Le digital : la solution au défi de l’accès à l’énergie dans les pays en développement ?

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Dans le domaine de l’énergie, partout dans le monde, les innovations numériques foisonnent. Ces innovations pourraient permettre d’accélérer le processus d’électrification des pays en développement, qui souffrent d’un déficit majeur d’accès à l’énergie.

Quelles sont les conditions pour réussir ce saut technologique dans les pays en développement? Comment le numérique peut-il optimiser les systèmes d’alimentation existants (efficacité énergétique, économies, qualité de service…) et servir de levier pour le déploiement des énergies renouvelables ? Quelles stratégies d’alliance entre les grands acteurs de l’énergie expérimentés et les start up innovantes ? Quels nouveaux modèles économiques émergent ? Comment l’innovation observée dans ces territoires pourra-t-elle bénéficier aux pays développés ?

Le 30 Mai, de 8h30 à 10h, le think tank (Re)sources organise, dans le cadre de ses Matinales au Collège des Bernardins à Paris, un débat sur ces questions avec :

Stéphan-Eloïse Gras, co-fondatrice et CEO d’Africa 4 Tech, une plateforme internationale dédiée aux innovations digitales en Afrique. Anciennement coordinatrice de la coopération numérique et prospective à l’Institut Français du Ministère des Affaires Etrangères, elle a développé de 2011 à 2014 «Digital Africa», un cycle de conférences pour les industries numériques en Afrique Subsaharienne. Chercheuse en postdoctorat à la Chaire Humanisme Numérique (Humanum) de Sorbonne-Universités à Paris, elle est également fondatrice et CEO de L’Oreille, un laboratoire mondial d’open innovation qui soutient les start-ups, les grandes entreprises et les institutions  dans la réalisation de projets internationaux d’innovation numérique et de R&D.

Karim El Alami, co-fondateur et CEO de e-Lum, une entreprise de logiciels de service, la première plateforme d’intelligence artificielle de gestion de micro-réseaux électriques locaux pour les acteurs industriels & commerciaux.Diplômé de l’Ecole Polytechnique et de UC Berkeley en Californie, Karim El Alami a, au cours de son année à Berkeley, travaillé en partenariat avec un laboratoire de recherche eCal sur l’optimisation des systèmes énergétiques en Californie. L’expérience acquise en Californie et le témoignage d’industriels au Maroc lui a donné l’envie de développer des solutions de gestion intelligente en énergie pour les pays émergents.

Gilles Vermot-Desroches, directeur du développement durable de Schneider Electric. Après une première expérience comme dirigeant d’ONG puis au sein d’un cabinet ministériel, Gilles Vermot Desroches rejoint Schneider Electric en 1998 pour créer et développer la Fondation Schneider Electric, sous l’égide de la Fondation de France et prend ensuite la responsabilité de la direction du développement durable. Cette nouvelle direction comprend, en plus de la Fondation, l’impulsion et le déploiement des politiques de responsabilité environnementale, éthique et sociétale de Schneider Electric. Il est également en charge de l’entité « accès à l’électricité ».

Modérateur

Laurent Morel, directeur dans les activités conseil de PwC. Il intervient auprès de clients du secteur de l’énergie et des utilities en France et en Afrique Francophone sur des problématiques de transformation et de régulation. Il est ingénieur civil des mines et expert-comptable.

En partenariat avec le projet Lab Laboo de Convergences

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Energy Access Investment Forum à Lisbonne

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L‘Alliance pour l’Electrification Rurale (ARE) organise, avec le soutien d’Energias de Portugal (EDP) et du Programme Afrique-UE de Coopération en Energie Renouvelable (RECP), le ARE-Energy Access Investment Forum.

Le Forum accueille des entreprises, des organisations publiques ou non-gouvernementales et des particuliers. Les interventions et discussions porteront sur les conditions du marché, les initiatives politiques clés, les opportunités d’affaires et les instruments financiers et techniques de démonstration soutenant des projets d’électrification rurale dans les marchés émergents et en développement.

22 mars, 2017: ARE Energy Access Investment Summit

23 mars, 2017: B2B Matchmaking hors réseau

Le 22 mars, les ARE Awards 2017 seront mis aux lauréats des 6 catégories retenues. De même que le Young leaders Energy Access Award.

Enfin 34 étudiants de maîtrise et de MBA de Vlerick Business School offriront des services gratuits de conseil aux six sociétés présélectionnées. Êtes-vous un entrepreneur en énergie renouvelable actif dans les pays en développement? Avez-vous un défi commercial stratégique (par exemple stratégie de marché, modèle d’affaires pour de nouveaux services, analyse d’investissement) pour lequel vous aimeriez obtenir l’appui des étudiants de Vlerick? La date limite pour votre demande est le 12 mars 2017.

 

 

 

 

La rubrique Electricité de l’Agence Ecofin

agence ecofinEcofin est une agence d’informations économiques sectorielles en ligne qui couvre l’actualité africaine de l’électricité, mais aussi des secteurs finance, télécoms, agro,  mines, hydrocarbures, communication et droits. Sa rubrique Electricité fournit une information actualisée chaque jour à propos des grands projets africains de centrales électriques ou de transport de l’électricité, mais aussi de l’offgrid et de la gestion publique de l’électricité. 

Retrouvez Ecofin-Electricité sur : http://www.agenceecofin.com/electricite#

Nafa Naana démocratise l’accès aux équipements économes en énergie

Nafa Naana est une entreprise sociale créée au Burkina Faso à partir d’un projet initié en 2009 par Entrepreneurs du Monde. Elle rend accessibles à toutes les familles burkinabè des produits de cuisson (foyers améliorés, réchauds à gaz) et d’éclairage (divers modèles de lampes solaires burkinabé ou importées) propres, modernes, et économiques.

Cette entreprise aujourd’hui dirigée par Monsieur Sayouba Guira, vend en direct ou via des détaillants et des organisations dispersés sur le territoire burkinabé :

  • Nafa Naana possède trois boutiques localisées à Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Dano.
  • Nafa Naana a établi des partenariats avec plus de 50 vendeurs affiliés, pour la distribution de ses produits en microfranchise. Ces revendeurs signent un contrat avec Nafa Naana et bénéficient d’un ensemble de services financiers et non-financiers qui vise à les aider dans leurs activités de vente. 
  • Nafa Naana a établi des partenariats avec plus de 66 associations ou groupement de femmes. Ces Grands Comptes peuvent distribuer les produits Nafa Naana à leurs bénéficiaires.  Ils permettent d’atteindre des zones reculées ainsi que de surmonter les barrières à l’investissement en offrant des plans de paiements flexibles.

En 2016, Nafa Naana a eu les honneurs de Jeune Afrique et de France24. Vous pouvez aussi suivre son actualité sur facebook

Inauguration au Burkina Faso de la première entreprise qui fabrique des lampes solaires à l’échelle industrielle en Afrique

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Jeudi 13 octobre se tenait à Dédougou l’inauguration officielle du premier atelier de fabrication de lampes solaires à l’échelle industrielle en Afrique. Encouragés par le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières et son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, les deux fondateurs Arnaud et Maxence Chabanne ont présenté aux 300 participants le modèle de fabrication locale des lampes solaires qui contribue au développement industriel du pays. L’objectif est de produire plus d’un million de lampes solaires d’ici 2020, afin de faciliter l’accès à l’énergie des familles africaines n’ayant pas accès à l’électricité.

Ce premier atelier fabriquera dans un premier temps deux modèles de lampes solaires KALO, pour l’éclairage et la recharge de téléphones portables. De 20€ à 30€, les lampes KALO sont accessibles tout en assurant une qualité inégalée. Conçues avec des composants en majorité français et une coque métallique incassable, les lampes offrent jusqu’à 38 heures d’éclairage et sont garanties 2 ans. Leur design n’est pas en reste puisque la lampe KALO a reçu l’Etoile du Design 2016.

Mais l’innovation de LAGAZEL réside surtout dans son modèle de fabrication: produire des lampes solaires en Afrique, au plus proche des lieux de consommation, avec du personnel local qualifié et formé. « La majorité des équipements solaires présents sur le marché africain sont fabriqués en Asie. Les fournisseurs ne sont pas en mesure d’offrir un service après-vente, et les produits défectueux sont stockés sur place sans solution de valorisation en fin de vie », explique Arnaud Chabanne, co-fondateur de LAGAZEL. Avec une dizaine d’années d’expérience au Burkina Faso, Arnaud sait de quoi il parle. Son entreprise CB ENERGIE, créée en 2004, emploie aujourd’hui une trentaine de personnes et est devenue une référence dans le secteur du solaire en Afrique l’Ouest. C’est sur son site de Dédougou, à 300 km au Nord-Ouest de la capitale, qu’ont été aménagés les ateliers de fabrication des lampes KALO inaugurés le 13 octobre.

Avec LAGAZEL, l’objectif est de changer d’échelle pour répondre à l’énorme défi de l’électrification rurale en Afrique, où plus de 70% de la population vit encore dans le noir. Un atelier de fabrication peut produire jusqu’à 500 lampes par jour, et l’entreprise a mis au point L-BOX, un atelier de fabrication clés en main qui permet d’implanter rapidement une unité de fabrication dans un nouveau pays. De quoi atteindre les objectifs qu’Arnaud et Maxence se sont fixés : commercialiser plus d’un million de lampes solaires d’ici 2020, via une dizaine d’ateliers de fabrication répartis sur le continent africain.

Foyers améliorés en Asie et en Afrique : études de cas sur le changement d’échelle

En 2014, le programme Stove+ du GERES et la GIZ-HERA ont cherché à mieux comprendre les modes de financements des modèles d’entreprises de foyers améliorés à travers l’Afrique et l’Asie. Cette étude est réalisée à un moment où les approches axées sur les marchés sont de plus en plus utilisées pour disséminer les foyers améliorés. Dans le même temps, les acteurs du marché cherchent des moyens à long terme et efficaces pour financer leurs activités et investir dans la chaîne de valeurs des cuiseurs.

En se concentrant sur les choix et les flux d’investissements, les chercheurs visent à apporter des recommandations provenant des acteurs majeurs du marché pour les financeurs du secteur (les donneurs ou encore les investisseurs privés) et à transmettre les leçons apprises par les professionnels du secteur.

L’étude analyse 8 modèles d’organisations en Asie et en Afrique : IcoProDac (GERES Cambodge), SZ Consultancy (GIZ, Bangladesh), Envirofit (Inde et Kenya), Cookswell Jiko (Kenya), Toyola Ltd. (Ghana), EnterpriseWorks/ VITA (Ghana) et FAFASO (Burkina Faso).

À partir d’observations directes sur le terrain, de plus de 100 interviews individuelles, de groupes de discussion et de deux groupes de travail régionaux (Phnom Penh, Cambodge et Accra, Ghana), les chercheurs ont rassemblé un grand nombre de données et de recommandations : où, quand et comment investir dans les activités du secteur des foyers améliorés? Quels mécanismes de financement sont utilisés ? Quel rôle les donneurs peuvent-ils jouer ?

Foyers améliorés d’Asie et d’Afrique : 8 études de cas sur le changement d’échelle

Où, quand et comment investir dans les activités du secteur des foyers améliorés ? Quels mécanismes de financement sont utilisés ? Quel rôle les donateurs peuvent-ils jouer ?

En 2014, StovePlus, un programme GERES, et la GIZ-HERA ont fait réaliser une étude pour mieux comprendre les modes de financements des modèles d’entreprise de foyers améliorés à travers l’Afrique et l’Asie.

À partir de 8 études de cas, avec des observations directes sur le terrain, plus de 100 interviews individuelles, des groupes de discussion et deux groupes de travail régionaux (Phnom Penh, Cambodge et Accra, Ghana), un grand nombre de données et de recommandations ont été rassemblées.

Où, quand et comment investir dans les activités du secteur des foyers améliorés ? Quels mécanismes de financement sont utilisés ? Quel rôle les donateurs peuvent-ils jouer ?

Les chercheurs impliqués dans cette étude visent à apporter des recommandations provenant des acteurs majeurs du marché pour les financeurs (donateurs ou investisseurs privés) et à transmettre les leçons apprises par les professionnels du secteur.

Téléchargez cette publication (97 p., anglais) ou lisez-la tranquillement avec ISSUU à partir du site de GERES.
Et plus d’infos sur les foyers améliorés sur : http://www.stoveplus.org/fr

Lien hypertexte (Référence, sites à visiter) : http://www.geres.eu/fr/ressources/publications/item/365-foyers-ameliores-dasie-et-dafrique-etudes-de-cas-sur-le-changement-dechelle

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Contact : contact@geres.eu

Etude PRODUSE : Impact de l’usage productif de l’électricité au Bénin, au Ghana et en Ouganda

La GIZ et ESMAP ont développé conjointement une méthodologie qui vise à évaluer l’impact de l’électrification sur les micros, petites et moyennes entreprises. Les résultats sont riches d’enseignements.

Les experts de l’électrification insistent souvent sur la nécessité d’un usage productif de l’énergie afin d’améliorer les revenus des entreprises locales. Cependant, les études qui établissent une relation de cause à effet entre l’accès à l’électricité et la réduction de la pauvreté ne sont pas nombreuses ; de plus il n’y a pratiquement aucune évaluation rigoureuse de l’impact économique des interventions d’électrification, notamment en Afrique.

Pour combler ce fossé entre la perception des experts et le manque d’études probantes, la GIZ et ESMAP ont développé conjointement une méthodologie qui vise à évaluer l’impact de l’électrification sur les micros, petites et moyennes entreprises. Cette méthodologie a été par la suite testée au Bénin, au Ghana et en Ouganda. Les résultats sont présentés dans l’étude intitulée « Utilisation Productive de l’Énergie (PRODUSE) – Mesure des impacts de l’électrification sur les petites et micros-entreprises en Afrique subsaharienne » (www.produse.org/study/). L’étude démontre que l’emploi approprié de techniques statistiques est indispensable pour établir des conclusions cohérentes sur les impacts de l’usage productif. Ces techniques sont applicables même dans le cas de projets à budgets limités.

Les résultats montrent que dans les cas analysés dans le cadre de l’étude PRODUSE, la consommation d’électricité n’a guère généré des profits plus élevés dans les entreprises déjà existantes. L’étude a par ailleurs démontré que malgré cet état des lieux, l’électrification peut conduire à la création de nouvelles entreprises génératrices de revenus supplémentaires et donc au développement des régions ciblés par les projets. Les petites entreprises de service et de confection se sont mises à offrir des biens et services qui n’existaient pas auparavant localement ou qui ont dû être importés d’autres régions. En outre, dans certains cas, des entreprises de tailles plus importantes ont été attirées par les régions alimentées dorénavant en électricité.

Vu que les trois cas étudiés ne sont pas représentatifs des projets d’électrification qui sont mis en œuvre dans des contextes variés, il serait hâtif de conclure sur le lien entre l’électrification, l’usage productif et les impacts sur le développement. Néanmoins, les auteurs encouragent les experts du développement et les décideurs à utiliser des méthodes d’évaluation plus rigoureuses, comme celle utilisée par PRODUSE, afin d’établir une base de connaissances fiable sur l’impact réel de l’usage productif de l’énergie dans les pays en développement.

Les intéressés peuvent faire usage du « PRODUSE Impact M&E Guide » qui présente le processus de conception et de réalisation d’une étude d’évaluation d’impact de l’usage productif étape par étape.

Pour plus d’informations sur la promotion et l’évaluation de l’usage productif de l’énergie veuillez consultez le site suivant : http://www.produse.org

Voir ausi les fichiers attachés à l’article.

 


 

Contact pour en savoir plus : lucius.mayer-tasch@giz.de

L’accès à l’énergie solaire via des solutions de micro-paiement – Etude de cas

Ce document présente une étude de cas de Simpa Networks, qui a développé une technologie basée sur le micro-paiement via la téléphonie mobile permettant de réguler le fonctionnement des appareils énergétiques en fonction des paiements reçus (en anglais).

Descriptif

Fondée en 2011, Simpa Networks est une société qui commercialise des Solar Home System (système solaire pour une maison) via une méthode de « Pay-as-you-go » (achat progressif) pour les populations défavorisées en Inde.

L’innovation de Simpa Networks réside dans le fait qu’ils ont inventé un système de paiement ingénieux leur permettant de se substituer à la banque en faisant le lien entre les entreprises qui vendent des solutions solaires et les populations n’ayant pas accès aux prêt bancaires.

Pour ce faire, Simpa Networks a développé une technologie basée sur le micro-paiement (par carte prépayée) via la téléphonie mobile permettant de réguler le fonctionnement des appareils énergétiques en fonction des paiements reçus.


Contact : cdahome@sevea-asso.org

Auteur : Cécile Dahomé et Cyril Monteiller – Sevea