Decentralized Electrification and Development

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Numéro spécial de la revue Facts Reports, publiée par l’Institut Veolia, et consacré à Electrification décentralisée et Développement. Ce dossier, préfacé par J.-M. Severino, nous fait voyager des Seychelles au Brésil, en passant par Madagascar, le Mali, et bien d’autres lieux où s’inventent de nouvelles organisations pour apporter l’électricité aux ruraux. Mini-grids, energy kiosks, solutions individuelles sont analysés à la fois d’un point de vue technique, économique et social, à travers des situations de terrain. Au-delà de la fourniture d’électricité, les enjeux concernent la fourniture de services : éclairage, services sociaux, services apportés par les entreprises rurales électrifiées, …

Ce dossier comporte 16 articles en anglais.

Chaque article est téléchargeable gratuitement sur Facts Reports.

Du biocharbon de Typha en Mauritanie et au Sénégal

Du biocharbon de Typha en Mauritanie et au Sénégal Un pêcheur cerné par le Typha

Depuis 2011 le Gret mène des projets de production de charbon de Typha en alternative au charbon de bois dans la vallée du fleuve Sénégal. Le Typha, ou Typha australis, est une plante autochtone dont la prolifération était limitée par l’alternance naturelle entre l’eau douce et l’eau salée et par les variations naturelles du débit et du niveau d’eau du fleuve. Le Typha est devenu envahissant au début des années 1990 après la construction du barrage anti-sel de Diama qui a suspendu ces phénomènes d’alternance.

La prolifération du Typha a des effets néfastes, tant pour l’environnement que pour les activités humaines. Par ailleurs la plante se développe dans un contexte sahélien marqué par un faible couvert forestier et une déforestation importante visant à produire du charbon de bois, principal source de combustible pour des millions de ménages sénégalais et mauritaniens. L’accès au bois-énergie est de plus en plus difficile mais l’absence d’alternatives sérieuses explique la persistance de cette source d’énergie.

Face à ces enjeux, le Gret met en oeuvre, en partenariat avec des acteurs locaux, des projets de production de charbon à usage domestique à partir du Typha australis dans des villages le long du fleuve Sénégal.

  • Le projet Typha Mauritanie, mené entre septembre 2011 et avril 2016 a permis la mise au point du produit « charbon de typha »  d’un processus de production adapté aux villages mauritaniens. Sept unités artisanales de production de charbon de typha on été installées dans des villages et une ligne de production semi-industrielle de charbon a été testée ;
  • Suite à cette première phase réussie une nouvelle phase a été initiée au Sénégal à travers le projet Typha Sénégal qui a démarré le 1er mai 2016. Ce projet vise à mettre en place une filière locale de charbon de typha durable et inclusive, créatrice d’activités génératrices de revenus, par un transfert de technologie Mauritanie-Sénégal. Six nouvelles unités artisanales seront mises en places d’ici avril 2018.

Plus d’information sur le projet Typha Mauritanie sur le site du Gret.

Distillation économe de l’Ylang-Ylang à Anjouan (Comores)

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L’Union des Comores est le 1er producteur mondial d’essence d’Ylang-Ylang avec 55 t par an d’huile essentielle produites. Mais il faut 1 tonne de bois pour produire … 3 kg d’huile essentielle par distillation. On comprend donc que la déforestation soit rapide (8% de la forêt disparait chaque année).

L’ONG Initiative Développement, présente sur cet archipel depuis plus de 15 ans, a engagé en 2013 un projet pour modifier, avec les acteurs de la filière, les pratiques de distillation et améliorer ainsi l’efficacité énergétique. Cette amélioration passe par des modifications du foyer de l’unité traditionnelle de distillation, de façon à le rendre plus économe.

Valorisation énergétique des coques de cajou par pyrolyse

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Dans le cadre du projet CAJOUVALOR, RONGEAD et Cefrepade ont mis au point un four de pyrolyse des coques d’anacarde (noix de cajou), le H2CP (High Calorific Cashew Pyrolyser).

Il permet de fournir l’énergie nécessaire à une unité de transformation de cajou (ici l’usine GEBANA de Bobo Dioulasso au Burkina Faso) en transformant les coques de cajou sous forme de gaz de pyrolyse. Les gaz sont directement brûlés en chambre de post combustion pour alimenter la chaudière de transformation des anacardes tandis que le charbon restant peut être utilisé comme un charbon de bois.

En 2016, ce projet a bénéficié du prix Suez-Initiatives-Institut de France et un 2ème H2CP a été installé au Mali.

L’Ecole internationale d’été énergies renouvelables (EIE-ENR) se déroule cet été au Canada

Energies renouvelables, des énergies rentables ? Tel est le thème central de cette 2e édition de l’Ecole internationale d’été sur les énergies renouvelables. Coorganisée par l’Université du Québec à Trois-Rivières, la HES-SO Haute école spécialisée de Suisse occidentale, l’Université française Savoie Mont-Blanc et l’Institut 2iE de Ouagadougou, cette Ecole se déroule à Shawinigan au Québec, Canada, du 14 au 24 août 2016.

Lancée en 2015, l’EIE-ENR a pour principal objectif de fournir aux futurs chercheurs et décideurs des connaissances à jour sur les enjeux spécifiques à leur domaine, mais aussi de favoriser des échanges avec des experts internationaux afin qu’ils puissent s’inspirer des pratiques de chaque pays. Elle permet aux étudiants participants de 2iE de développer leurs connaissances dans le domaine de l’énergie et de tisser des relations avec des étudiants d’autres continents.

Les thématiques abordées : stockage et réseau, biomasse, hydroélectricité, solaire, bâtiment et rénovation énergétique. Et parmi les nouveautés du programme de cette année, un concours sur le thème de la biomasse.

L’EIE-ENR est ouverte aux étudiants, chercheurs, décideurs, professionnels, intervenants des milieux publics et d’affaires. Elle accueille 30 participants, parmi lesquels, cette année, trois étudiants africains inscrits en Master 2 Génie électrique et Energétique à l’institut 2iE.

Plus d’informations sur le site de l’Ecole internationale d’été énergies renouvelables

Energie : vent de changement selon Jeune Afrique

Jeune Afrique vient de consacrer un dossier aux changements en cours dans le domaine de l’énergie en Afrique avec :

  • les portraits de 3 jeunes entrepreneurs qui « inventent l’énergie de demain » : Solar Box Gabon (finaliste par ailleurs du prix Jeunesse de la Francophonie), Chifco ou encore African Clean Energy.
  • une infographie claire qui fournit une synthèse des principales données du continent dans le domaine énergétique par grandes régions
  • un point sur les besoins en infrastructures et les grands projets, dans le cadre notamment de l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables (AREI) portée par l’Union Africaine
  • une interview de Valérie Levkov, directrice Afrique et Moyen-Orient chez EDF.

Coopération Albi-Abomey : le plan triennal 2016-2018

Il y a plus de 10 ans, le 4 juin 2005, Albi a débuté une coopération décentralisée avec Abomey (Bénin). Ces deux villes s’étaient rapprochées du fait d’un point commun original et de valeur : un patrimoine historique exceptionnel inscrit au patrimoine mondial avec la Cité épiscopale d’Albi d’une part et les palais royaux d’Abomey d’autre part.

France Gerbal-Medalle, conseillère municipale d’Albi déléguée à la coopération décentralisée, s’est rendu à Abomey il y a quelques mois pour s’entretenir avec le nouveau maire, Blaise Ahanhanzo Glélé, resserrer les liens entre les deux villes, faire le bilan des actions antérieures  et mettre au point le 4ème plan triennal d’action de coopération Albi-Abomey.

Sur la période 2016-2018, les actions pour la mise en valeur du patrimoine touristique, l’éclairage public et l’accès à l’eau potable seront poursuivies.

Dans le domaine de l’éclairage public, la plupart des actions seront dorénavant couplées avec l’accès à l’eau potable, avec la mise en place d’îlots photovoltaïques pour le pompage de l’eau. Par le passé, 16 îlots photovoltaïques ont déjà été mis en place dans des centres de santé et l’axe d’entrée de la ville a été complètement éclairé, soit 6 km de route et 50 points lumineux.

Energy for Sustainable Development, une revue en ligne

La revue Energy for Sustainable Development publiée par l’ONG International Energy Initiative,  présente de nombreux articles sur les recherches et réalisations sur l’énergie dans les pays en développement, le développement durable, les sources d’énergie, les technologies et les politiques.

ESD est une revue scientifique, éditée par Elsevier, pour les décideurs, gestionnaires, consultants, planificateurs et chercheurs des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux.

Le bureau éditorial voit l’énergie, non comme une fin en soi, mais comme un instrument pour le développement durable. Il encourage donc la soumission d’articles allant dans ce sens.

Revue trimestrielle, en ligne, en anglais, avec des articles en open access et des articles payants. En général plus de 100 pages/numéro.

Plus d’info sur International Energy Initiative : http://www.ieiglobal.org/

Perspectives énergétiques des populations pauvres 2014

Messages clés pour réduire la pauvreté en matière d’énergie

Ce document de référence se veut un cadre de travail pour une énergie de qualité, sûre, abordable et fiable. Il réaffirme le rôle de l’énergie pour faire sortir les personnes de la pauvreté. Il met en avant la nécessité de se concentrer sur la stimulation du secteur énergétique décentralisé naissant pour permettre l’accès de 1.3 Milliards de personnes aux services énergétiques modernes et l’installation de cuisines sûres pour 2.8 Milliards. L’approche en termes de services à couvrir, pour les besoins domestiques, professionnels ou collectifs, propose un cadre d’action pragmatique, avec des indicateurs pertinents orientés vers les services rendus. Enfin l’Indice d’écosystème d’accès à l’énergie, composé de 9 indicateurs, évalue le potentiel c’est à dire l’aptitude nationale d’un pays à progresser vers l’accès universel à l’énergie.

Live comfortably – Energy Saving Solutions for Kabul Households

Ce catalogue des technologies d’économie d’énergie adaptées aux logements des ménages des zones froides est issu de 30 années de travaux du GERES dans les montagnes d’Asie Centrale. Ces technologies ont fait leur preuve à Kaboul avec plus de 3000 logements déjà équipés par un réseau d’artisans formés (SHTA, Solar House Technicians Association). Ce catalogue les présente en détail.