Africa Energy Forum 2010

L’Africa Energy Forum organise son 12ème forum annuel à Bâle (Suisse) du 29 juin au 1er juillet 2010.

L’Africa Energy Forum (AEF), lancé en 1999, est un forum annuel d’investissement pour les entreprises de l’électricité et du gaz, où les gouvernements et les services d’utilité publique discutent des possibilités offertes en Afrique.

Ce rassemblement de décideurs augmente la probabilité de réussite des entreprises du secteur, et les retours sur les forums précédents montrent que c’est effectivement le cas.

La promotion des investissements et des plans d’affaires est soutenu par le site web associé, qui fournit des projets et de l’information sur les entreprises, un service de messagerie pour communiquer avec d’autres délégués, et les coordonnées des acteurs de l’industrie.


Source : Le site de l’Africa Energy Forum (en anglais).

Xavier Dufail

Réunion d’experts sur les écotechnologies et les technologies d’EnR

Une réunion d’experts, intitulée « Écotechnologies et technologies des énergies renouvelables en tant que solutions énergétiques pour le développement rural » et organisée par la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), aura lieu à Genève (Suisse) du 9 au 11 février 2010.

Résumé de la note thématique :

L’accès à l’électricité et à des sources d’énergie modernes est essentiel pour améliorer de façon durable le niveau de vie des populations. Or, 1,6 milliard de personnes n’ont pas accès à ces services, et plus de la moitié des habitants des pays en développement dépendent de la biomasse traditionnelle pour leurs besoins élémentaires en énergie. Malgré les difficultés pour approvisionner en énergie moderne les régions pauvres reculées, les avancées technologiques, les innovations en matière de conception de projets, les impératifs de l’atténuation des changements climatiques et les nouvelles synergies qui peuvent aujourd’hui être mises en place constituent autant d’options stratégiques pour assurer l’accès universel aux services énergétiques en vue de réduire la pauvreté rurale tout en diminuant les émissions de carbone. Les technologies fondées sur des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne, les biocombustibles et l’énergie hydroélectrique à petite échelle sont particulièrement bien adaptées à une petite production autonome d’électricité indépendante des grands réseaux nationaux, et peuvent être une solution économique et fiable pour alimenter en énergie les zones rurales reculées.

L’utilisation des technologies des énergies renouvelables dans les stratégies d’élimination de la pauvreté en milieu rural n’a que des effets positifs : elle favorise la croissance économique, la création d’emplois, la formation de revenu et la protection de l’environnement. La généralisation de ces technologies dans les zones rurales pourrait renforcer la compétitivité des exportations, créer de nouvelles possibilités de coopération Sud-Sud et stimuler le commerce et l’investissement. La présente note thématique expose quelques-unes des solutions possibles, ainsi que diverses politiques et mesures qui permettraient de mettre les technologies des énergies renouvelables au service d’un développement rural durable.


Source : Site de la CNUCED (en anglais).

Xavier Dufail

Suisse : la Fondation centime climatique achète 12 500 certificats de Kyoto au Honduras

La Fondation centime climatique a enregistré sur le compte du registre national du commerce suisse des émissions de CO2 ses premiers 12 500 certificats de Kyoto étrangers. Ils proviennent d’un projet de production de biogaz au Honduras.

Constituée en août 2005, la Fondation centime climatique regroupe notamment l’Union pétrolière suisse, economiesuisse et le Touring Club Suisse. Le centime climatique est une mesure volontaire de l’industrie pétrolière destinée à réduire les émissions de CO2 conformément à l’accord de Kyoto.

Chaque certificat correspond à une tonne de CO2 évitée, a indiqué la fondation. Au Honduras, du biogaz est obtenu à partir des eaux usées de la production d’huile de palme. Ce gaz permet de générer de l’électricité qui est injectée dans le réseau local. Le projet a été conçu par le WWF.

Pour atteindre ses objectifs, la fondation prévoit d’acquérir dix millions de certificats de Kyoto à l’étranger, issus de projets de protection climatique de haute qualité. Jusqu’ici, des contrats pour 7,7 millions de tonnes de réduction de CO2 ont été signés.

Les certificats seront transférés sur le compte national de la fondation jusqu’en 2013. La fondation, elle, les transmet gratuitement à la Confédération afin de permettre à la Suisse de respecter ses engagements de Kyoto, c’est à dire de baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 8% par rapport à 1990 d’ici 2012.

La Fondation centime climatique

La Fondation Centime Climatique est une mesure volontaire des milieux économiques suisses pour une protection efficace du climat. Elle s’est engagée auprès de la Confédération à réduire, au cours de la période 2008 à 2012, neuf millions de tonnes de CO2, dont au moins un million de tonnes en Suisse.

La Fondation Centime Climatique est financée par une redevance de 1,5 centimes par litre prélevée sur toutes les importations d’essence et de diesel. Au total, la fondation disposera sur la période 2008-2012 de quelque 735 millions de francs suisses.

  • 375 millions de francs suissesseront investis dans des projets nationaux relevant des domaines de la rénovation des bâtiments, des transports, de la chaleur industrielle, de l’utilisation de la chaleur résiduelle et de la chaleur ambiante.
  • A l’étranger, 210 millions de francs suisses seront affectés à l’achat de certificats de Kyoto.
  • Une réserve stratégique de 150 millions de francs suisses sera conservée.

Comment soumettre un projet au financement de la Fondation ?

Dans le cadre des Programmes de Financement de projets de la Fondation, il existe deux possibilités de soumettre une demande de projet.

  • Programme Enchères : afin de pouvoir participer à l’une des enchères, votre projet doit réaliser des réductions d’émissions d’au moins 1 000 tonnes de CO2 au cours de la période 2008-2012.
  • Programme Projets à grande échelle : le programme vise des projets sélectionnés qui réalisent des réductions d’émissions de plus de 10 000 tonnes de CO2 au cours de la période 2008-2012.

Le dépôt d’une demande ne peut s’effectuer qu’après décision de la Fondation centime climatique. Veuillez adresser vos questions au Directeur pour la Suisse, Monsieur Thomas Schmid. Il est à votre disposition au numéro de téléphone 044 387 99 03 ou par courriel à thomas.schmid@stiftungklimarappen.ch.

Le détail du processus de sélection de projet est disponible en ligne, sur cette page du site de la Fondation.


Source : un article diffusé le 14 janvier 2008 sur le site Edicom – L’actualité suisse et internationale.

René Massé

Le charbon de bois est-il est combustible intéressant ?

Article rédigé par l’association suisse sans but lucratif REDI, un Institut pour le Développement des Energies Renouvelables. Il compare l’efficacité énergétique de la cuisson au charbon de bois et au bois dans les grandes villes des pays en développement.

« Le charbon de bois est-il est combustible intéressant »

Auteurs : Waclaw Micuta et G. Rossier

Edité par REDI, Renewable Energy Development Institute

7 pages.

Cette étude comparative ne s’appuie que sur une comparaison des rendements de cuisson et des rendements de production du charbon de bois. L’article conclut alors que même les foyers améliorés à charbon de bois consomment davantage de bois que les foyer à bois et qu’ils sont donc plus nuisibles à la préservation des espaces forestiers.

Il convient cependant de rester très prudent avec ces conclusions. En effet, elles ne prennent pas en considération dans la comparaison des bilans énergétiques des deux filières, les dépenses énergétiques liées au transport des combustibles depuis le lieu de production jusqu’aux centres de consommation. L’avantage du charbon est qu’il a une densité énergétique bien plus importante que le bois. Un camion de charbon transporte donc beaucoup plus d’énergie potentielle que le même camion de bois. En fait, le passage du bois de feu au charbon de bois s’opère « naturellement » autour des grandes capitales lorsque les zones proches ne disposent plus de bois de feu en quantités suffisantes et qu’il faut aller plus loin pour trouver des ressources ligneuses.

Le lecteur averti devra donc compléter l’analyse proposée par cet auteur et en prenant en compte la réalité du contexte dans lequel il évolue.

Pépin Tchouate, René Massé

Les biocarburants : une solution sous condition

InfoResources News No 2 / 07 (Mai 2007) publie un article de fonds très intéressant sur les conditions requises pour que les biocarburants aient un impact positif sur l’environnement. En voici des extraits.

Pour que l’environnement et le développement rural puissent bénéficier de la production de biocarburants, il faut absolument que des conditions-cadre adéquates soient mises en place aux niveaux national et international. Des mesures pour une exploitation efficiente et durable des ressources naturelles sont un élément-clé.

« Les biocarburants ont le potentiel d’influer positivement sur l’effet de serre, car ils sont en quelque sorte « CO2 neutres » : les plantes énergétiques lient le CO2 présent dans l’air et le rejettent lors de la combustion. Savoir si les biocarburants ont effectivement un meilleur bilan CO2 que les carburants traditionnels dépend de deux autres facteurs :

  • de l’énergie utilisée pour la culture et le traitement des plantes en question ;
  • de l’usage antérieur des terres où ces plantes sont cultivées.

Si la culture de plantes pour la production de biocarburants se fait au détriment de zones boisées avec l’abattage massif d’arbres, comme c’est le cas actuellement pour les plantations de palmiers à huile en Indonésie, le bilan CO2 est tout de suite nettement plus négatif.

Un autre facteur tout à fait décisif est le besoin supplémentaire en ressources naturelles requis pour la production de biocarburants. À l’heure actuelle, la part des biocarburants sur l’ensemble des cultures est encore faible, mais le potentiel agricole est d’ores et déjà épuisé dans de nombreuses régions. Des pays comme la Chine et l’Inde, qui investissent massivement dans les biocarburants, se heurteront rapidement aux limites imposées par leur besoin en eau. »


Lire l’article en entier sur le site de InfoResources.

Inforessources est financé par le Confédération Suisse et son site se propose d’être « une source d’information en matière de ressources naturelles dans le cadre de la coopération internationale, centrée sur l’agriculture, les forêts et l’environnement ».

René Massé