Sénégal : sept anciennes exciseuses formées en énergie solaire

Sept femmes de zone rurale, non alphabétisées, anciennes exciseuses, sont devenues installatrices en énergie solaire au profit de leurs propres communautés, après avoir bénéficié d’une formation de six mois en Inde pour un Programme de renforcement de capacités communautaires.

C’est dans le cadre d’un partenariat Sud-Sud entre le Sénégal et l’Inde, que l’ONG Tostan et le Barefoot Collège de l’Inde ont initié ce projet de renforcement des capacités de femmes rurales non alphabétisées ou semi analphabètes.

La cérémonie de présentation de « l’expérience réussie » de communautés ayant abandonné l’excision s’est déroulée le 18 septembre 2009 à Dakar.

La porte-parole des anciennes exciseuses, Doussou Konaté, a précisé que les formations reçues leur ont permis de maîtriser l’installation, l’entretien et la réparation des unités d’énergie solaire qui vont fournir une lampe fixe, une lanterne solaire, une lampe de poche et une prise par ménage, pour permettre de charger les téléphones mobiles.

« Chacune de nous va installer une unité d’énergie solaire dans son village et nous allons également former d’autres femmes de nos différentes communautés à devenir des installatrices solaires », a expliqué cette exciseuse repentie.

Le coordonnateur du projet, chargé de programme à l’ONG Tostan, a annoncé que les nouvelles installatrices seront payées par leurs propres communautés, qui vont contribuer à hauteur de 3.000 francs CFA par mois pour les indemniser. A l’origine de l’élaboration de ce projet, il explique que ces anciennes exciseuses habitent dans des villages enclavés qui n’utilisaient pas moins de 2.000 francs CFA pour l’achat de bougies et de pétrole.

« C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de monter ce projet pour aider ces communautés à électrifier leur village et au-delà développer des activités génératrices de revenus ».


Source : un article du 19 septembre 2009 paru sur le site de l’Agence de Presse Sénégalaise.

Xavier Dufail

Inde : 60 villes alimentées à l’énergie solaire d’ici 2020

Le Département d’Etat à l’Energie et le All India Institute of Local Self Government (AIILSG) viennent de lancer à Goa un programme commun sur l’efficacité énergétique : « Energy efficient and green cities ». Ce programme a pour objectif de former et de sensibiliser les experts indiens, les universités, les gouvernements locaux et les différents acteurs civils aux questions de l’énergie solaire. 20 villes ont d’ores et déjà décidé de participer à ce programme pour lequel elles seront associées à des villes américaines.

Mark Ginberg haut responsable au Département d’Etat américain à l’Energie vient d’annoncer qu’au moins 60 villes devraient être alimentées en énergie solaire d’ici 2020 si l’Inde est capable de produire les 20.000 MW nécessaires.

En prenant en compte les partenariats Indo-Americains déjà existants la ville d’Ahmedabad a été associée avec Atlanta et Columbus ; Bangalore avec San Francisco ; Chennai avec Denver, Delhi avec Chicago, Mumbai avec Los Angeles et Surat avec Philadelphie. Ce rapprochement devrait faciliter l’élaboration de projets de coopérations et d’échanges universitaires entre les Etats-Unis et l’Inde.

Selon le ministre d’Etat à l’Energie Bharatsinh Solanki le potentiel productif d’énergie solaire en Inde est énorme il serait possible d’utiliser les terrasses tant pour installer des panneaux solaires que pour stocker les eaux de pluies.

Les contraintes financières sont cependant importantes pour l’Inde et la mise en place de ces pratiques prendra du temps

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Source : un article publié le 17 septembre 2009 sur le site Bulletins-électroniques.com. Voir aussi le site en anglais Siliconindia.

René Massé

Inde : un partenariat pour des centrales biomasse

Areva vient de conclure un partenariat stratégique avec Astonfield Renewable Resources pour la construction en Inde de centrales biomasse d’une capacité de production cumulée de 100 MW.

Le montant global de l’investissement s’élève à près de 100 millions d’euros. La construction de la première centrale débutera au quatrième trimestre 2009 dans l’état du Bengale occidental.

Selon les termes de l’accord, l’entité Bioénergies d’Areva, basée à Chennai, assurera la conception, la construction et la mise en service des centrales. Le groupe français et Astonfield investiront conjointement dans ces projets. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie d’Areva qui vise à renforcer son offre sur le marché des énergies renouvelables, notamment en Inde et en Asie du Sud-est.


Source : un article de ENVIRO2B du 27 juillet 2009.

Xavier Dufail

Inde/Ladakh : séminaire « Énergie et changements climatiques en régions froides »

Organisé par le GERES, ce séminaire se déroulera sur le plateau du Ladakh (en Inde), dans la ville de Leh dans l’Himalaya, du 21 au 24 avril 2009.

Face aux changements climatiques, la situation précaire des populations situées régions froides des pays en développement est préoccupante. En Asie centrale, la sous-région autour de l’Himalaya sera particulièrement visée et devra s’adapter à ces changements. Prévoir des techniques d’efficacité énergétique et d’autres solutions d’adaptation, représente un enjeu crucial pour ces populations et pour la préservation de l’environnement global.

A ce titre, le GERES pense que c’est maintenant que ces défis doivent se préparer. Dans cette perspective l’association propose un séminaire international autour de ces questions.

80 participants, représentants de gouvernements, d’ONG, de sociétés privées, des experts venus de dix pays différents, exposeront leurs expériences, feront part de leurs observations sur le terrain, partageront les techniques « qui marchent », valoriseront les bonnes pratiques en matière d’efficacité énergétiques et d’adaptation aux changements climatiques.

C’est la première fois qu’une rencontre de cette envergure autour de la thématique énergie en zone froide est organisée à l’échelle internationale.

Le dossier de presse de cet évènement est en téléchargement.

René Massé, Xavier Dufail

Sénégal : l’Inde accorde un crédit de 15 millions de dollars pour l’électrification rurale

Le Gouvernement du Sénégal a signé à New Delhi un accord de crédit de 25 millions de dollars américains, dont 15 millions (soit 11 milliards de FCFA) destinés à financer des projets d’électrification rurale.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, ce crédit est destinée au financement des projets relatifs à l’électrification rurale (15 millions de dollars) et au développement de la pêche (10 millions de dollars).

L’ambassadeur du Sénégal en Inde, Amadou Bocoum et le directeur de la banque Exim Bank of India, ont signé l’accord de financement. La ligne de crédit est consentie à un taux de 1,75 % remboursable avec un différé de 5 ans.


Source : un article de M. Khady Bakhoum publié le 23 septembre 2008 sur le site de Walf Fadjri

René Massé

Inde : perspectives du bioéthanol à partir du sorgho

L’inde s’intéresse de plus en plus au bioéthanol et recherche des sources alternatives à la canne à sucre ; le sorgho semble très intéressant sur plusieurs points de vue. Le document compare les deux filières sur les plans agricultural et économique.

« Sweet Sorghum Potential Alternative in India »

Auteurs : chercheurs de l’ICRISAT et de l’université des sciences agricoles de Kamataka (Inde)

8 pages (en anglais)

Par rapport à la canne à sucre, le sorgho présente les avantages agricoles suivants :

  • Un cycle de 4 mois, d’où la possibilité de réaliser deux récoltes par an ;
  • Une faible consommation d’eau (4 000 m³/hectare/récolte), soit le quart des besoins annuels d’eau pour la culture de la canne à sucre ;
  • Uun coût trois fois moins élevé ;
  • Une plus grande productivité en bioéthanol : 2 800 litres/ha/an contre 850 litres/ha/an pour la filière canne à sucre.

Sur le plan économique, le litre d’éthanol produit à partir du sorgho est légèrement plus faible et les graines produites (2 à 6 tonnes à l’hectare) peuvent être utilisées pour l’alimentation humaine et animale.

Le document présente aussi un aperçu des recherches réalisées ou en cours à l’ICRISAT – International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics – pour améliorer la productivité de nouvelles variétés de sorgho.

Pour plus de détails,télécharger le document :

  • Télécharger le document sur le site d’ICRISAT sur cette page (EN), ou
  • Téléchargez directement le document ci-dessous.

Pépin Tchouate

Biocarburants pour le transport : opportunités et implications pour l’agriculture et l’énergie durable

Rapport de la conférence sur « Les biocarburants pour le transport », organisée à Berlin en 2006.

« Biofuel for transportation. Global potential and implications for sustainable agriculture and energy in the 21st century ».

Edité par la Coopération Technique Allemande (GTZ).

Auteur : M. Ute Peter,
44 pages en anglais

Mai 2006.

Ce document est le rapport de la conférence sur « Les biocarburants pour le transport », qui s’est tenue à Berlin du 16 au 17 mai 2006. Cette conférence était organisée par la Coopération technique allemande (GTZ) en collaboration avec la World Watch Institute, le ministère fédéral allemand de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs, et l’association pour les Matières premières renouvelables.

Le rapport est organisé en quatre chapitres :

  • La justification de la conférence ;
  • La situation des biocarburants : leur potentiel et les perspectives de développement ; les aspects technologiques, environnementaux et agriculturaux ; les considérations économiques et sociales ; et les recommandations pour une intégration des biocarburants dans les politiques de transport et de l’énergie ;
  • Les études de cas régionales : Chine, Inde, Tanzanie et Brésil ;
  • Les questions qui ont structuré les échanges des forums de discussion.

Il ressort par exemple qu’en Tanzanie, le potentiel en terres cultivables est élevé (44 millions d’hectares dont 30 millions d’hectares très appropriées) mais sa valorisation en biocarburants pour le transport est limitée par le manque d’informations, de politiques adéquates et incitatives. le productible en bioénergies est ainsi estimé entre 3,3 et 13 Exajoules, soit au moins cinq fois la consommation actuelle (0,6 EJ) en énergie primaire du pays. Pour cette estimation, les biocarburants envisagées sont le biodiesel à partir d’huile de palme (186 GJ/ha) ou d’huile de jatropha (59 GJ/ha), et le bioéthanol à partir de la mélasse de canne à sucre (20 GJ/ha).

Pour plus de détails, lire le rapport en anglais sur cette page du site de la GTz , ou téléchargez le ci-dessous.

Pépin Tchouate, René Massé

Inde : création de Centres de ressources de biocarburant en zones rurales

Déjà plus de 70 villages des zones de Alibaug et de Mhasala bénéficient du support de Centres de ressources pour promouvoir les biocarburants, et créer ainsi des opportunités de revenus pour environ 3 500 villageois de cette région.

Article diffusé dans la Lettre du GVEP d’octobre 2007.

Le projet de l’Applied Environmental Research Foundation (AERF) vise à développer des centres de ressources décentralisés de biocarburant pour améliorer les services énergétiques dans les zones rurales et réduire la pauvreté en Inde. Il est également soutenu par ESMAP et par Winrock International.

Le rapport détaillé du projet, ses objectifs, sa méthodologie et ses réalisations est proposé en anglais sur le site du GVEP, sur cette page.

Vous pourrez aussi le télécharger ci-dessous (document en anglais)

René Massé

Bulletin de la GTZ sur l’efficacité énergétique

GTZ Energy News n°6 focus on Energy Efficiency. Publiée en août 2007. 4 pages en anglais

Du point de vue technique comme du point de vue politique, l’efficacité énergétique demeure la variable la plus négligée de l’équation énergie durable. Il est d’autant plus difficile de comprendre pourquoi que chacun s’accorde sur le potentiel énorme des économies d’énergie, tant en termes d’économie financière qu’environnementale. Alors pourquoi cela ne se traduit-il pas par des actions immédiates, concrètes ? Peut être parce que organiser uen action collective d’économie de l’énergie exige de trouver la bonne combinaison entre des solutions techniques, économiques, légales et sociales. Cette Lettre de la GTZ propose huit articles de présentation de projets et des liens vers plus de détails, concernant un éventail de solutions pratiques, expérimentées dans différents secteurs et pays.

Cette Lettre propose huit études de cas :

  • L’utilisation inefficace de l’énergie, un challenge pour l’industrie textile au Pakistan ;
  • Le programme chilien d’efficacité énergétique le prouve ; c’est payant !
  • Réseau d’échanges européen pour les innovations dans le chauffage et la climatisation ;
  • Ukraine : nouveau projet d’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment ;
  • Achèvement du premier projet de rénovation de bâtiments dans le nord de la Chine ;
  • Inde : la GTZ apporte un soutien à la réalisation de l’Energy Conservation Act 2001 ;
  • L’efficacité énergétique et les énergies renouvelables sont cruciales pour le Bangladesh ;
  • Renforcer la coopération Euro-Med sur l’efficacité énergétique.

Voici différents liens pour :

René Massé

Les biocarburants liquides

Ce document (en anglais) a été rédigé par Ökoinstitut. Il rapporte les travaux du séminaire organisé à New Dehli du 30 août au 1er septembre 2005 en collaboration avec le Fond Mondial pour l’environnement (Global Environmental Fund, GEF). Neuf documents présentés en séminaire sont également proposés en téléchargement (en anglais).

Report of the GEF – STAP Workshop on Liquid Biofuels

66 Pages éditées par le GEF, en décembre 2006

Ce séminaire se proposait :

  • d’évaluer les biocarburants au regard de leurs potentiels de réduction des gaz à effet de serre, de leurs impacts sur l’environnement et des bénéfices et contraintes associés, ainsi que
  • de définir des critères de durabilité des projets de développement des biocarburants et d’informer sur l’état de l’art des technologies en jeu, du potentiel et de la viabilité économique. Les critères de durabilité doivent prendre en considération les problèmes de dégradation des sols, de biodiversité, d’utilisation des terres et de l’eau, et de la production alimentaire.

Après le chapitre introductif sur l’organisation du séminaire, le rapport est structuré comme suit :

  • Origine, potentiel des biocarburants et leur rôle dans le secteur du transport ;
  • Les différentes technologies et filières de production et d’utilisation des biocarburants, de la première et de la seconde génération ;
  • L’analyse du cycle de vie des biocarburants ;
  • Les impacts environnementaux et sociaux (biodiversité, conflits des terres, érosion et dégradation des sols, santé humaine, etc.)
  • Les aspects économiques des biocarburants.

Le rapport est agrémenté de tableaux et figures explicatifs.


Pour plus d’informations, voir aussi le site du séminaire qui propose en téléchargement les documents suivant (en anglais) :

Pépin Tchouate, René Massé