Can rural electrification stimulate the local economy? Constraints and prospects in south-east Mali

L’électrification des petites entreprises rurales dans le cadre d’un mini-réseau isolé, solaire ou hybride, nécessite une conception spécifique adaptée à leurs équipements et à leurs activités (moteurs, froid, soudure …), que ce soit en termes de puissance, d’énergie ou d’horaires de fonctionnement. Et réciproquement l’impact de l’utilisation de leurs équipements sur un mini-réseau isolé doit être évalué. Enfin, le plus souvent, le prix de l’électricité n’est pas la principale contrainte, on constate que les petites entreprises préfèrent acquérir un groupe électrogène dont l’électricité sera coûteuse plutôt que de souscrire un abonnement sur un mini-réseau insatisfaisant.

Ces observations résultent de plusieurs enquêtes et observations réalisées sur le terrain, notamment sur la commune de Koury (16 villages, 54000 habitants) au sud-est du Mali. Elles ont conduit le GERES à proposer la création de zones électrifiées dédiées aux petites entreprises rurales : une Zone d’Activités Electrifiée (ZAE) est complémentaire à l’électrification des ménages. C’est ce que montre Benjamin Paillère, ingénieur électricien du GERES, dans le dernier numéro de la revue Facts Reports publiée par l’Institut Veolia. Dans cette interview, il revient longuement sur  le mini-réseau électrique de Koury, géré par la société Yeeleen Kura, et sur les solutions technique et économique proposées pour l’adapter aux besoins des petites entreprises. Aujourd’hui, une ZAE avec une centrale hybride spécifique est en cours de construction à Koury, avec le soutien de l’AFD.

Cet article fait partie d’un numéro spécial de la revue Facts Reports consacré à Electrification décentralisée et Développement.

Distillation économe de l’Ylang-Ylang à Anjouan (Comores)

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L’Union des Comores est le 1er producteur mondial d’essence d’Ylang-Ylang avec 55 t par an d’huile essentielle produites. Mais il faut 1 tonne de bois pour produire … 3 kg d’huile essentielle par distillation. On comprend donc que la déforestation soit rapide (8% de la forêt disparait chaque année).

L’ONG Initiative Développement, présente sur cet archipel depuis plus de 15 ans, a engagé en 2013 un projet pour modifier, avec les acteurs de la filière, les pratiques de distillation et améliorer ainsi l’efficacité énergétique. Cette amélioration passe par des modifications du foyer de l’unité traditionnelle de distillation, de façon à le rendre plus économe.

Valorisation énergétique des coques d’anacarde : le projet Cajouvalor primé par le fonds Suez-Initiatives

Le 1er juillet 2016, le projet CAJOUVALOR mis en oeuvre par RONGEAD, en partenariat avec CEFREPADE, a obtenu le Prix Suez Initiatives-Institut de France destiné à soutenir et à encourager des projets et des innovations contribuant à développer l’accès aux services de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des déchets dans les pays en développement.

Avec CAJOUVALOR, RONGEAD et le Cefrepade ont développé une technologie de valorisation énergétique d’un déchet, les coques d’anacarde, grâce à la mise au point d’un réacteur de pyrolyse dit « H2CP » (High Calorific Cashew Pyrolyser). Le système permet de transformer les déchets issus du décorticage de la noix de cajou en deux types de combustibles : des gaz de pyrolyse alimentant notamment une chaudière, et du Biochar à usage domestique ou professionnel, distribué sous formes de plaquettes aux populations locales en remplacement du charbon de bois (issu de forêts non gérées et menacées).

La remise du Prix Accès aux Services Essentiels a eu lieu le 1er juillet à l’Institut de France

Après l’unité de l’usine GEBANA de Bobo Dioulasso (Burkina Faso) où a été mis au point le H2CP, RONGEAD a installé une 2ème unité au Mali en 2016.

En savoir plus sur le Projet CAJOUVALOR

Climate Chance, les acteurs du climat se réunissent à Nantes

Climate Chance, le Sommet international multi-acteurs préparatoire à la COP22, se tiendra du 26 au 28 septembre à la Cité des Congrès de Nantes. Ce Sommet des acteurs non étatiques a pour ambition de  démontrer que les efforts d’atténuation et d’adaptation s’engagent d’abord par l’approche territoriale et la mise en mouvement des acteurs économiques et de la société civile.

Le 26 septembre après-midi, l’ Atelier Promotion/Accès aux énergies renouvelables en Afrique : enjeu climat ET développement économique proposera, à partir d’exemples concrets, de montrer qu’en plus de l’intérêt climatique, la promotion des énergies renouvelables a également un fort potentiel de développement économique et d’emploi. Avec des partenaires spécialistes de ces questions : GERES, Schneider Electric, Afriqueyeelen, Bolivia Inti-Sud Soleil, LAGAZEL, AFD/FFEM (tbc)

Le préprogramme complet est en ligne et les inscriptions sont ouvertes.

Ce Sommet devrait rassembler plus de 1 000 personnes issues des entreprises, des collectivités territoriales, des associations, ONG, universités, réseaux.

 

JatroREF, des référentiels pour des filières agrocarburants durables à base de Jatropha

Les agrocarburants peuvent améliorer l’accès à l’énergie en milieu rural et réduire le poids des importations de carburant dans la balance commerciale. Mais les agrocarburants sont aussi source d’inquiétudes notamment pour la sécurité alimentaire. L’enjeu est donc de construire et diffuser une information objective et fiable sur les défis que pose le développement de ces filières.

Dans ce contexte, le réseau JatroREF construit des référentiels permettant de caractériser la viabilité socio-économique et la durabilité environnementale des filières paysannes de production d’agrocarburants à base de Jatropha en Afrique de l’Ouest. L’ensemble de ces références est présenté sur le site internet.

ALTERRE Mali, des références pour une filière locale d’huile de jatropha

ALTERRE est un projet de recherche-action visant au développement pérenne de filières agro-carburant de proximité et de services énergétiques locaux dans le sud Bénin et le sud-est du Mali. Il a accompagné l’implantation d’une filière de production paysanne et de transformation de graines de Jatropha, permettant aux artisans locaux de substituer partiellement ou totalement l’Huile Végétale Pure (HVP) de Jatropha au gasoil. Ces travaux ont abouti à des résultats pratiques pour la filière :  itinéraire technique pour la production de graines, norme et coloration de l’huile, adaptation ou réglage d’équipements.

Jatropha : les perspectives après huit années de recherches au Mali

Le jatropha, une solution pour répondre aux besoins en énergie de l’Afrique ? Huit années de travail sur le terrain, avec les paysans et les partenaires locaux nous permettent de montrer aujourd’hui la réalité de la production d’huile de jatropha pour un usage local, et les perspectives pour les petits agriculteurs qui ont expérimenté cette filière. Retrouvez sur facebook une vidéo sur le jatropha paysan et des images pour suivre la construction de la zone d’activités électrifiée (hybride huile de (…)

Le jatropha, une solution pour répondre aux besoins en énergie de l’Afrique ?

Huit années de travail sur le terrain, avec les paysans et les partenaires locaux nous permettent de montrer aujourd’hui la réalité de la production d’huile de jatropha pour un usage local, et les perspectives pour les petits agriculteurs qui ont expérimenté cette filière.

Retrouvez sur facebook une vidéo sur le jatropha paysan et des images pour suivre la construction de la zone d’activités électrifiée (hybride huile de jatropha, solaire) de Konséguéla, dans la région de Koutiala, au sud-est du Mali.
Et bien d’autres images sur Kaboul, les hammams au Maroc ou les serres en Mongolie.

Pour en savoir plus) : https://www.facebook.com/geres.asso

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Contact : contact@geres.eu

Les femmes du Sénégal bénéficieront bientôt de nouvelles opportunités dans le secteur énergétique

GVEP International et SEM Fund unissent leurs forces pour développer l’implication des femmes dans le marché énergétique au Sénégal, et rendre l’énergie renouvelable accessible aux communautés les plus démunies.

Au cours des trois prochaines années, 250 femmes chefs de micro et petites entreprises dans l’est du Sénégal verront augmenter leur productivité ainsi que leur accès à des produits et services énergétiques.

Ceci se fera à travers un mentorat sur mesure ainsi qu’un soutien entrepreneurial et financier fournis par les organisateurs du projet.

Les communautés rurales des régions de Tambacounda et Kédougou souffrent d’un faible accès à l’énergie – avec un taux d’électrification de 9% et 4% – ainsi que d’une pauvreté chronique et d’un taux de chômage élevé. La dépendance aux combustibles solides pour la cuisson est élevée (89%) et l’usage de cuisinières améliorées reste faible (moins de 4%).

Femmes et filles sont parmi les plus touchées par la pénurie énergétique, du fait qu’elles passent plusieurs heures par jour à ramasser du bois et cuisinent avec des fourneaux inefficaces qui dégagent beaucoup de fumée, responsables de la mort d’environ 6300 sénégalais chaque année selon l’OMS (2009). Elles dépendent également d’un mauvais éclairage pour effectuer leurs tâches ménagères.

Le traitement des récoltes et les activités de transformation sont la plus grosse source de revenus pour les femmes des régions de Tambacounda et Kédougou.

De nouvelles opportunités économiques peuvent être générées pour les femmes grâce à l’accès à l’énergie ; à la fois par l’utilisation productive de l’énergie pour le traitement du riz, sorgho, mil, maïs, coton, fruit du baobab et miel, ainsi que par la vente de produits et services énergétiques.

Cela permettra non seulement de contribuer à l’autonomisation économique des femmes, mais aura aussi un impact considérable sur leurs 4500 membres de famille qui bénéficieront de revenus supplémentaires. Plus important encore, le projet fournira une énergie propre à 400 000 femmes, hommes et enfants, alimentant également les petites entreprises commerciales locales (commerçants, détaillants, petits exploitants).

Toutefois, les femmes chefs d’entreprise font face à de multiples obstacles au sein du marché énergétique :

- le manque de compétences, de formation et d’accès à l’éducation ;

- le manque d’accès au financement ; la plupart des systèmes de garantie des banques étant contrôlés par des hommes ;

- le manque de sensibilisation à l’énergie en tant que service et génératrice d’affaires sur le marché rural ;

- le manque d’autorité au sein de la famille et de la communauté, ainsi que les préjugés sur les rôles de genre de la part de fournisseurs ou distributeurs de sexe masculin.

S’attaquer à ces obstacles nécessite une approche systématique et intégrée visant à améliorer la position des femmes au sein de la chaîne de valeur.

GVEP et SEM Fund travailleront ensemble avec divers acteurs au niveau local et national afin d’éliminer ces obstacles et combattre ces stéréotypes.

250 femmes seront recrutées dans les communautés des régions de Tambacounda et Kédougou. L’âge ne sera pas une restriction : femmes jeunes et âgées sont invitées à postuler au programme. Les critères de sélection se concentreront plutôt sur leur esprit d’entreprise, leur enthousiasme et leur capacité à influencer d’autres et agir comme modèle au sein de la communauté.

« En soutenant des entreprises dirigées par des femmes en les liant avec des institutions financières, marchés et produits, nous développons un système holistique qui apportera une énergie propre à ceux qui en ont le plus besoin », explique Sire A. Diallo, Directeur exécutif de SEM Fund.

« Les hommes auront aussi un rôle important à jouer », explique Leah Kaguara, directrice des programmes de GVEP International. « Grâce à la participation active des leaders d’opinion de sexe masculin dans les activités de sensibilisation au genre, nous espérons créer un environnement où les familles et communautés viendront encourager les femmes dans la croissance de leurs entreprises ».

Le projet est en partie financé par ENERGIA, le Réseau International sur le Genre et l’Énergie Renouvelable.

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Contact : laura.nolan@gvepinternational.org

Une usine de de bioélectricité à base de canne à sucre réduit l’importation d’énergie au Belize

Dans le but de remédier à la pénurie d’énergie qui affecte le Belize, GSR Energy Limited (GSR) a construit une usine de bioélectricité à base de canne à sucre ainsi qu’une distillerie de bioéthanol, qui produira de l’électricité à usage domestique et de l’éthanol pour l’exportation. Le Belize possède un réseau national d’électrification excellent qui atteint 90% de sa population. Toutefois, le pays est très dépendant du Mexique qui répond à ses besoins énergétiques, 75% de cette électricité étant importée. La (…)

Dans le but de remédier à la pénurie d’énergie qui affecte le Belize, GSR Energy Limited (GSR) a construit une usine de bioélectricité à base de canne à sucre ainsi qu’une distillerie de bioéthanol, qui produira de l’électricité à usage domestique et de l’éthanol pour l’exportation.

Le Belize possède un réseau national d’électrification excellent qui atteint 90% de sa population. Toutefois, le pays est très dépendant du Mexique qui répond à ses besoins énergétiques, 75% de cette électricité étant importée. La mission de GSR est de construire et d’exploiter une bio-raffinerie efficace en termes d’énergie et d’économies, afin de soulager le Belize de cette dépendance énergétique et aider à sécuriser son réseau électrique.

Grâce à cette bio-raffinerie énergétique, GSR aura les moyens de produire et dispatcher un taux d’électricité de 25,4 MW (203 GWh) chaque année (88% étant actuellement fourni par le Mexique) et 116.6 millions de litres d’éthanol par an. Ces productions seront utilisées pour la vente en export, tandis que l’électricité sera vendue à un niveau national, à des prix plus raisonnables et moins fluctuants que les tarifs actuels.

Afin d’assurer une quantité suffisante de canne à sucre pour alimenter la centrale, GSR travaille avec l’Institut de Recherche sur l’Industrie Sucrière et le Développement (SIRDI) ainsi que d’autres exploitants de canne à sucre, qui ont accepté de fournir leurs semis aux agriculteurs locaux. GSR achètera ensuite la canne à sucre cultivée par ces agriculteurs pour l’utiliser dans sa bio-raffinerie, ainsi favorisant la création d’emplois dans la région. Les agriculteurs locaux possèdent suffisamment de terres et mettent en œuvre les meilleures pratiques de gestion de canne à sucre pour maintenir et gérer la demande, ce avec un cycle de repousse de 5 ans afin de ne pas appauvrir la terre.

Les agriculteurs de la communauté mennonite du Belize ont mis en place une association et exprimé leur intention de participer au projet par la plantation et la vente de canne à sucre pour GSR. Ils souhaitent travailler en partenariat avec GSR et planter 40 000 hectares de canne à sucre pour le projet. En outre, GSR a établi un partenariat avec une entreprise d’ingénierie brésilienne, Uni-Systems do Brazil, pour la conception, l’ingénierie, la construction (IAC) et les opérations de maintien de la bio-raffinerie.

Depuis sa victoire au Concours de l’innovation énergétique IDEAS2, GSR a utilisé les fonds de subvention pour réaliser 12 pré-constructions d’études d’optimisation, à la fois pour sa bio-raffinerie et pour sa chaîne d’approvisionnement. Ces études abordent l’identification du meilleur site pour un raccordement au réseau d’Amérique Centrale, les attentes en demandes d’électricité, les meilleures options concernant la vente d’éthanol, la gestion de la chaîne d’approvisionnement et les questions logistiques nécessaires à l’exécution du projet. Des possibilités de croissance supplémentaires ont également été identifiées ; la bio-raffinerie a par conséquent été conçue et construite pour permettre une croissance optimale et une éventuelle expansion.

GVEP offre un soutien stratégique et opérationnel à GSR afin de rendre le projet monnayable. Des discussions préliminaires ont eu lieu entre GSR et les investisseurs régionaux et internationaux potentiels.

« Ce projet fera une énorme différence pour les communautés au Belize et facilitera la mise en place de revenus stables pour les agriculteurs impliqués dans la chaîne d’approvisionnement de canne à sucre. Fournir l’électricité à un tarif moindre aura un impact significatif sur le budget des ménages », explique Leighton Waterman, Directeur du Bureau Régional des Caraïbes de GVEP.

Le projet de bio-raffinerie de GSR Belize est l’un des trois gagnants du concours CAFCEF, qui a eu lieu le 22 Octobre 2014 à Antigua, Guatemala.

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Contact : laura.nolan@gvepinternational.org

Inauguration des unités de production d’huile de Jatropha de Yorosso et de Koury, région de Koutiala, Mali

Le GERES et ses partenaires ont inauguré, le 23 janvier 2014, deux unités de production d’huile végétale pure de jatropha à Yorosso et de Koury (région de Koutiala) pour pallier la crise énergétique que subissent ces territoires ruraux.

Placée sous la présidence du Ministère de l’Energie et de l’Eau, et en collaboration avec l’ANADEB (Agence Nationale de Développement des Biocarburants), cette cérémonie a été l’occasion de présenter les résultats du travail effectué et de l’expertise développée depuis ces 5 dernières années, sur la pertinence de mettre en place des filières paysannes de production d’huile végétale pure (HVP) de jatropha.

A ce jour, plus de 5500 litres d’HVP ont déjà été produits à Yorosso et Koury et utilisés dans les moteurs des artisans locaux. Face à la pénurie d’énergie dans les zones rurales subshariennes, due notamment au coût trop élevé des carburants, les filières de jatropha en circuit de proximité peuvent donc en partie répondre aux besoins de développement essentiels des populations locales, comme la transformation motorisée de leurs produits agricoles.

Pour en savoir plus) : http://www.geres.eu/fr/component/content/article/94-actualites/breves/624-agrocarburants-paysans-inauguration-des-unites-de-production-au-mali

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Contact : contact@geres.eu