Construire des coalitions d’acteurs équilibrées pour l’électrification rurale. L’exemple de Madagascar.

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Plusieurs centaines de millions de personnes n’ont pas d’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, la majorité en milieu rural. Les enjeux sont tels que de nombreux États ont modifié leur cadre sectoriel pour ouvrir la porte aux entreprises privées. Face à des sociétés nationales d’électrification souvent déficitaires et à des États subventionnant le carburant pour éviter de facturer l’électricité à son coût réel, les partenariats public-privé sont parfois perçus comme la solution miracle qui permettrait de développer l’accès à l’électricité en milieu rural.

Après presque 20 ans de libéralisation du secteur de l’électricité à Madagascar, le taux d’accès des ménages ruraux reste cependant l’un des plus faibles du continent.

Pourtant ce modèle n’est pas à rejeter, et l’expérience menée par le Gret démontre qu’il est possible, en rééquilibrant la coalition d’acteurs, de mobiliser le secteur privé pour améliorer l’électrification rurale. Un sujet clé tant pour le développement que pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Dans cette note de 4 pages, le Gret rend compte de son expérience de coalition d’acteurs mise en oeuvre dans le cadre du projet d’hydroélectricité « Rhyvière ».

En savoir plus sur le projet Rhyviere

Biogaz : valorisation des déchets halieutiques à St Louis (Sénégal)

L’association « Le Partenariat » est active depuis de nombreuses années dans la région de St Louis, au nord du Sénégal, notamment dans le domaine de l’assainissement. C’est ce qui l’a conduit à mettre en oeuvre des projets de production de biogaz à partir des déchets présents dans la ville de St Louis, d’abord avec les déchets de l’abattoir, puis maintenant avec les déchets de la transformation du poisson par les femmes.

Ces documents fournis par Le Partenariat fournissent les résultats des premières études, avec notamment des tests de production en grandeur réelle et des plans d’installation.

Distillation économe de l’Ylang-Ylang à Anjouan (Comores)

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L’Union des Comores est le 1er producteur mondial d’essence d’Ylang-Ylang avec 55 t par an d’huile essentielle produites. Mais il faut 1 tonne de bois pour produire … 3 kg d’huile essentielle par distillation. On comprend donc que la déforestation soit rapide (8% de la forêt disparait chaque année).

L’ONG Initiative Développement, présente sur cet archipel depuis plus de 15 ans, a engagé en 2013 un projet pour modifier, avec les acteurs de la filière, les pratiques de distillation et améliorer ainsi l’efficacité énergétique. Cette amélioration passe par des modifications du foyer de l’unité traditionnelle de distillation, de façon à le rendre plus économe.

Resouth, Electrification rurale décentralisée au sud de Madagascar

Dans le sud de Madagascar, entre 2008 et 2012, le programme Resouth a permis l’électrification de deux localités, Ambondro et Analapatsy, grâce à l’énergie éolienne et solaire. Quelque 200 abonnés domestiques, sociaux et économiques et plus de 5000 personnes bénéficient, de manière directe ou indirecte, de l’électricité grâce à ce programme d’électrification rurale décentralisée par énergies renouvelables. A Ambondro, située dans la région d’Androy, l’électricité est produite par une centrale éolienne et un réseau local de distribution ; à Analapatsy, dans la région d’Anosy, l’électricité est fournie par des kits solaires photovoltaïques individuels.
Une expérience riche d’enseignements pour les acteurs impliqués et qui profitera à d’autres projets. C’est l’objectif de ce document de capitalisation.

Ouonck, Sénégal, un service durable d’électricité solaire

Cette brochure rend compte des caractéristiques et résultats de l’électrification d’un village de Casamance réalisée entre 2011 et 2014 avec des kits solaires individuels gérés collectivement.
Avec l’accompagnement de la Fondation Énergies pour le Monde, le Comité de gestion d’électrification solaire de Ouonck (CGESO) fournit un service autonome d’exploitation et de maintenance de près de 190 installations photovoltaïques individuelles. Formés aux méthodes de gestion d’une petite entreprise, ses membres emploient désormais cinq techniciens de terrain. L’autonomie financière est aujourd’hui atteinte.
Brochure de 4 pages, avec un résumé en anglais

Live comfortably – Energy Saving Solutions for Kabul Households

Ce catalogue des technologies d’économie d’énergie adaptées aux logements des ménages des zones froides est issu de 30 années de travaux du GERES dans les montagnes d’Asie Centrale. Ces technologies ont fait leur preuve à Kaboul avec plus de 3000 logements déjà équipés par un réseau d’artisans formés (SHTA, Solar House Technicians Association). Ce catalogue les présente en détail.

ALTERRE Mali, des références pour une filière locale d’huile de jatropha

ALTERRE est un projet de recherche-action visant au développement pérenne de filières agro-carburant de proximité et de services énergétiques locaux dans le sud Bénin et le sud-est du Mali. Il a accompagné l’implantation d’une filière de production paysanne et de transformation de graines de Jatropha, permettant aux artisans locaux de substituer partiellement ou totalement l’Huile Végétale Pure (HVP) de Jatropha au gasoil. Ces travaux ont abouti à des résultats pratiques pour la filière :  itinéraire technique pour la production de graines, norme et coloration de l’huile, adaptation ou réglage d’équipements.

Plan climat territorial intégré de la Région de Dakar – Bilan 2012 – 2014

Dans le cadre de la coopération décentralisée entre le Conseil régional de Dakar et la Région Île-de-France, l’ARENE Île-de-France s’est vue confier l’assistance à maîtrise d’ouvrage du Plan climat territorial intégré (PCTI) de la Région de Dakar.

Premier Plan climat d’Afrique, l’objectif de ce PCTI était de permettre au Conseil régional de Dakar de fédérer tous les acteurs du territoire – au premier rang desquels les collectivités locales infrarégionales – autour des enjeux climatiques et de placer au coeur de son action la question du développement (développement économique, réduction de la pauvreté). Pour la Région Île-de-France, il devait permettre de réintègrer la dimension internationale dans son propre Plan climat (qui est territorial) et le développement durable dans ses projets de coopération.

Cette publication dresse le bilan des trois années d’accompagnement de cette démarche innovante qui a privilégié la coconstruction et la concertation, en présentant la chronologie du projet et les remarques et principaux enseignements à en tirer.

Pour en savoir plus : vidéo de présentation « Plan Climat de la Région de Dakar, une initiative croisée de deux régions »

Date : 2016

Auteur : Arene

Source : www.areneidf.org/publication-arene/le-plan-climat-territorial-intégré-de-la-région-de-dakar-bilan-2012-2014

Etude PRODUSE : Impact de l’usage productif de l’électricité au Bénin, au Ghana et en Ouganda

La GIZ et ESMAP ont développé conjointement une méthodologie qui vise à évaluer l’impact de l’électrification sur les micros, petites et moyennes entreprises. Les résultats sont riches d’enseignements.

Les experts de l’électrification insistent souvent sur la nécessité d’un usage productif de l’énergie afin d’améliorer les revenus des entreprises locales. Cependant, les études qui établissent une relation de cause à effet entre l’accès à l’électricité et la réduction de la pauvreté ne sont pas nombreuses ; de plus il n’y a pratiquement aucune évaluation rigoureuse de l’impact économique des interventions d’électrification, notamment en Afrique.

Pour combler ce fossé entre la perception des experts et le manque d’études probantes, la GIZ et ESMAP ont développé conjointement une méthodologie qui vise à évaluer l’impact de l’électrification sur les micros, petites et moyennes entreprises. Cette méthodologie a été par la suite testée au Bénin, au Ghana et en Ouganda. Les résultats sont présentés dans l’étude intitulée « Utilisation Productive de l’Énergie (PRODUSE) – Mesure des impacts de l’électrification sur les petites et micros-entreprises en Afrique subsaharienne » (www.produse.org/study/). L’étude démontre que l’emploi approprié de techniques statistiques est indispensable pour établir des conclusions cohérentes sur les impacts de l’usage productif. Ces techniques sont applicables même dans le cas de projets à budgets limités.

Les résultats montrent que dans les cas analysés dans le cadre de l’étude PRODUSE, la consommation d’électricité n’a guère généré des profits plus élevés dans les entreprises déjà existantes. L’étude a par ailleurs démontré que malgré cet état des lieux, l’électrification peut conduire à la création de nouvelles entreprises génératrices de revenus supplémentaires et donc au développement des régions ciblés par les projets. Les petites entreprises de service et de confection se sont mises à offrir des biens et services qui n’existaient pas auparavant localement ou qui ont dû être importés d’autres régions. En outre, dans certains cas, des entreprises de tailles plus importantes ont été attirées par les régions alimentées dorénavant en électricité.

Vu que les trois cas étudiés ne sont pas représentatifs des projets d’électrification qui sont mis en œuvre dans des contextes variés, il serait hâtif de conclure sur le lien entre l’électrification, l’usage productif et les impacts sur le développement. Néanmoins, les auteurs encouragent les experts du développement et les décideurs à utiliser des méthodes d’évaluation plus rigoureuses, comme celle utilisée par PRODUSE, afin d’établir une base de connaissances fiable sur l’impact réel de l’usage productif de l’énergie dans les pays en développement.

Les intéressés peuvent faire usage du « PRODUSE Impact M&E Guide » qui présente le processus de conception et de réalisation d’une étude d’évaluation d’impact de l’usage productif étape par étape.

Pour plus d’informations sur la promotion et l’évaluation de l’usage productif de l’énergie veuillez consultez le site suivant : http://www.produse.org

Voir ausi les fichiers attachés à l’article.

 


 

Contact pour en savoir plus : lucius.mayer-tasch@giz.de

Concept Fontaine de Lumière développé par Soltys

SOLTYS a développé le concept de « Fontaine de lumière » : une station d’éclairage solaire pour les villages isolés, qui permet à chaque famille de disposer d’une lampe solaire confortable et fiable, moyennant une cotisation qui revient moins cher que l’utilisation d’une lampe à pétrole.

Le concept Fontaine de Lumière développé par SOLTYS

Une solution adaptée aux villages : la gestion communautaire est habituelle dans les villages et s’applique donc facilement aux lampes solaires. Le niveau de cotisation est adapté aux revenus des habitants et se substitue à l’achat de pétrole, piles ou bougies.

Un progrès pour la santé et l’éducation : absence de fumée toxique, de risque de brûlure ou d’incendie liés aux lampes à pétrole. Qualité d’éclairage pour les devoirs scolaires. Prolongement des activités nocturnes et sécurité des déplacements.

Un soutien au développement économique local : la mise en place de la fontaine de lumière fait appel à des compétences locales : électricien (câblage électrique), ferronnier (support du panneau solaire), menuisier (fabrication du meuble de rangement des lampes), tailleur (housses de protection des lampes). Par ailleurs, l’argent des cotisations génère un revenu collectif, qui garantit l’entretien des lampes solaires et permet de financer d’autres projets.

Le projet au Mali :

La Croix-Rouge a mis en place au Mali une centrale solaire villageoise, qui permet de remplacer les lampes à pétrole par les lampes solaires SOLTYS. Ce programme répond aux besoins d’accès à l’énergie des populations rurales et prend la forme d’une mini-centrale solaire permettant le rechargement de 400 lampes solaires SOLTYS pour les 200 familles du village. L’utilisation des lampes solaires apporte de nombreux avantages aux habitants (prolongement des activités artisanales et d’éducation le soir, confort, santé, sécurité) et revient presque deux fois moins cher que l’utilisation des lampes à pétrole. La centrale, basée sur un système économique local, tire ses revenus de la location des lampes (700 FCFA/mois) et emploie une personne pour la gestion et la maintenance technique. Ce programme, mené en concertation avec les instances villageoises, est un formidable exemple des possibilités qu’offre l’énergie solaire en Afrique, capable de générer des avancées à la fois économiques, sociales et environnementales. Cliquez ici pour plus d’information >

Pour acquérir une « fontaine de lumière », voir les KITS SOLAIRES COLLECTIFS présentés ICI.

Laure Ego, GVEP