11ème Atelier du Réseau Climat & Développement à Abidjan

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Le Réseau Climat & Développement (RC&D) a tenu son 11èmeatelier annuel du 22 au 26 mai 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire.  Le RC&D rassemble près de 80 ONG francophones, principalement africaines, qui travaillent à l’articulation entre changement climatique et développement.

Cette rencontre annuelle a rassemblé près de 50 participants, venant d’Afrique et d’Europe : Allemagne, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun,  Côte d’Ivoire, Djibouti, France, Île Maurice,  Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République du Congo, République centrafricaine, Djibouti, Sénégal, Tchad et Togo.

Cet Atelier portait sur le « renforcement du rôle des acteurs non-étatiques dans la mise en oeuvre de l’Accord de Paris ». Il incluait :

  • des échanges et discussions pour renforcer la compréhension et le partage des connaissances et des grands enjeux liés à l’implication des acteurs non étatiques dans la mise en oeuvre de l’Accord de Paris,  partager des exemples et des bonnes pratiques et pour identifier les enjeux politiques et les priorités pour les associations du RC&D en vue de formuler des recommandations.
  • un forum ouvert aux ONG locales et aux collectivités sur le thème de l’inclusion des acteurs non-étatiques dans les différents processus pour lutter contre le changement climatique et pour le développement durable.
  • une visite sur le terrain auprès des habitants d’Azuretty (Grand Bassam). Cette communauté vit au quotidien les effets des changements climatiques : l’érosion de la côte littorale et l’avancée de la mer ont des conséquences non seulement environnementales, mais aussi économiques et sociales.

Retrouvez toutes les informations  sur cet Atelier sur le site du RC&D, en particulier les présentations des contributions nationales (CDN) de la RDC et du Tchad et du programme national d’adaptation (PNA) du Bénin.

Energie et développement – N° spécial de la revue « Mondes en développement »

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Ce numéro spécial de la revue « Mondes en développement » s’intéresse plus particulièrement à l’accès à l’électricité en Afrique sub-saharienne, et à la nécessité de concilier accès à l’énergie et lutte contre les changements climatiques.

Articles scientifiques de 10-15 pages chacun, en français. Seul le premier est gratuit, les autres sont en accès payant.

A consulter sur cairn.info

 

Bénin – Programme Energie et Eau pour la Vie

Le Ministère de l’énergie, de l’eau et des mines du Bénin organise deux journées de réflexion sur l’accès à l’eau et à l’énergie les 15 et 16 septembre 2016 à Cotonou.

Au programme :

  •  Présentation du Programme Energie et Eau pour la Vie
  • 4 Ateliers :
    • Comment accompagner l’évolution des usages et des mentalités sur l’accès à l’énergie et à l’eau ?
    • Modèle économique pour pérenniser les installations dans les localités
    • Atelier de coordination technique pour une synchronisation des actions menées par chaque acteur
    • Quels mécanismes face aux barrières du secteur privé ?

Pour toutes informations, contacter Charlotte CADORET, coordonnatrice du Programme : ccadoret.pro@gmail.com

Coopération Albi-Abomey : le plan triennal 2016-2018

Il y a plus de 10 ans, le 4 juin 2005, Albi a débuté une coopération décentralisée avec Abomey (Bénin). Ces deux villes s’étaient rapprochées du fait d’un point commun original et de valeur : un patrimoine historique exceptionnel inscrit au patrimoine mondial avec la Cité épiscopale d’Albi d’une part et les palais royaux d’Abomey d’autre part.

France Gerbal-Medalle, conseillère municipale d’Albi déléguée à la coopération décentralisée, s’est rendu à Abomey il y a quelques mois pour s’entretenir avec le nouveau maire, Blaise Ahanhanzo Glélé, resserrer les liens entre les deux villes, faire le bilan des actions antérieures  et mettre au point le 4ème plan triennal d’action de coopération Albi-Abomey.

Sur la période 2016-2018, les actions pour la mise en valeur du patrimoine touristique, l’éclairage public et l’accès à l’eau potable seront poursuivies.

Dans le domaine de l’éclairage public, la plupart des actions seront dorénavant couplées avec l’accès à l’eau potable, avec la mise en place d’îlots photovoltaïques pour le pompage de l’eau. Par le passé, 16 îlots photovoltaïques ont déjà été mis en place dans des centres de santé et l’axe d’entrée de la ville a été complètement éclairé, soit 6 km de route et 50 points lumineux.

JatroREF, des référentiels pour des filières agrocarburants durables à base de Jatropha

Les agrocarburants peuvent améliorer l’accès à l’énergie en milieu rural et réduire le poids des importations de carburant dans la balance commerciale. Mais les agrocarburants sont aussi source d’inquiétudes notamment pour la sécurité alimentaire. L’enjeu est donc de construire et diffuser une information objective et fiable sur les défis que pose le développement de ces filières.

Dans ce contexte, le réseau JatroREF construit des référentiels permettant de caractériser la viabilité socio-économique et la durabilité environnementale des filières paysannes de production d’agrocarburants à base de Jatropha en Afrique de l’Ouest. L’ensemble de ces références est présenté sur le site internet.

ALTERRE Mali, des références pour une filière locale d’huile de jatropha

ALTERRE est un projet de recherche-action visant au développement pérenne de filières agro-carburant de proximité et de services énergétiques locaux dans le sud Bénin et le sud-est du Mali. Il a accompagné l’implantation d’une filière de production paysanne et de transformation de graines de Jatropha, permettant aux artisans locaux de substituer partiellement ou totalement l’Huile Végétale Pure (HVP) de Jatropha au gasoil. Ces travaux ont abouti à des résultats pratiques pour la filière :  itinéraire technique pour la production de graines, norme et coloration de l’huile, adaptation ou réglage d’équipements.

Le diagnostic énergie en milieu rural

Le diagnostic énergie en milieu rural est un outil pour analyser les besoins en énergie et construire des solutions locales adaptées. Il est issu de la pratique des équipes du GERES et de ses partenaires sur le terrain, en Asie et en Afrique. Cette brochure de synthèse présente la méthodologie et 4 études de cas.

Trois guides pour la transformation alimentaire motorisée au Bénin

Trois guides qui présentent les process de transformation de la matière première mais aussi les plateformes mécanisées fonctionnant avec de l’huile végétale produite localement.

Plus d’énergie pour la transformation agro-alimentaire, c’est bien sûr plus de rendement, mais aussi moins de pertes de récolte, un travail moins pénible, une amélioration de la qualité des produits finis. Pour contribuer au développement économique du Zou, au centre-sud du Bénin,  GERES a mis en place plus de 20 plateformes multifonctionnelles qui permettent une transformation semi-industrielle des produits agricoles de base tels que le manioc, le fruit de palme ou l’arachide.

Après plus de 5 ans de travail avec les groupements et entrepreneurs locaux propriétaires de ces plateformes, GERES Bénin publie trois guides d’utilisation. Ces documents de capitalisation, pratiques et attractifs, valorisent les actions et les techniques mises en place pour améliorer la transformation agroalimentaire en Afrique rurale, avec des descriptifs précis et illustrés, de la construction de la plateforme au produit final en passant par le moteur.

Ces 3 guides concernent :

- les Equipements de transformation du manioc

- les Equipements de transformation des fruits de palme

- la Production de l’huile d’arachide d’Agonlin, huile de qualité supérieure

Pour en savoir plus : http://www.geres.eu/fr/accueil/94-actualites/breves/640-trois-guides-pour-comprendre-la-transformation-alimentaire-au-benin

Références (Auteur, éditeur, date…)

Clémence Jouan, Dimitri Chincoun, Mathieu Goudet, Benjamin Pallière Editeur : GERES
2014

 


 

Contact : contact@geres.eu

Etude PRODUSE : Impact de l’usage productif de l’électricité au Bénin, au Ghana et en Ouganda

La GIZ et ESMAP ont développé conjointement une méthodologie qui vise à évaluer l’impact de l’électrification sur les micros, petites et moyennes entreprises. Les résultats sont riches d’enseignements.

Les experts de l’électrification insistent souvent sur la nécessité d’un usage productif de l’énergie afin d’améliorer les revenus des entreprises locales. Cependant, les études qui établissent une relation de cause à effet entre l’accès à l’électricité et la réduction de la pauvreté ne sont pas nombreuses ; de plus il n’y a pratiquement aucune évaluation rigoureuse de l’impact économique des interventions d’électrification, notamment en Afrique.

Pour combler ce fossé entre la perception des experts et le manque d’études probantes, la GIZ et ESMAP ont développé conjointement une méthodologie qui vise à évaluer l’impact de l’électrification sur les micros, petites et moyennes entreprises. Cette méthodologie a été par la suite testée au Bénin, au Ghana et en Ouganda. Les résultats sont présentés dans l’étude intitulée « Utilisation Productive de l’Énergie (PRODUSE) – Mesure des impacts de l’électrification sur les petites et micros-entreprises en Afrique subsaharienne » (www.produse.org/study/). L’étude démontre que l’emploi approprié de techniques statistiques est indispensable pour établir des conclusions cohérentes sur les impacts de l’usage productif. Ces techniques sont applicables même dans le cas de projets à budgets limités.

Les résultats montrent que dans les cas analysés dans le cadre de l’étude PRODUSE, la consommation d’électricité n’a guère généré des profits plus élevés dans les entreprises déjà existantes. L’étude a par ailleurs démontré que malgré cet état des lieux, l’électrification peut conduire à la création de nouvelles entreprises génératrices de revenus supplémentaires et donc au développement des régions ciblés par les projets. Les petites entreprises de service et de confection se sont mises à offrir des biens et services qui n’existaient pas auparavant localement ou qui ont dû être importés d’autres régions. En outre, dans certains cas, des entreprises de tailles plus importantes ont été attirées par les régions alimentées dorénavant en électricité.

Vu que les trois cas étudiés ne sont pas représentatifs des projets d’électrification qui sont mis en œuvre dans des contextes variés, il serait hâtif de conclure sur le lien entre l’électrification, l’usage productif et les impacts sur le développement. Néanmoins, les auteurs encouragent les experts du développement et les décideurs à utiliser des méthodes d’évaluation plus rigoureuses, comme celle utilisée par PRODUSE, afin d’établir une base de connaissances fiable sur l’impact réel de l’usage productif de l’énergie dans les pays en développement.

Les intéressés peuvent faire usage du « PRODUSE Impact M&E Guide » qui présente le processus de conception et de réalisation d’une étude d’évaluation d’impact de l’usage productif étape par étape.

Pour plus d’informations sur la promotion et l’évaluation de l’usage productif de l’énergie veuillez consultez le site suivant : http://www.produse.org

Voir ausi les fichiers attachés à l’article.

 


 

Contact pour en savoir plus : lucius.mayer-tasch@giz.de

Contexte environnemental du Bénin en matière de changement climatique

Cette étude aborde le contexte environnemental du Bénin en matière de changements climatiques en passant en revue : les potentialités du pays ; les impacts et les risques qui les menacent avec les zones fortement vulnérables ; le système de gestion mis en place pour juguler ces effets ; les mesures nationales et communautaires d’adaptation définies dans le PANA ; les opportunités qui s’offrent au bénin en matière de lutte contre les changements climatiques

Descriptif

Les changements climatiques constituent aujourd’hui le plus pressant enjeu environnemental auquel le monde entier fait face. La Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), datée du 9 mai 1992, reconnaît cet état de fait et constitue une première réponse internationale à cette problématique difficile. Environ cinquante (150) pays ont signé cette Convention à Rio de Janeiro au Brésil du 3 au 14 juin 1992 ; au total cent quatre vingt treize(193) pays s’étaient réunies à COPENHAGUE en novembre 2009 pour traiter de la question des changements climatiques et pour la première fois dans l’histoire les États Unies, l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre était représenté par son président. Ce qui constitue la preuve d’une mobilisation mondiale pour lutter contre les changements climatiques qui sont potentiellement devenus une menace majeure pour l’environnement et le développement durable.

Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC, les communautés pauvres seront les plus vulnérables du fait de leurs capacités d’adaptation limitées et leur grande dépendance de ressources à forte sensitivité climatique telles que les ressources en eau et les systèmes de production agricole. L’Afrique de l’Ouest, région la plus pauvre du Continent subira plus les conséquences des changements climatiques:inondations, sécheresses, ..

A l’horizon 2020, 75 à 250 millions de personnes en Afrique seront exposées à une pénurie d’eau du fait du changement climatique. Les changements climatiques sont donc de plus en plus considérés comme un défi majeur pour la sécurité internationale. C’est pourquoi le partenaire classique NNV a mis à la disposition de JVE une organisation qui se veut internationale et qui, également, œuvre dans ce secteur, il y a un certain nombre d’années, un programme d’appui aux mouvements en naissance dans les pays du Sud. C’est un projet de renforcement du réseau JVE en Afrique de l’ouest. Il s’agit d’un fond spécifique alloué à JVE à travers le programme EMIS (- Environmental Movement in the South- financement du gouvernement Norvégien) en faveur d’une meilleure visibilité de l’organisation et exclusivement des actions en matière du changement climatique, dans un certain nombre de pays.

JVE Internationale, compte tenu de ses ambitions essaie de matérialiser ses résultats sur des données claires et vérifiables par tous. Comme tel, elle initie dans tous les pays bénéficiaires du projet dénommés EMIS, une étude qui présente l’état des lieux de la mise en œuvre de la politique et des stratégies de lutte contre les changements climatiques dans chacun de ces pays.

La présente étude aborde donc le contexte environnemental du Bénin en matière de changements climatiques en passant en revue :
 les potentialités du pays (présentation sommaire) ;  les impacts et les risques qui les menacent avec les zones fortement vulnérables ;
 le système de gestion mis en place pour juguler ces effets ;
 les mesures nationales et communautaires d’adaptation définies dans le PANA ;
 les opportunités qui s’offrent au bénin en matière de lutte contre les changements climatiques

pour en savoir plus , voir les fichiers attachés à cet article

 


 

Contactl : jvebenin@gmail.com