Electriciens sans frontières – Rapport annuel 2016

logo esfEn 2016, les 1200 bénévoles et l’équipe salariée de l’ONG Electriciens sans frontières ont mis en oeuvre 120 projets dans 31 pays, 80% faisaient appel aux énergies renouvelables, 1/4 ont contribué à l’accès à l’eau.

Ces actions concernent :

  • les besoins de développement durable (santé, éducation, éclairage, activités économiques, au Maroc, au Kenya, en Guinée, au Vietnam …),
  • mais aussi l’urgence (Haïti)
  • et le soutien à d’autres acteurs de la solidarité internationale (Palestine, Madagascar).

Retrouvez l’ensemble de ces actions dans le Rapport annuel 2016 et l’Essentiel 2016 de l’ONG.

Special Issue on Renewable Energy in Sub-Saharan Africa Contributions from the Social Sciences

Numéro spécial de la revue américaine Energy Research & Social Science consacré aux énergies renouvelables en Afrique sub-Saharienne.

La plupart de ces articles scientifiques sont payants (mais parfois accessibles au niveau des bibliothèques universitaires). Toutefois les résumés et les noms des auteurs permettent de trouver des contacts intéressants.

La liste des articles et les pdf sont accessibles sur le site de l’ERSS.

What coalitions of stakeholders to electrify Madagascar?

Cet article analyse les succès et les limites du projet d’énergie hydroélectrique Rhyviere à Madagascar et soulève des questions sur le rôle des parties prenantes dans la construction d’un modèle d’électrification rurale efficace et durable. En faisant la promotion d’un modèle de délégation basée sur des institutions solides capables de jouer leur rôle, cette expérience démontre que les organisations de la société civile ont un rôle à jouer dans la construction de coalitions justes et équilibrées des parties prenantes.

Cet article fait partie d’un numéro spécial de la revue Facts Reports consacré à Electrification décentralisée et Développement.

Pico hydro turbines for electricity in rural areas

Cet article traite les évaluations et les enseignements tirés par Electriciens sans frontières de son programme de déploiement d’une solution de pico hydroélectricité dans une zone rurale très isolée au nord du Laos. Ce projet fait partie du développement stratégique pour l’électrification rurale du Laos, dans lequel les pico hydro installations électriques constituent la principale voie de progrès pour l’électrification de villages isolés.

GVEP stimule les PME du secteur de l’énergie au Rwanda

Un accord récent entre l’Autorité rwandaise de l’Assainissement, Eau et Energie (EWSA pour son acronyme anglais) et la Banque Mondiale, apportera des fonds pour plusieurs projets hydroélectriques et pour le programme de subventions de l’éclairage hors-réseau au Rwanda.

EWSA (L’Autorité rwandaise de l’Assainissement, Eau et Energie) et la Banque Mondiale, ont signé un accord dans le cadre duprogramme de soutien aux PMEs du secteur énergétique (ESME), qui apportera des fonds pour plusieurs projets hydroélectriques et pour le programme de subventions de l’éclairage hors-réseau. GVEP travaille au Rwanda depuis plus d’un an à la préparation d’un portefeuille de projets à financer.

EWSA fournira des subventions partielles pour les projets hydroélectriques, qui lèveront des capitaux supplémentaires auprès d’investisseurs à fort impact et des banques locales. GVEP aidera les promoteurs de projets à obtenir le financement nécessaire. Les subventions de l’éclairage hors réseau aideront les entreprises offrant des produits approuvés par Lighting Africa à couvrir leurs coûts de commercialisation et de distribution.

GVEP a récemment organisé un atelier de formation au Rwanda sur le financement de l’énergie pour les institutions financières. L’objectif était de favoriser l’accès au crédit pour les développeurs de projets et les entreprises d’éclairage hors réseau. Mené en collaboration avec EWSA, l’atelier ciblait les institutions financières basées au Rwanda intéressées par la création ou le développement de leurs activités de prêt dans le secteur de l’énergie.

« « Le gouvernement du Rwanda veut réorganiser le secteur de l’énergie, y compris la production d’électricité », explique David Dish, Conseiller GVEP des Marchés Durables. « L’investissement privé est à la hausse. Mais les prêts par les banques locales ont jusqu’ici demandé des niveaux élevés de garanties et les taux d’intérêt sont élevés. Durant la formation, nous avons examiné les bases de financement de projets et l’évaluation des risques des projets énergétiques. Si les banques sont mieux préparées et comprennent le fonctionnement économique des ces entreprises énergétiques, il sera plus facile pour les entrepreneurs de ce secteur d’accéder au capital au niveau local. » »

Les participants ont été impliqués dans des exercices théoriques et pratiques dans le cadre de la formation et ont eu la chance de visiter un site hydraulique à Musarara et une boutique solaire. GVEP a élaboré un manuel de référence détaillé qui a été utilisé durant l’atelier.

À ce jour, GVEP a soutenu 2 sites hydroélectriques qui sont en quête de financement. L’un d’eux est l’entreprise Amahoro Energy, qui vise à accroître la capacité de production d’électricité au Rwanda par la construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau de 3MW raccordée au réseau. GVEP joue un rôle de conseiller technique et financier auprès d’Amahoro Energy à travers nos bureaux à Kigali et Nairobi.

Le projet appuiera également les distributeurs de produits d’éclairage hors réseau bon marché. La Fédération du Secteur Privé (FSP) et GVEP donneront des conseils sur les plans de marketing et d’affaires ainsi que sur l’expansion des réseaux de distribution ruraux. EWSA apportera un soutien au financement des subventions à des entreprises sélectionnées pour mettre en œuvre les activités de marketing et accroître les ventes de produits. GVEP a déjà soumis une demande de subvention de l’éclairage pour approbation et une autre demande suivra très prochainement.

Le Rwanda a un secteur énergétique moderne relativement faible et fragile et la consommation d’électricité par habitant est encore inférieure à ses voisins d’Afrique de l’Est. Mais le pays a lancé un programme ambitieux visant à accroître l’accès aux services énergétiques modernes. Après avoir fait face à d’immenses défis avec un investissement très limité pendant de nombreuses années, le secteur de l’énergie au Rwanda connaît un renouveau.

Le Fonds d’affectation spécial ESME est financé par la Russie et administré par la Banque Mondiale. Il vise à favoriser l’esprit d’entreprenariat local du secteur privé et de l’investissement dans la fourniture de services énergétiques dans les régions les plus reculées, non desservies ou mal desservies en Afrique sub-saharienne. Son objectif également est d’augmenter l’accès aux services énergétiques modernes, fiables, durables et abordables. GVEP reçoit un financement de ce Fonds d’affectation spécial pour apporter une assistance technique aux PME du secteur énergétique et aux organismes gouvernementaux.

Plus d’informations sur la demande de subvention.

Laure Ego, GVEP

Production de légumes bio à l’école de Kaydara (Sénégal)

ONG/collectivité : SIDI. Partenaires locaux : Jardins d’Afrique, Kayer. Aide fondation POWEO : 15500 €. Autres financeurs : Jardins d’Afrique

Contexte :

La SIDI (Solidarité Internationale pour le développement et l’investissement) travaille depuis 15 ans avec des organisations paysannes et des ONG au Sénégal. Dans le Sine-Saloum, elle aide les actions locales pour l’emploi des jeunes, la valorisation des produits agricoles et le recours aux énergies renouvelables (création d’une « chaîne » de restaurants solidaires, aide à la vente des produits agricoles…).

A la ferme-école agro-écologique de Jardins d’Afrique (Kaydara, Communauté rurale de Fimela, région de Fatick), les stagiaires, à travers leurs travaux pratiques, produisent et vendent des légumes « bio ». Les recettes contribuent au fonctionnement de l’école et constituent un petit capital pour leur installation comme maraîchers.

Objectif :

Mettre en place une station de pompage solaire pour l’irrigation de la ferme-école agro-écologique de Kaydara.

Résultats :

La station de pompage comprend :

  • Le puits de 4 m de diamètre et 6,30 m de profondeur
  • Le château d’eau surélevé de 20 m3
  • 4 panneaux solaires (640W/24V) qui alimentent 1 pompe solaire pour remplir le château d’eau
  • 6 robinets répartis sur les 4 côtés du château d’eau à une distance de 15 mètres
  • une conduite d’eau de 100 m qui relie la station de pompage à la Ferme-école.
  • 4 000 m2 sont maintenant arrosés sans « huile de coude » : le château d’eau est plein le matin. L’eau est utilisée durant les premières heures du jour, et au fur et à mesure de cette utilisation, l’énergie du soleil permet de le remplir de nouveau en environ 3 h. L’ensemble permet donc d’augmenter et de sécuriser la production maraîchère de la ferme-école.

L’installation solaire a été réalisée par KAYER, atelier solaire créé par l’UGPM (union des paysans de Meckhé) et devenu aujourd’hui une entreprise autonome avec l’aide de la SIDI et de Schneider-Electric.

La 1ère promotion de jeunes agriculteurs formés à l’école de Kaydara est sortie en mai 2010 après 3 ans de formation.

www.sidi.fr

Salon international des énergies renouvelables- Dakar -07 au 10novembre 2012

Le Groupe Expo Carrefour Afrique (EXCAF) organise en collaboration avec le Fonds Africain des Biocarburants et des Energies Renouvelables (FABER),du 07au 10 Novembre 2012 à Dakar, un Salon International des Energies Renouvelables.

Le Salon qui sera ainsi un cadre Africain de promotion,des nouvelles technologies dans les différentes filières des énergies renouvelables, comprendra essentiellement trois(3)volets :

* Une exposition internationale ouverte aux entreprises,aux organisations internationales, aux organismes et structures de recherche et d’études, provenant d’horizons divers et évoluant dans les différentes filières ;

* Un colloque international dont les thèmes seront axés sur les préoccupations majeures des pays africains face à la situation énergétique et sur les solutions alternatives adaptées au contexte africain ;

* Des rencontres de partenariat dont l’objectif principal est de promouvoir les investissements dans les filières des énergies renouvelables.

Jacques Monvois

Evaluation du potentiel du marché pico-hydraulique au Rwanda

Dans le cadre de son programme ESME (Petites et Moyennes Entreprises Energétiques), GVEP a mené une étude portant sur le marché pico and micro-hydraulique au Rwanda.

Cette étude évalue le potentiel commercial du marché rwandais des centrales hydrauliques hors réseau et générant jusqu’à 50 kW.

Elle a été menée conjointement avec Entec AG et la Suisse qui ont plus de vingt ans d’expérience en développement de technologies pico et micro-hydrauliques dans les pays en développement.

Voici les principales conclusions de cette évaluation :

  • Au Rwanda, il existe un marché potentiel pour les centrales hydrauliques hors réseau et à petite échelle. Il est important de soutenir le développement de ce marché par le biais d’interventions de bailleurs de fonds spécifiques.
  • C’est un marché naissant. Bien que les chargés de développement soient très motivés et qu’ils fassent de leur mieux dans un environnement difficile, il leur manque les compétences de base en ingénierie hydraulique. L’expertise technique limitée des chargés de développement et des fabricants constitue l’un des principaux obstacles à un développement plus rapide de ce secteur.
  • Au Rwanda, il y a une forte demande en services électriques de la part des bureaux, écoles, centres médicaux, entreprises locales et communautés rurales. Le gouvernement s’est engagé dans un ambitieux programme d’extension du réseau électrique. Toutefois, de nombreuses régions isolées demeureront sans accès à l’électricité pour les 15 à 20 prochaines années. Ces régions sont très demandeuses de solutions alternatives d’électrification.
  • Ces dernières années, près de 30 centrales pico-hydrauliques privées ont vu le jour. Il y a une forte volonté, aussi bien du côté des bénéficiaires, à payer pour accéder à des services électriques que du côté des chargés de développement, à concevoir des systèmes adéquats afin de lever des fonds sans accabler le budget des familles moyennes, en proposant des coûts mensuels allant de 2,50 à 5 US$ par foyer (environ 1,90 à 3,80 €).
  • Jusqu’ici, les chargés de développement ont principalement investi leurs fonds propres dans leur activité. Malgré leur état d’esprit entrepreneurial et pionnier, les évaluations financières et commerciales de ces entreprises sont faites sur la base d’estimations approximatives. Afin d’évaluer avec précision la viabilité financière d’un site et obtenir un financement par le biais de prêts, il est nécessaire que les chargés de développement comprennent les principes sur lesquels repose l’exploitation commerciale, de tenir leurs livres de compte à jour et de développer des propositions commerciales rentables.
  • L’accès restreint à un financement tiers est un obstacle de plus au développement du secteur. Bien que les chargés de développement aient trouvé des moyens créatifs pour lever des fonds, il est important de souligner que la croissance de leurs activités pâtit d’un manque de financement.

(…) Lire la suite de l’article et télécharger le rapport sur le marché pico et micro-hydraulique au Rwanda.

Laure Ego, GVEP

Haïti : 191 millions de dollars pour un projet hydroélectrique

Le 30 septembre 2010, le ministre brésilien des Affaires étrangères a remis au président René Préval une étude réalisée et financée [2,5 millions] par le Brésil, pour la construction d’une centrale hydroélectrique dans le Plateau central, qui pourrait générer jusqu’à 32 MW.

Un projet de 191 millions de dollars dont le Brésil s’est engagé à financer 40 millions de dollars.

Ce projet a été présenté et approuvé le 17 août 2010, mais ne disposait alors d’aucun fonds pour sa réalisation :

Titre : énergie – génération d’énergie hydroélectrique : 4C Artibonite

Description du projet : construction du barrage hydro-électrique « Artibonite C-4 » près de Mirebalais ; installation d’une puissance de 32 MW, qui fournira de l’énergie à 213 000 ménages, pour atteindre environ 1 million de citoyens haïtiens.

Agence d’exécution : à déterminer

Budget total : $191 millions sur 40 mois

Financement : $2,5 millions ;Donateur : Brésil [coût de l’étude préliminaire]

Il s’agit maintenant pour ce projet de trouver le financement complémentaire pour permettre sa réalisation.


Source : Le site Haïti Libre.

Xavier Dufail

Cameroun : bientôt de l’énergie électrique à partir de courants marins

La société MRS Power Cameroon vient de signer une convention avec l’État pour l’expérimentation de la production de l’électricité à partir de courants marins au Cameroun.

L’opérateur, déjà présent dans le pays à travers la distribution du carburant, financera les études de la phase pilote.

L’État du Cameroun, pour sa part, s’engage ainsi à acheter l’énergie ainsi fournie sur une période de 25 ans.

Baptisé Tidal Wave Energy, le procédé en voie d’expérimentation, selon ses promoteurs, consiste à convertir les courants des océans et cours d’eau en énergie électrique renouvelable, propre, peu coûteuse et non polluante.


Source : APAnews.

Xavier Dufail