox ou téléchargeable ci-dessous.

Pépin Tchouate, René Massé

Bénin, Togo, Ghana : l’approvisionnement en gaz naturel depuis le Nigeria débute en décembre 2007

LA WAGPCo va démarrer l’approvisionnement en gaz naturel des pays voisins du Nigéria pour leur permettre de mieux maîtriser la dépense énergétique en pétrole.

La fourniture de gaz aux pays voisins du Nigéria va débuter le 23 décembre 2007, a déclaré le directeur général et responsable des opérations de West African Gas Pipeline Company Limited (WAGPCo) lors d’un atelier de sensibilisation.

Après plusieurs mois de retard, le gazoduc de l’Afrique occidentale de 620 Km de long destiné à l’approvisionnement en gaz des pays voisins du Nigeria (Bénin, Ghana et Togo) entrera en service en décembre 2007 pour renforcer l’intégration économique africaine.

Ce projet entre dans le cadre du partenariat des pays d’Afrique de l’ouest pour faire face à la dépendance énergétique.
Cet approvisionnement s’étendra à d’autres pays de la sous-région tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Sierra Léone, le Liberia…

La Banque mondiale estime que ce programme permettra au Bénin, au Togo et au Ghana de gagner prés de 500 millions de dollar US sur leurs dépenses énergétiques sur une période de 20 ans.


Source : un article publié dans la publication « Vanguard » (Lagos), le 25 novembre 2007, disponible en anglais.

Elhadji SYLLA, ASER, René Massé

Chine : formation de 26 techniciens africains à la microhydroélectricité

Des techniciens de 11 pays africains dont le Rwanda, la Guinée, le Benin, le Togo… ont bénéficié d’une formation en micro hydroélectricité en Chine.

Transfert de compétences sur l’hydroélectricité aux techniciens africains par des experts chinois.

26 stagiaires africains ont conclu le lundi 22 septembre 2007 leur formation de 40 jours organisée par le gouvernement chinois. Pendant cette formation, ils ont pu améliorer leurs connaissances de cette filière technologique et apprendre à maitriser les techniques mises en œuvre dans des petite centrales hydroélectriques.

Co-financé par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement chinois, le Hangzhou Regional Centre (Asia-Pacific) for Small Hydro Power (HRC) organise des stages de formation sur les savoir-faire concernant la petite centrale hydroélectrique pour les pays en voie de développement.

« Les techniques chinoises en matière de petite centrale hydroélectrique sont parmi les plus avancées au monde. Ce que nous avons appris en Chine sera appliqué chez nous pour exploiter les ressources en eau », a dit Etuaf Kuku Wonu, chef du Département du planning des services au Togo.


Source : un article diffusé le 25 septembre 2007 à Hangzou, sur le site french.xinhuanet.com .

René Massé

Présentation du Bénin. M. Bertin Codjo Djaïto (DG de l’ABERME)

Cette présentation expose successivement : Le contexte national du secteur de l’électricité ; Les objectifs du programme d’électrification rurale décentralisée (ERD) ; Les différents projets qui composent ce programme d’ERD ; Le montage et les partenaires du programme d’ERD ; L’évaluation et le suivi mis en place ; Les mesures d’accompagnement.

Cette présentation expose successivement :

  • Le contexte national du secteur de l’électricité ;
  • Les objectifs du programme d’électrification rurale décentralisée (ERD) ;
  • Les différents projets qui composent ce programme d’ERD ;
  • Le montage et les partenaires du programme d’ERD ;
  • L’évaluation et le suivi mis en place ;
  • Les mesures d’accompagnement.

René Massé

Projet de Plateforme multifonctionnelle au Bénin. M. Félix Comlan Ebo (MIERT)

MIERT est une société privée, qui est maitre d’oeuvre de nombreuses réalisations de projets d’électrification rurale au Bénin, en particulier pour le compte de l’ABERME. Après une courte présentation des projets ainsi réalisés, l’exposé analyse successivement : La situation énergétique au Bénin : consommation finales d’énergie par types d’énergie et par secteurs d’activités, les indicateurs de l’électrification en 2004, et les taux de dépendance par produits ; La description du projet de Plateforme (…)

MIERT est une société privée, qui est maitre d’oeuvre de nombreuses réalisations de projets d’électrification rurale au Bénin, en particulier pour le compte de l’ABERME.

Après une courte présentation des projets ainsi réalisés, l’exposé analyse successivement :

  • La situation énergétique au Bénin : consommation finales d’énergie par types d’énergie et par secteurs d’activités, les indicateurs de l’électrification en 2004, et les taux de dépendance par produits ;
  • La description du projet de Plateforme multifonctionnelle, par localités d’implantation ;
  • Une évaluation des impacts socio-économiques attendus de ce projet conclue cette présentation.

René Massé

Bénin : deux journées de réflexion sur les enjeux et les défis liés au développement des Biocarburants (Agro carburants) au Bénin

L’ONG Groupe de Recherche Scientifique et Technique sur les Energies Renouvelables (GRSTER-ONG), organise ces journées le jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2007 à partir de 8 heure 30 au Centre International des Conférences (CIC) de Cotonou.

Au moment où le Bénin envisage de s’engager dans le développement des biocarburants, une réflexion sur les impacts socio-économique et environnementaux de cette filière s’impose.

L’ampleur prise par les changements climatiques est en majorité due aux gaz à effet de serre émis par la combustion des produits pétroliers. Pourtant, le coût du baril ne cesse de grimper et a même dépassé le seuil historique de 81 dollars US. Pour palier à ces phénomènes, plusieurs pays ont alors décidé d’orienter les recherches sur des énergies alternatives parmi lesquelles les biocarburants représentent un maillon important.

Le récent voyage du Président de la République, le Docteur Thomas Boni Yayi au Brésil, pays pionnier dans ce secteur, témoigne de l’intérêt du Gouvernement béninois pour ce type d’énergie. Il était donc urgent d’engager une réflexion sur les enjeux socio-économiques et environnementaux liés à l’adoption des biocarburants au Bénin.


Plus d’information :
Dr Marshall Esaïe

Groupe de Recherche Scientifique et Technique sur les Energies Renouvelables (GRSTER-ONG)

Courriel : grster_ong@yahoo.fr

René Massé

Biocarburants : un tour d’horizon de la situation en Afrique

Un document technique en anglais, bien documenté, qui propose un tour d’horizon de la situation des biocarburants liquides en Afrique et documente les sujets actuels de controverse en s’appuyant sur une riche documentation internationale.

« Biofuels – An Overview » Final Report.

Rapport préparé pour la DGIS/DMW/IB

par Julio F.M. de Castro

43 pages éditées en mai 2007 en anglais.

Ce rapport technique compile des informations sur les biocarburants et fait le point des situations de développement dans les principaux pays africains en relation avec les Pays Bas où des projets sont initiés. Il aborde aussi les questions qui font débat actuellement, en particulier l’incidence du développement de ces cultures énergétiques sur la production d’aliments, sur la propriété des sols, sur la pauvreté en zone rurale… en développant toujours un argumentaire plutôt favorable à la promotion des biocarburants.

Ce rapport s’intéresse aux biocarburants liquides (donc pas au biogaz), et analyse non seulement leurs usages pour le transport, mais aussi les utilisations de cette énergie dans la cuisson et la production d’énergie électrique.

Cette étude distingue les alcools, et plus particulièrement l’Ethanol, et les huiles utilisés pour la productions de biocarburants.

Après une présentation des caractéristiques techniques de ces deux produits, l’étude analyse les usages possibles avant de décrire les projets et programmes mis en œuvre au Brésil et dans les pays africains.

Une analyse socio-économique des ces filières traite des questions de sécurité des biocarburants et des prix ; de la création d’emplois ; des problèmes de disponibilité des sols et de propriété ; de la concurrence dans l’usage des sols avec l’agriculture vivrière ; de l’approvisionnement en énergie des zones rurales elles-mêmes ; des aspects environnementaux ; du genre…

Jean Mège, René Massé

Situation des biocarburants en Afrique de l’ouest

Après un rappel des enjeux environnementaux et énergétiques, l’article fait un tour d’horizon des projets en cours ou à l’étude dans différents pays de l’Ouest africain.

Article de M. Gbosségnon Christophe GANDONOU paru dans la revue GRAIN.

Depuis quelques années, les communautés nationales, les organisations non gouvernementales (ONG), les institutions nationales et internationales ont pris la mesure du danger que constitue l’émission des gaz à effet de serre par les énergies fossiles en particulier les produits pétroliers. Ces gaz sont à l’origine de graves perturbations environnementales conduisant aux changements climatiques observés de plus en plus et qui hypothèquent l’équilibre écologique dans les différentes régions du monde. De plus le coût de plus en plus élevé des hydrocarbures (pétrole et ses dérivés) et la perspective d’un épuisement de cette ressource naturelle énergétique non renouvelable a amené les états à réfléchir au développement de nouvelles sources d’énergie écologiquement propre et économiquement rentable. Parmi ses sources d’énergie renouvelables, les bioénergies en général et les biocarburants en particulier sont celles qui attirent l’attention des responsables politiques compte tenu du fait que la filière carburant est celle qui consomme le plus de produits pétroliers et qui produit le plus de gaz nuisibles à l’environnement et à la santé. Ainsi il est admis que l’utilisation de l’éthanol pur à la place de l’essence permet une réduction de l’émission des gaz à effet de serre de l’ordre de 75% (source IFEN). Au-delà de cet aspect environnemental, les biocarburants contribuent également à la réduction de la dépendance énergétique des pays, une hausse de la production permettant de réduire les importations de pétrole ou ses dérivés. Par ailleurs le développement des biocarburants crée de nouvelles filières agricoles et pourraient offrir de nouveaux créneaux porteurs pour les agriculteurs des pays en voie de développement.

Les pays de l’Afrique de l’Ouest, comme la plupart des pays africains, n’est pas restée en marge de la tendance au développement des biocarburants.

Elaboration de politiques et stratégies nationales en matière de biocarburants

La plupart des pays de la sous-région ouest-africaine ont élaboré ou sont en train d’élaborer des politiques et stratégies nationales en matière de biocarburants.

Le Sénégal, le Ghana et le Nigéria possèdent des stratégies nationales de promotion des biocarburants. Ces stratégies sont basées sur la mise sur pied d’un comité technique chargé de définir les politiques à mettre en œuvre dans ce secteur, de créer un cadre législatif et réglementaire incitatif pour la production et l’utilisation des biocarburants et de développer dans les court et moyen termes des filières bioalcool et biodiesel. Si la stratégie nigériane se base sur la production de bioéthanol à partir du manioc et de la canne à sucre, le Ghana a accentué son projet pilote sur le pourghère avec la société Anuanom Industrial Bio Products Ltd développe un immense projet de culture de Jatropha pour la production de biodiesel, en collaboration avec le secteur public. L’objectif est de développer une plantation de Jatropha sur une superficie d’un million d’hectares (1 000 000 ha).

Au Bénin, dans le cadre du Projet de Fourniture des Services d’Energie (PFSE) de la Direction Générale de l’Energie, il est envisagé, dans la cadre de la composante biomasse du projet, la production locale de bioéthanol et de biodiesel. A cet effet, un programme de Développement des Biocarburants est en cours de préparation au Bénin et vise à produire du biodiesel à partir du ricin (Ricinus communis) et du pourghère (Jatropha curcas) destiné au secteur agricole, aux transports et à la production d’électricité et du bioéthanol comme énergie de cuisson et comme carburant de substitution à l’essence à partir de la pomme d’anacarde.

Au Burkina Faso, au Niger et en Côte d’Ivoire, les gouvernements ont exprimé clairement leur souhait de développer la production des biocarburants. Mais ce sont les opérateurs privés qui se sont lancés les premiers dans le développement de projet visant à produire des biocarburants. Ainsi, au Burkina Faso, les sociétés DAGRIS et SN CITEC ont élaboré un projet de production du biodiesel à partir de l’huile de coton destiné à être incorporé au gazole et/ou pour carburation dans les groupes électrogènes utilisés pour la production d’électricité dans le pays alors qu’en Côte d’Ivoire c’est la société « 21st Century Energy » qui compte investir environ 650 milliards Fcfa sur une période de 5 ans pour produire l’éthanol pour l’exportation sur le marché sous-régional et même international. Cela découlera sur une production de 3,5 milliards de litres de biocarburant par an, en utilisant la canne à sucre et le maïs. Au Niger, c’est le pourghère (Jatropha curcas) qui a attiré l’attention des responsables de la Société IBS Agro Industries qui s’intéresse à la production de biocarburants. Cette société a déjà initié l’expérimentation dans la région de Gaya où il se propose d’aménager 4000 ha pour la culture de cette plante et d’installer une usine pour produire 25000 litres par jour de biocarburant. Dans ce pays, de plus en plus d’opérateurs privés s’intéressent à cette filière.

Au Mali, la culture du Jatropha est déjà assez avancée. Cette plante est très largement utilisée comme haie dans la pays sur environ 10000 kilomètres avec un taux de croissance de 2000 kilomètres par an. C’est la GTZ qui a lancé les activités relatives au Jatropha dans ce pays en 1987 dans le cadre d’un programme de promotion des énergies renouvelables. Le projet Jatropha lui-même a commencé en 1993 et s’est terminé en 1997 ; ce projet ne visait pas particulièrement la production de biocarburants mais plutôt l’utilisation de cette huile comme élément essentiel pour activer un système circulaire combinant des effets écologiques, économiques et de génération de revenus en particulier en faveur des femmes. Ces activités ont permis de montrer que moyennant l’addition d’un filtre à essence, l’huile pure de Jatropha peut faire fonctionner les moteurs de type Lister qui sont utilisés dans les zones rurales pour faire tourner les moulins à grains et les pompes à eau. Certaines études ont même envisagé la substitution du pétrole par l’huile pure de jatropha pour les lampes et les cuisinières.

A côté de la canne à sucre et du manioc, le Nigéria explore également la possibilité d’utilisation de l’arachide, les graines de citrouille, du pourghère (Jatropha curcas) et le palmier à huile pour la production du biodiesel. Mais certaines de ces cultures pourraient contrarier la relève du défi de la sécurité alimentaire.

Un partenariat public-privé commence à s’installer dans le secteur

Dans la plupart des pays, même si l’initiative est prise par les autorités publiques, les sociétés privées et les Organisations Non-Gouvernementales (ONG) sont associées aux stratégies. Dans certains cas, ces privés ou ONG s’intéressent au secteurs des biocarburants indépendamment des décisions publiques. C’est ainsi qu’au Bénin, les ONG- Jeunesse Sans Frontières-Bénin (JSF-Bénin), Africa Cultures et Goupe de Recherches Scientifiques et Techniques sur les Energies Renouvelables (GRSTER-ONG) ont commencé des activités de recherche ou de production sur le pourghère (Jatropha curcas). Au Ghana, c’est la société Anuanom Industrial Bio Products Ltd qui a été associée au développement des biocarburants. En côté d’Ivoire, le gouvernement en donnant son accord de principe à M. David Meyers, président de la société « 21st Century Energy » à travers le ministère de l’Agriculture a consacré l’établissement d’un partenariat secteur public-secteur privé.

Des organisations sous-régionales s’impliquent dans le développement des biocarburants

L’union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a élaboré un Programme Régional Biomasse Energie (PRBE). La mise en œuvre de ce programme devrait contribuer à l’élaboration d’une Politique Energétique Commune (PEC). Dans le cadre de ce programme, un atelier de validation de l’étude sur le développement de la filière Ethanol /Biocarburants dans l’espace UEMOA s’est tenu à Dakar du 20 au 22 novembre 2006. L’UEMOA et le FAGAS (Fonds Africain de Garantie et de Financement) sont impliqués dans la promotion et le développement de la filière Biocarburant en Afrique de l’Ouest.

Déjà une Association Africaine des Producteurs de Biocarburants (AAPB)

Réunis à Dakar, des opérateurs privés ont décidé de coordonner leurs efforts pour promouvoir les biocarburants dans les pays de l’UEMOA. En marge de l’atelier de validation de l’étude sur le développement de la filière Ethanol /Biocarburants dans l’espace UEMOA s’est tenu à Dakar du 20 au 22 novembre 2006, les opérateurs privés qui y participaient ont décidé de créer une association dénommée « Association Africaine des Producteurs de Biocarburants (AAPB) ». Cette association a pour objet de promouvoir la production et la commercialisation des biocarburants en Afrique.

Conclusion

Le développement des biocarburants intéresse la plupart des pays ouest africains. Dans ces pays, les différents programmes de développement de ces carburants sont à leurs débuts ou en cours d’élaboration. Un partenariat secteur public-secteur privé commence à se développer dans plusieurs pays et l’implication d’un organisme de coopération sous-régionale permet d’espérer un développement harmonieux d’un secteur qui présente des intérêts très importants pour le développement socio-économique et la protection de l’environnement dans ces pays.

Cependant, il est important de cibler des cultures qui contribuent à protéger l’environnement et qui n’hypothèquent pas la sécurité alimentaire dans ces pays dont certains sont caractérisés par une production alimentaire insuffisante. A cet effet, le pourghère (Jatropha curcas), le ricin et le pomme d’anacarde apparaissent comme les cultures les plus prometteuses pour la production de biodiesel ou de bioéthanol.

Aujourd’hui, le pourghère (Jatropha curcas) est cultivé au Togo, au Ghana, au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Niger. L’expérimentation a commencé au Bénin.

Pépin Tchouate