Algérie : construction de la première ferme éolienne, et future production de panneaux solaires PV

D’une puissance de 10 MW, la future ferme éolienne sera réalisée sur 30 hectares et devrait être opérationnelle en 2012.

Le groupe Sonelgaz, à travers sa filiale d’engineering CEEG, investit dans l’éolien. Celle-ci a lancé récemment un appel d’offres international relatif à la réalisation de la première ferme éolienne en Algérie, d’une puissance de 10 MW à Adrar (sud-ouest). Ce projet a été confié le 21 janvier 2010 au groupe français Vergnet, qui a proposé un investissement de 3,05 milliards de dinars et un coût de 9620 DA par kWh.

Le choix du site de la ferme dans la wilaya d’Adrar a été fait suite à une étude cartographique sur les grandes régions de vent en Algérie et à l’issue de laquelle les régions de Tindouf et d’Adrar ont été définies. L’énergie produite par cette future ferme sera intégrée dans le réseau d’électricité de la wilaya d’Adrar, ce qui permettra une importante économie d’énergie quand il y a du vent dans la région.

La CEEG a également été chargée de réaliser un projet de construction d’une usine de fabrication de modules photovoltaïques dans le périmètre de la zone industrielle de Rouiba. La date de production de l’usine est prévue pour le mois de septembre 2012.

Ces projets participent aux objectifs du gouvernement en matière de promotion des énergies renouvelables. C’est dans ce sens qu’un fonds destiné à l’encouragement des énergies renouvelables a été créé et alimenté par 0,5 % de la redevance pétrolière. Pour rappel, dans le cadre de la politique nationale de promotion des énergies renouvelables et d’économie d’énergie, pas moins de 5 millions de lampes à basse consommation seront distribuées aux ménages ainsi que 9 000 chauffe-eau solaires dans le cadre du plan quinquennal de développement 2010-2014.

Le ministère de l’Énergie et des Mines a tracé un programme qui vient compléter la stratégie mise en place par le secteur entre 2007-2011 visant à rationaliser la consommation de l’énergie, augmenter les revenus de l’Etat et réduire l’émission de CO2 d’un million de tonnes, outre le drainage des investissements et la création d’emplois. Ainsi, plusieurs secteurs d’activité seront touchés par ce plan. En ce qui concerne l’habitat, un programme de 600 logements écologiques haut standing est en cours de réalisation pour réduire la consommation d’énergie (chauffage et climatisation).

L’Algérie dispose d’un potentiel énergétique solaire dépassant les 5 milliards de GWh par an, avec une moyenne annuelle de la durée d’ensoleillement variant de 2550 heures dans le nord à 3600 heures dans le Sahara.


Source : Le Maghreb.

Xavier Dufail

Sénégal : ENERBATIM, salon International des Énergies Renouvelables et du Bâtiment

La première édition du Salon International des Énergies Renouvelables et du Bâtiment sera organisé du 7 au 9 mai 2010 à Dakar (Sénégal).

Nombre d’exposants : 110 exposants attendus

Ce salon se veut être la vitrine africaine de découvertes des nouveautés, innovations, tendances du bâtiment et efficacité énergétique mais aussi de générateurs d’affaires et de promotions pour permettre aux exposants de capter le potentiel que représente les Énergies Renouvelables et le Bâtiment en Afrique.

Ce sera le lieu d’expositions, de démonstrations des réalisations des professionnels pour concevoir le bâtiment de demain : réduction des déperditions énergétiques, développement des énergies renouvelables, etc. Les énergies renouvelables apportent des solutions énergétiques nouvelles pour la construction et la rénovation de bâtiments performants et durables.


Source : site Web du salon ENERBATIM.

Xavier Dufail

RDC : la briquette biomasse pour sauvegarder les forêts et parcs du Kivu

Dans le Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), quelques familles des quartiers déshérités expérimentent depuis quelques mois les briquettes biomasse comme une source d’énergie propre réduisant la pollution, l’insalubrité et la déforestation qui étouffent la région.

Le projet est le fruit d’une collaboration entre le Parc national de Virunga (PNVi), l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et le réseau Environnement ressources naturelles et développement (ERND) qui vulgarisent ces briquettes appelée ‘makala ya sasa’ (signifie nouvelle braise, en kiswahili) comme une alternative à l’utilisation du bois de chauffe et de braise.

Les briquettes de biomasse sont fabriquées à partir de feuilles, d’écorces et de pelures de fruits ou d’autres déchets agricoles tels que le riz, le haricot, le maïs, la canne à sucre… Bisimwa Nshombo, ingénieur du réseau ERND, ajoute à cette liste la sciure du bois, et du papier de toute sorte.

A Goma, la principale ville du Nord-Kivu, un sac des briquettes de 60 kilogrammes coûte 12 dollars alors que le prix de la même quantité de charbon oscille entre 25 et 30 dollars. A Bukavu, le sac est vendu à 12.000 francs congolais (environ 13 dollars).

Dans le territoire de Rutshuru, l’ICCN a lancé un projet de fabrication de briquettes combustibles, avec une formation donnée à quelque 3.000 personnes bénévoles qui apprennent cette nouvelle technique.

Selon les membres et experts de ERND, la briquette présente beaucoup d’avantages par rapport aux bois de chauffe et le charbon. « Elle ne produit pas de fumée si le dosage du mélange sciure-papier a été respecté lors de sa fabrication ». En outre, son coût d’achat reste préférentiel. « La briquette permet à nos familles d’économiser de l’argent, de l’énergie. », affirme Bahati à IPS.

Le prix de la briquette n’est pas aussi élevé que celui du charbon. Selon Murhula Zagabe de ERND, il varie d’un endroit à un autre où la briquette a été produite. A Bukavu, 12 briquettes font un kilogramme qui coûte 200 francs congolais (FC, environ 0,22 dollar) alors qu’un kilo de charbon équivaut à 1.000 FC (1,11 dollar), indique-t-il à IPS.

Zagabe précise qu’un kilo de haricot est préparé à l’aide de 25 briquettes, soit deux kilos qui reviennent à 400 FC (0,44 dollars) alors qu’il faut un kilo et demi de charbon qui revient à 1.500 FC (environ 1,66 dollar) pour préparer la même quantité de haricot qui est un aliment principal à Bukavu et Goma.

C’est « un gain non négligeable alors que le revenu mensuel d’un ménage congolais tourne souvent autour de 30 dollars », souligne Nshombo du réseau ERND.

De Mérode promet que dans une année, d’ici le 30 juin 2011, quelque 300.000 personnes auront abandonné l’utilisation du bois de chauffe et du charbon au profit des briquettes biomasse. « Près de 92 % de makala (braise) produit au Nord-Kivu provient d’arbres abattus dans le parc. Et 20 pour cent de cette aire protégée, c’est-à-dire environ 160.000 hectares, sont déjà détruits par la déforestation illégale et la production du charbon de bois ».

Le coordonnateur du groupe de travail de la société civile du Sud-Kivu, Climat REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts), Roger Muchuba, souligne à IPS que la déforestation est une réalité dans cette province. Il affirme que cette situation provoque déjà des conséquences néfastes, ajoutant : « Les pluies, qui se sont abattues les fois dernières à Mwenga et à Tubimbi dans le territoire de Walungu, ont emporté des villages et des ponts ».

Des agents de l’ICCN sensibilisent les populations aux questions de la déforestation et des énergies durables. Le programme recherche également des organisations locales capables de produire des briquettes biomasse. Il leur donne une formation de quatre jours sur la production, le marketing et la vente de briquettes.

« Ce nouveau carburant présente l’avantage d’être une source d’énergie durable, écologique et bon marché. Le coût de production est bas. Les matières premières sont abondantes, et les briquettes fournissent 70 pour cent d’énergie en plus par rapport au makala », affirme Balemba à IPS.

Mais, certains vendeurs qui vivent de la coupe des arbres réagissent : « Nous n’avons que ce seul travail depuis nos ancêtres ; c’est notre vie. Qu’allons-nous devenir ? ».

Il faudra du temps pour faire comprendre à ceux qui doutent encore des désastres de la déforestation sur leur vie et celle des autres, reconnaissent les agents de l’ICCN.


Source : International Press Service.

Xavier Dufail

Tunisie : réduire de 20% la demande en énergie à l’horizon 2011

La Banque mondiale (BM) et l’Agence française de développement (AFD), viennent d’octroyer à la Tunisie, deux lignes de crédits réservées à la maîtrise de l’énergie, l’accompagnement et l’assistance techniques dans ce cadre.

Inscrits dans le cadre de la mise en œuvre du programme quadriennal de maitrise de l’énergie (PQME) pour la période 2008-2011, ces deux lignes de crédits ont été lancées afin de mobiliser les ressources financières appropriées et faciliter l’accès à des instruments idoines de financement.

En effet, la ligne de crédits octroyée par la Banque mondiale, d’un montant de 42,3 millions de dinars, est réservée aux projets de cogénération et d’efficacité énergétique.

Distribuée via trois banques de la Place à savoir l’Amen Bank, la Banque de l’Habitat (BH) et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME), cette ligne est accompagnée d’un programme d’assistance technique ayant pour objectif de venir en aide aux industriels.

Quant à la ligne de crédits accordée par l’AFD, d’un montant de 40 millions d’euros, elle est ouverte auprès de trois banques, la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), la Banque de Tunisie (BT) et l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI).

La ligne de crédit de l’AFD est, par ailleurs, accompagnée d’une subvention au profit des deux agences techniques concernées, l’Agence nationale pour la maitrise de l’énergie (AMNE) en matière de maitrise de l’énergie et l’Agence nationale pour la protection de l’environnement (ANPE) pour tout ce qui est dépollution.

Signée en Tunisie le 16 novembre 2009, cette ligne de crédit a profité, jusqu’à maintenant, à seulement deux entreprises industrielles, mettant à leur profit un montant de 4,4 millions de dinars dédiés à la réalisation de projets d’efficacité énergétique.

Force est de savoir dans ce contexte que la cogénération est un secteur des plus rentables et efficaces. Le Directeur Général de l’ANME, M. Aissa Ayadi, a souligné lors d’une journée d’information tenue le 3 mars 2010 à Tunis et dédiée à la présentation de ces deux lignes de crédit, que cinq industriels utilisent ce système en Tunisie.

Quant au PQME, qui ambitionne de faire baisser, à hauteur de 20%, la demande en énergie à l’horizon 2011, il a réussi jusqu’à la fin 2009 de réduire cette demande de 13%.


Source : Info Tunisie.

Xavier Dufail

Tunisie : 2ème édition du Salon international Ecomed

La 2e édition du Salon international de la maîtrise de l’énergie « Ecomed » se tiendra du 22 au 24 avril 2010 à l’Expo Center Médina Yasmine Hammamet, organisée par Médina Events et la Chambre syndicale nationale des énergies renouvelables (Csner) et en partenariat avec l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (Anme).

Les énergies renouvelables en vedette

Environ 120 exposants sont attendus à ce salon (français, allemands et maghrébins) contre 100 exposants enregistrés en 2009.

Cette édition présentera la politique tunisienne en matière d’économie d’énergie et montrera l’intérêt porté par les grandes firmes internationales au site Tunisie et à la conquête des marchés maghrébins et africains.

Une grande partie du salon sera consacrée aux énergies renouvelables (solaire, thermique, photovoltaïque, éolienne, biomasse, biocarburant)

Plusieurs conférences économiques et scientifiques seront organisées en marge du salon avec la participation d’experts internationaux en la matière et dont les thèmes principaux toucheront le plan solaire méditerranéen(PSM), le plan solaire tunisien (PST) et le grand projet Desertec.


Source : LaPresse<tn.

Xavier Dufail

SustainergyNet, lettre d’information – février 2010

Le projet SustainergyNet, dont l’objectif est de promouvoir la participation des organisations de la société civile en Afrique aux processus d’orientation des politiques de recherche dans le domaine du développement durable et de la gestion de l’énergie, publie sa lettre d’information de février 2010.

« SustainergyNet – lettre d’information de février 2010 »

Organisation for International Dialogue and Confict Management (IDC)

4 pages

février 2010


Xavier Dufail

Libye : atelier sur l’utilisation de l’énergie dans les bâtiments

Le centre libyen de recherches et des études sur l’énergie solaire organisera lundi 25 janvier 2010 un atelier sur « l’introduction des technologies de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique dans les bâtiments ».

La rencontre est organisée en collaboration avec le comité populaire général libyen des Infrastructures et Services, le centre national libyen des normes de qualité, l’Office de l’habitat et des services, l’Office de promotion et de développement des centres administratifs et l’autorité exécutive des énergies Renouvelables.

Elle verra la participation de plusieurs ingénieurs opérant dans la conception et la supervision de la construction des bâtiments, des représentants de bureau de consulting, des sociétés de production et de distribution d’électricité.

Selon les organisateurs, l’atelier vise également à sensibiliser sur l’énergie solaire, notamment l’utilisation des chauffages des ménages, les procédés pour baisser les charges des équipements électro-ménagers, du chauffage et du froid dans les maisons et l’élaboration d’une stratégie globale d’exploitation de l’énergie solaire dans les bâtiments et la promotion de l’investissement dans ce secteur, tout en lui accordant la priorité.

Faire connaître l’importance de l’énergie solaire et ses liens avec les problèmes de l’environnement aux niveaux local et international, déterminer les domaines d’application de l’énergie solaire dans les bâtiments où elle a prouvé son efficacité technique et économique, connaître les défis et les chances de réussite du programme national pour l’introduction des systèmes solaires dans les bâtiments à travers la mise en exergue des avantages et inconvénients, figurent parmi les objectifs assignés à la rencontre.

Les participants discuteront aussi de divers axes, dont la rationalisation de la consommation de l’énergie dans les ménages, les normes des matériaux de construction et les possédés de réduction des charges énergétiques.

La protection de l’environnement, les lois et législations relatives à la conception des bâtiments et l’encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables dans les ménages figurent également au programme de la rencontre.

Des communications relatives au domaine de l’introduction des technologies des énergies solaires dans les bâtiments seront données en marge de cet atelier ainsi que l’organisation de tables-rondes auxquelles participeront plusieurs experts et spécialistes dans les domaines de l’énergie solaire en Libye et à l’étranger.


Source : Afrique en ligne.

Xavier Dufail

Chine : financement de l’AFD pour des projets énergétiques

Le 17 décembre 2009 l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 120 millions d’euros à la République populaire de Chine pour le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.

La croissance de la demande énergétique chinoise est très élevée, en raison du poids d’un secteur industriel dynamique dont les performances énergétiques sont médiocres. Depuis 2008, la Chine est ainsi devenue le premier émetteur mondial de CO2. En 2006, l’AFD a approuvé une première ligne de crédit de 60 millions d’euros destinée à financer les projets d’efficacité énergétiques et d’énergie renouvelable proposés par trois banques locales. Cette ligne sera terminée à fin 2009 et aura permis d’éviter l’émission de plus de 1.900.000 tonnes de CO2 par an.

Forts de ce succès, l’ensemble des partenaires ont souhaité poursuivre et amplifier cette dynamique avec une seconde ligne, d’un montant doublé à 120 millions d’euros. Un volet d’assistance technique doit accompagner la formation des équipes bancaires et l’analyse des projets. Les trois banques partenaires (HuaXia Bank, China Merchant Bank et SPDB) sont basées à Pékin, Shenzhen et Shanghai et possèdent de puissants réseaux nationaux.


Source : Agence Française de Développement.

Xavier Dufail

Afrique du Sud : financement d’entreprises, par l’AFD, pour la maîtrise de l’énergie

Le 17 décembre 2009 l’AFD a approuvé l’octroi d’un financement de 120,7 millions d’euros (ligne de crédit de 120 millions d’euros ouverte aux banques participantes et subvention de 700.000 euros à la South African National Energy Development Institue – SANEDI) pour un programme d’appui à la maîtrise de l’énergie en faveur des entreprises privées du secteur industriel et commercial.

L’Afrique du Sud est le 20ème pays émetteur de gaz à effet de serre (GES) et occupe la 10ème place en matière de GES émis par le secteur de l’électricité. Cette situation résulte de la part considérable du charbon dans la production d’énergie primaire (75% du bilan énergétique national). Les délestages croissants opérés par Eskom, l’opérateur national, témoignent par ailleurs de l’insuffisance de la capacité de production d’électricité. La mobilisation du secteur bancaire dynamique sud-africain apparait comme une condition nécessaire à l’accélération de l’investissement des entreprises en matière de maîtrise de l’énergie et pour réduire l’emprunte carbone de l’activité économique et amorcer la diversification du bouquet énergétique du pays.

La ligne de crédit de l’AFD permettra aux principales banques de proposer aux entreprises des financements à long terme incitatifs. Les projets d’efficacités énergétiques financés auront un ratio d’économie d’énergie d’au moins 20%. Les conditions du concours de l’AFD permettront aux banques de couvrir une partie des coûts de promotion de ces financements et de l’assistance technique requise à leur niveau et pour leurs clients. Le volet d’appui permettra enfin de renforcer les capacités des banques participantes et de leurs clientèles et d’accompagner les évolutions institutionnelles du secteur. La répartition de la ligne entre les banques se fera au gré de leurs demandes d’imputation et la SANEDI, agence gouvernementale en cours de création (ou toute structure ayant la capacité requise), assurera la maitrise d’ouvrage de la facilité d’appui.


Source : Agence Française de Développement.

Xavier Dufail

Vietnam : plan national de développement des énergies renouvelables

L’objectif général du plan national de développement des énergies renouvelables jusqu’en 2015 est d’atteindre un volume de production d’électricité d’environ 3% du total national, et de 4% pour 2025.

Concrètement, 1.533 MW d’électricité seront fournis au réseau national en 2015 grâce aux sources naturelles qui ne s’épuisent pas. Sur cette totalité, 92,8% seront produits par les petits centrales hydroélectriques. De 2016 à 2025, ce seront respectivement près de 1.030 MW au total et une participation de 58% de l’hydroélectricité, le reste provenant de l’utilisation des biomasses, du soleil et du vent. Par ailleurs, sont prévus la production et l’emploi effectif d’environ 7.379 millions de mètres carrés de panneaux solaires pour chauffe-eau, de 10 millions de mètres cubes de biogaz, de 1,8 million de tonnes d’éthanol et d’huiles végétales.

Atteindre ces objectifs suppose de réaliser un investissement de 31.000 milliards de dôngs, lesquels seront mobilisés selon plusieurs modalités, et notamment grâce à des aides publiques pour le développement, des prêts à titre préférentiel…

Selon les experts, le Vietnam dispose de riches ressources en énergies renouvelables, à commencer par l’énergie solaire, les petites centrales hydroélectriques, la biomasse et l’énergie éolienne. Ceci étant, les possibilités en termes d’exploitation, de transformation comme d’utilisation demeurent limitées actuellement. La plupart des technologies en ce domaine ne sont pas appliquées dans les régions rurales et montagneuses où le niveau de connaissances comme de revenus sont pourtant faibles, sans oublier leur coût élevé et la complexité de leur emploi.

Pour diversifier les ressources en énergies renouvelables et encourager les investissements, le ministère du Commerce et de l’Industrie a établi un cadre juridique et pris des politiques privilégiées pour les investisseurs nationaux comme étrangers souhaitant réaliser des projets en la matière.

Ces entreprises se voient accorder des priorités comme exemption d’impôt sur le revenu des entreprises pendant 10 à 15 années, de taxes sur l’importation des équipements et technologies. Elles pourront par ailleurs bénéficier d’emprunts de moyen à long terme à un taux d’intérêt préférentiel de la part du fonds de développement des énergies renouvelables, outre d’autres politiques prioritaires.

Actuellement, l’État encourage les entreprises à créer des centres de production, d’assemblage et de préparation d’équipements pour les nouvelles énergies tels que chauffe-eau solaire, ouvrages de biogaz…

La lampe LED peu gourmande en énergie

La Compagnie de production et de commerce de lumière et d’économies d’énergie a réussi à mettre au point une lampe Led économique pour les zones industrielles et les usines, qui en outre est dotée d’une longévité considérable pouvant aller jusqu’à 23 ans. Cette lampe a nombre de qualités notamment en termes de protection de l’environnement. Elle consomme jusqu’à 70-80% d’électricité en moins que les lampes normales. Dans le contexte d’augmentation du coût de l’électricité, elle est un excellent choix pour les zones industrielles et les usines.


Source : Un article de Thuy Hà sur Le Courrier du Vietnam.

Xavier Dufail