Coopération Albi-Abomey : le plan triennal 2016-2018

Il y a plus de 10 ans, le 4 juin 2005, Albi a débuté une coopération décentralisée avec Abomey (Bénin). Ces deux villes s’étaient rapprochées du fait d’un point commun original et de valeur : un patrimoine historique exceptionnel inscrit au patrimoine mondial avec la Cité épiscopale d’Albi d’une part et les palais royaux d’Abomey d’autre part.

France Gerbal-Medalle, conseillère municipale d’Albi déléguée à la coopération décentralisée, s’est rendu à Abomey il y a quelques mois pour s’entretenir avec le nouveau maire, Blaise Ahanhanzo Glélé, resserrer les liens entre les deux villes, faire le bilan des actions antérieures  et mettre au point le 4ème plan triennal d’action de coopération Albi-Abomey.

Sur la période 2016-2018, les actions pour la mise en valeur du patrimoine touristique, l’éclairage public et l’accès à l’eau potable seront poursuivies.

Dans le domaine de l’éclairage public, la plupart des actions seront dorénavant couplées avec l’accès à l’eau potable, avec la mise en place d’îlots photovoltaïques pour le pompage de l’eau. Par le passé, 16 îlots photovoltaïques ont déjà été mis en place dans des centres de santé et l’axe d’entrée de la ville a été complètement éclairé, soit 6 km de route et 50 points lumineux.

« City Climate Finance Training » lors de la MedCop Climat

Renforcer les capacités des décideurs locaux pour faire face au changement climatique, tel est l’objectif du programme de formation « City Climate Finance Training » organisé par I4CE et le FMDV avec le soutien de Climate Kic et la GIZ.

Ce programme s’adresse aux représentants politiques et techniques locaux et régionaux des pays en voie de développement et émergents. Il cherche à renforcer les capacités de ces acteurs à formuler des projets urbains résilients et à mobiliser les ressources  financières nécessaires à leur mise en oeuvre.

Le premier des trois ateliers de formation s’est tenu à Tanger (Maroc) les 19 & 20 juillet à l’occasion de MedCop Climat. Il s’est articulé autour de deux demi-journées/conférences de sensibilisation aux impacts du changement climatique et a rassemblé 50 participants représentant environ 30 collectivités locales du Maroc et de la Tunisie ainsi que 20 intervenants de la région méditerranéenne.

Electriciens Sans Frontières, le rapport 2015 est disponible

Electriciens Sans Frontières vient de publier son rapport d’activités 2015. Avec un budget de près de 3,5 M€ en 2015 et l’équivalent de 6 M€ de contributions volontaires (bénévolat et dons en nature), ESF a réalisé 68 missions pour favoriser l’accès à l’électricité dans 22 pays, principalement en Afrique.

80% des projets concernent l’aide au développement, comme l’électrification d’écoles au Pérou ou d’équipements de santé en RDC, ou encore le pompage solaire pour le maraîchage au Sénégal.

Mais ESF apporte aussi son soutien aux organisations qui agissent dans l’urgence ou la post-urgence, notamment au Vanuatu et aux Philippines en 2015.

Consultez ce rapport et les données essentielles en ligne.

Formation : Intégrer le climat dans sa gestion de projet

Le 5ème rapport du GIEC (2014), dresse un constat alarmant sur la progression des changements climatiques. Quel que soit le scénario de projection retenu, les températures vont croître et entraîner des bouleversements climatiques. Il apparaît donc essentiel de faire du climat une thématique d’action prioritaire.

Objectif de la formation :
L’objectif de cette formation est de permettre une meilleure connaissance de la problématique climat et des méthodes pour l’intégrer tout au long du cycle des projets de solidarité internationale : conception, mise en œuvre, évaluation.

Contenu :
Concepts, enjeux des changements climatiques, engagements de la COP 21 et réponses apportées à plusieurs échelles et sur différents secteurs d’intervention ; Diagnostics de vulnérabilités ; Intégration des changements climatiques dans les projets de solidarité internationale ; Interprétation des données climatiques ; Outils adaptés à chaque secteur d’activités pour intégrer la dimension climat à chaque étape des projets (conception, planification, mise en œuvre, contrôle & suivi, évaluation).

Méthodologie :
La méthodologie de formation consistera en un apprentissage par partage d’expériences (de différents membres de la Commission Climat et Développement) et par études de cas. L’intérêt de cette méthode de formation tient dans la réalisation d’exercices interactifs orientés sur la pratique, ce qui contribue à la bonne compréhension de la démarche et permet de stimuler la résolution des problèmes.
Les éléments théoriques feront l’objet de sessions introductives au début de chaque journée.
Chaque journée sera conclue par un récapitulatif des points essentiels à retenir.
Il sera mis à disposition des différents participants des outils/documents en format papier pour permettre à ceux qui le souhaitent d’approfondir leurs connaissances des différents sujets abordés.

Public cible :
La formation s’adresse aux membres des différentes organisations de Coordination SUD souhaitant accroître leurs connaissances pratiques quant à l’intégration du climat dans la gestion de projet. Elle s’adresse à la fois aux personnels travaillant au siège et dans les pays d’intervention (administrateurs/trices, directeurs/directrices, responsables de projet ou de programme, chargés de projet, chargés de plaidoyer, etc. ). Une maîtrise du cycle de projet est requise pour suivre cette formation.

Intervenants :
Des membres de la CCD animeront la formation (CARE France, GERES, CARI) avec la participation d’expert(e)s invité(e)s.

Programme détaillé et inscriptions : http://www.coordinationsud.org/formation/integrer-le-climat-dans-sa-gestion-de-projet/

Lieu : la formation se déroulera à Lyon dans les bureaux d’AVSF – 14, avenue Berthelot – Bâtiment F bis – 69007 Lyon

Dates limite d’inscription : 16 septembre 2016

Tarifs  :
Pour les membres de Coordination SUD : 180 €
Pour les non membres, tarifs en fonction du budget de l’ONG :
Budget inférieur à 2M€ : 260 €
Budget supérieur à 2M€ : 340 €

Resouth, Electrification rurale décentralisée au sud de Madagascar

Dans le sud de Madagascar, entre 2008 et 2012, le programme Resouth a permis l’électrification de deux localités, Ambondro et Analapatsy, grâce à l’énergie éolienne et solaire. Quelque 200 abonnés domestiques, sociaux et économiques et plus de 5000 personnes bénéficient, de manière directe ou indirecte, de l’électricité grâce à ce programme d’électrification rurale décentralisée par énergies renouvelables. A Ambondro, située dans la région d’Androy, l’électricité est produite par une centrale éolienne et un réseau local de distribution ; à Analapatsy, dans la région d’Anosy, l’électricité est fournie par des kits solaires photovoltaïques individuels.
Une expérience riche d’enseignements pour les acteurs impliqués et qui profitera à d’autres projets. C’est l’objectif de ce document de capitalisation.

Ouonck, Sénégal, un service durable d’électricité solaire

Cette brochure rend compte des caractéristiques et résultats de l’électrification d’un village de Casamance réalisée entre 2011 et 2014 avec des kits solaires individuels gérés collectivement.
Avec l’accompagnement de la Fondation Énergies pour le Monde, le Comité de gestion d’électrification solaire de Ouonck (CGESO) fournit un service autonome d’exploitation et de maintenance de près de 190 installations photovoltaïques individuelles. Formés aux méthodes de gestion d’une petite entreprise, ses membres emploient désormais cinq techniciens de terrain. L’autonomie financière est aujourd’hui atteinte.
Brochure de 4 pages, avec un résumé en anglais

Energy for Sustainable Development, une revue en ligne

La revue Energy for Sustainable Development publiée par l’ONG International Energy Initiative,  présente de nombreux articles sur les recherches et réalisations sur l’énergie dans les pays en développement, le développement durable, les sources d’énergie, les technologies et les politiques.

ESD est une revue scientifique, éditée par Elsevier, pour les décideurs, gestionnaires, consultants, planificateurs et chercheurs des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux.

Le bureau éditorial voit l’énergie, non comme une fin en soi, mais comme un instrument pour le développement durable. Il encourage donc la soumission d’articles allant dans ce sens.

Revue trimestrielle, en ligne, en anglais, avec des articles en open access et des articles payants. En général plus de 100 pages/numéro.

Plus d’info sur International Energy Initiative : http://www.ieiglobal.org/

Perspectives énergétiques des populations pauvres 2014

Messages clés pour réduire la pauvreté en matière d’énergie

Ce document de référence se veut un cadre de travail pour une énergie de qualité, sûre, abordable et fiable. Il réaffirme le rôle de l’énergie pour faire sortir les personnes de la pauvreté. Il met en avant la nécessité de se concentrer sur la stimulation du secteur énergétique décentralisé naissant pour permettre l’accès de 1.3 Milliards de personnes aux services énergétiques modernes et l’installation de cuisines sûres pour 2.8 Milliards. L’approche en termes de services à couvrir, pour les besoins domestiques, professionnels ou collectifs, propose un cadre d’action pragmatique, avec des indicateurs pertinents orientés vers les services rendus. Enfin l’Indice d’écosystème d’accès à l’énergie, composé de 9 indicateurs, évalue le potentiel c’est à dire l’aptitude nationale d’un pays à progresser vers l’accès universel à l’énergie.

Foyers améliorés en Asie et en Afrique : études de cas sur le changement d’échelle

En 2014, le programme Stove+ du GERES et la GIZ-HERA ont cherché à mieux comprendre les modes de financements des modèles d’entreprises de foyers améliorés à travers l’Afrique et l’Asie. Cette étude est réalisée à un moment où les approches axées sur les marchés sont de plus en plus utilisées pour disséminer les foyers améliorés. Dans le même temps, les acteurs du marché cherchent des moyens à long terme et efficaces pour financer leurs activités et investir dans la chaîne de valeurs des cuiseurs.

En se concentrant sur les choix et les flux d’investissements, les chercheurs visent à apporter des recommandations provenant des acteurs majeurs du marché pour les financeurs du secteur (les donneurs ou encore les investisseurs privés) et à transmettre les leçons apprises par les professionnels du secteur.

L’étude analyse 8 modèles d’organisations en Asie et en Afrique : IcoProDac (GERES Cambodge), SZ Consultancy (GIZ, Bangladesh), Envirofit (Inde et Kenya), Cookswell Jiko (Kenya), Toyola Ltd. (Ghana), EnterpriseWorks/ VITA (Ghana) et FAFASO (Burkina Faso).

À partir d’observations directes sur le terrain, de plus de 100 interviews individuelles, de groupes de discussion et de deux groupes de travail régionaux (Phnom Penh, Cambodge et Accra, Ghana), les chercheurs ont rassemblé un grand nombre de données et de recommandations : où, quand et comment investir dans les activités du secteur des foyers améliorés? Quels mécanismes de financement sont utilisés ? Quel rôle les donneurs peuvent-ils jouer ?

Bagani tulu et l’unité de production d’huile de Jatropha

ALTERRE Mali est un programme de développement pérenne de filières agrocarburant de proximité et de services énergétiques locaux dans le sud-est du Mali. Il vise l’implantation d’une filière de production et de transformation de graines de jatropha, permettant aux artisans locaux de substituer partiellement ou totalement l’Huile Végétale Pure (HVP) de Jatropha au gasoil.

Bagani tulu est une bande dessinée explique dans le détail, en image, comment fonctionne une unité d’extraction d’Huile Végétale Pure, afin de cerner au mieux les différentes étapes de production et d’en comprendre les enjeux.