Development of wind energy in Africa

cape-verde-wind-farmCe dossier décrit l’évolution du marché de l’énergie éolienne en Afrique et ses caractéristiques structurelles. Il repose sur une analyse de 94 projets.

Ce Working Paper de 43 p., en anglais, a été réalisé par une équipe d’économistes de la Banque Africaine de Développement.

 

10 centrales solaires pour 40 000 ruraux dans la région Nord du Burkina Faso

Logo-Fondation-energies-pour-le-mondeCette étude de planification pour l’électrification rurale couvre deux provinces de la région Nord du Burkina Faso, Loroum et Zondoma. Elle vise l’électrification de 10 localités par centrales solaires, soit environ 40000 personnes, notamment grâce à la mise en place de services sociaux de qualité.

La réalisation de cette étude programmatique par la Fondem s’inscrit dans le cadre de son projet MICRÉSOL, qui permet l’acquisition de kits solaires individuels par micro-crédit par des ménages, des micro-entrepreneurs et des centres de santé, dans le Centre-Est du pays.

Elle a été élaborée par la Fondem en collaboration avec le Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, selon la méthodologie Noria développée par cette ONG.

Plus d’informations sur la méthodologie NORIA.

Lire l’étude « 10 centrales solaires pour 40000 ruraux » en ligne.

L’énergie éolienne en Afrique de l’ouest, perspectives de développement du secteur

capverteolienne_5472078Cet article d’un économiste de la Banque Africaine de Développement met en évidence le faible développement de l’énergie éolienne en Afrique sub-saharienne, lié notamment à l’absence de politiques et de cadres juridiques clairs.

Lire cet article en ligne.

Cet article de blog s’inspire d’un article de recherche plus complet paru en janvier 2015 dans la revue Energy Research & Social Science, mais payant ou accessible en bibliothèques de recherches.

 

 

Les mini-réseaux électriques comme exemple d’application des thèses d’Elinor Ostrom sur la gouvernance polycentrique de la tragédie des communs

logo-ferdiCette communication scientifique met l’accent sur les questions de gouvernance à résoudre pour progresser dans l’objectif du développement durable n°7 sur l’accès à l’énergie.

Le point de départ de l’analyse est le constat de problèmes majeurs de gouvernance dans les grands réseaux électriques des pays en retard en matière d’accès à l’électricité. Ces problèmes de gouvernance, qui induisent des couts élevés pour les utilisateurs du réseau, relèvent de l’interprétation d’Elinor Ostrom sur la tragédie des communs.

Les projets de mini-réseaux, dont la faisabilité technico-économique a été renforcée ces dernières années du fait des progrès en matière de production d’électricité à partir de sources renouvelables, constituent une réponse possible réaliste à ces défis, dès lors qu’une gouvernance polycentrique permettrait, comme envisagé par Elinor Ostrom, de résoudre la tragédie des communs.

Quelques retours d’expérience à partir de l’observation de projets récents d’électrification rurale permettent d’identifier les facteurs clés de la réussite de ces projets.

Article de 18 p.

La rubrique Electricité de l’Agence Ecofin

agence ecofinEcofin est une agence d’informations économiques sectorielles en ligne qui couvre l’actualité africaine de l’électricité, mais aussi des secteurs finance, télécoms, agro,  mines, hydrocarbures, communication et droits. Sa rubrique Electricité fournit une information actualisée chaque jour à propos des grands projets africains de centrales électriques ou de transport de l’électricité, mais aussi de l’offgrid et de la gestion publique de l’électricité. 

Retrouvez Ecofin-Electricité sur : http://www.agenceecofin.com/electricite#

Nafa Naana démocratise l’accès aux équipements économes en énergie

Nafa Naana est une entreprise sociale créée au Burkina Faso à partir d’un projet initié en 2009 par Entrepreneurs du Monde. Elle rend accessibles à toutes les familles burkinabè des produits de cuisson (foyers améliorés, réchauds à gaz) et d’éclairage (divers modèles de lampes solaires burkinabé ou importées) propres, modernes, et économiques.

Cette entreprise aujourd’hui dirigée par Monsieur Sayouba Guira, vend en direct ou via des détaillants et des organisations dispersés sur le territoire burkinabé :

  • Nafa Naana possède trois boutiques localisées à Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Dano.
  • Nafa Naana a établi des partenariats avec plus de 50 vendeurs affiliés, pour la distribution de ses produits en microfranchise. Ces revendeurs signent un contrat avec Nafa Naana et bénéficient d’un ensemble de services financiers et non-financiers qui vise à les aider dans leurs activités de vente. 
  • Nafa Naana a établi des partenariats avec plus de 66 associations ou groupement de femmes. Ces Grands Comptes peuvent distribuer les produits Nafa Naana à leurs bénéficiaires.  Ils permettent d’atteindre des zones reculées ainsi que de surmonter les barrières à l’investissement en offrant des plans de paiements flexibles.

En 2016, Nafa Naana a eu les honneurs de Jeune Afrique et de France24. Vous pouvez aussi suivre son actualité sur facebook

Biogaz : valorisation des déchets halieutiques à St Louis (Sénégal)

L’association « Le Partenariat » est active depuis de nombreuses années dans la région de St Louis, au nord du Sénégal, notamment dans le domaine de l’assainissement. C’est ce qui l’a conduit à mettre en oeuvre des projets de production de biogaz à partir des déchets présents dans la ville de St Louis, d’abord avec les déchets de l’abattoir, puis maintenant avec les déchets de la transformation du poisson par les femmes.

Ces documents fournis par Le Partenariat fournissent les résultats des premières études, avec notamment des tests de production en grandeur réelle et des plans d’installation.

Special Issue on Renewable Energy in Sub-Saharan Africa Contributions from the Social Sciences

Numéro spécial de la revue américaine Energy Research & Social Science consacré aux énergies renouvelables en Afrique sub-Saharienne.

La plupart de ces articles scientifiques sont payants (mais parfois accessibles au niveau des bibliothèques universitaires). Toutefois les résumés et les noms des auteurs permettent de trouver des contacts intéressants.

La liste des articles et les pdf sont accessibles sur le site de l’ERSS.

Wind energy in sub-Saharan Africa: Financial and political causes for the sector’s under-development

Cet article donne une vue d’ensemble du secteur de l’énergie éolienne en Afrique, principalement en Afrique sub-saharienne. Il décrit l’évolution du marché de l’énergie éolienne en Afrique sub-saharienne et les caractéristiques structurelles qui affectent le développement de projets d’énergie éolienne sur le continent. Les auteurs, appartenant tous à la Banque Africaine de Développement, identifient dans la littérature un certain nombre de questions sociales, politiques, économiques et environnementaux qui influent sur l’énergie éolienne. Leur analyse de 94 projets éoliens en Afrique, en se concentrant sur 38 projets situés en Afrique sub-saharienne, suggère que les marchés de l’énergie éolienne en Afrique restent petits, concentrés et naissants. Toutefois ils notent un changement de l’utilisation des financements concessionnels vers un financement non concessionnel et une participation accrue du secteur privé pour financer ces projets. Enfin ils constatent également que le secteur public reste un acteur clé dans le développement du secteur de l’énergie éolienne en Afrique sub-saharienne.

Cet article est publié dans la revue Energy Research & Social Science, numéro spécial sur les énergies renouvelables en Afrique sub-Saharienne de janvier 2015.

Inauguration au Burkina Faso de la première entreprise qui fabrique des lampes solaires à l’échelle industrielle en Afrique

lagazel

Jeudi 13 octobre se tenait à Dédougou l’inauguration officielle du premier atelier de fabrication de lampes solaires à l’échelle industrielle en Afrique. Encouragés par le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières et son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, les deux fondateurs Arnaud et Maxence Chabanne ont présenté aux 300 participants le modèle de fabrication locale des lampes solaires qui contribue au développement industriel du pays. L’objectif est de produire plus d’un million de lampes solaires d’ici 2020, afin de faciliter l’accès à l’énergie des familles africaines n’ayant pas accès à l’électricité.

Ce premier atelier fabriquera dans un premier temps deux modèles de lampes solaires KALO, pour l’éclairage et la recharge de téléphones portables. De 20€ à 30€, les lampes KALO sont accessibles tout en assurant une qualité inégalée. Conçues avec des composants en majorité français et une coque métallique incassable, les lampes offrent jusqu’à 38 heures d’éclairage et sont garanties 2 ans. Leur design n’est pas en reste puisque la lampe KALO a reçu l’Etoile du Design 2016.

Mais l’innovation de LAGAZEL réside surtout dans son modèle de fabrication: produire des lampes solaires en Afrique, au plus proche des lieux de consommation, avec du personnel local qualifié et formé. « La majorité des équipements solaires présents sur le marché africain sont fabriqués en Asie. Les fournisseurs ne sont pas en mesure d’offrir un service après-vente, et les produits défectueux sont stockés sur place sans solution de valorisation en fin de vie », explique Arnaud Chabanne, co-fondateur de LAGAZEL. Avec une dizaine d’années d’expérience au Burkina Faso, Arnaud sait de quoi il parle. Son entreprise CB ENERGIE, créée en 2004, emploie aujourd’hui une trentaine de personnes et est devenue une référence dans le secteur du solaire en Afrique l’Ouest. C’est sur son site de Dédougou, à 300 km au Nord-Ouest de la capitale, qu’ont été aménagés les ateliers de fabrication des lampes KALO inaugurés le 13 octobre.

Avec LAGAZEL, l’objectif est de changer d’échelle pour répondre à l’énorme défi de l’électrification rurale en Afrique, où plus de 70% de la population vit encore dans le noir. Un atelier de fabrication peut produire jusqu’à 500 lampes par jour, et l’entreprise a mis au point L-BOX, un atelier de fabrication clés en main qui permet d’implanter rapidement une unité de fabrication dans un nouveau pays. De quoi atteindre les objectifs qu’Arnaud et Maxence se sont fixés : commercialiser plus d’un million de lampes solaires d’ici 2020, via une dizaine d’ateliers de fabrication répartis sur le continent africain.