Les marchés ruraux de bois au Niger

Ce document d’IIED (International Institute for Environment and Development) est un bilan de l’appui danois à la Stratégie Énergie Domestique du Niger 1989-2003.

« Les marchés ruraux de bois au Niger »

IIED – Dolf Noppen, Paul Kerkhof, Ced Hesse

2004

77 pages

Depuis près de 15 ans, la coopération danoise s’est investie dans le secteur de l’approvisionnement en bois-énergie au Niger, d’abord par l’intermédiaire de la Banque Mondiale (Projet Énergie II, 1989-1998), puis sur une base bilatérale, avec le projet Énergie Domestique (2000-2003). L’ensemble de ces interventions a contribué à l’émergence d’une « Stratégie Énergie Domestique » pour le Niger. Cette stratégie s’appuie sur des textes législatifs promulgués par l’Etat dans le but de favoriser une gestion décentralisée du combustible ligneux et de la fiscalité qui s’y rattache.

L’étude dresse un bilan général avec le but de le partager avec d’autres intervenants dans le secteur de la GRN (Gestion Des Ressources Naturelles) au Sahel, voire ailleurs. En effet, les résultats prometteurs de la formule des marchés ruraux au Niger ont inspiré d’autres pays de la sous-région (Mali, Tchad, Burkina Faso) et au delà (Madagascar. Mozambique). Ce bilan contribue aussi à consolider les acquis de la Stratégie Énergie Domestique (SED) au Niger.

NB : le document est en vente sur le site d’IIED, mais il est gratuit pour les personnes hors-OCDE.

Xavier Dufail

Étude pour une gestion viable des ressources ligneuses périurbaines

Analyse et modélisation des règles et pratiques coutumières sur divers milieux naturels sahéliens et sahélo-soudaniens au Niger et au Mali.

Ce document présente les principaux enjeux et résultats d’un des projets de recherche sélectionnés et suivis par le CSFD entre 2000 et 2003. Ce projet avait pour objectif la bonne gestion des ressources ligneuses péri-urbaines au Mali et Niger, grâce à la définition d’un outil d’aide à la décision, mais aussi à la concertation et négociation des différentes parties prenantes en matière de gestion de ressources naturelles et de LCD : la modélisation par un système multi-agents.

« Pour une gestion viable des ressources ligneuses périurbaines – tome 1 »

Comité Scientifique Français pour la Désertification (CFSD), Décembre 2003, 43 pages

Niger : quête de financements pour l’électrification de 1000 villages

Le Niger recherche des financements pour un programme d’électrification solaire

En partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Niger va organiser, en octobre 2009, une conférence des partenaires sur le financement du volet électrification solaire de 1000 villages dans le cadre du Programme spécial du président de la République.

D’ores et déjà, un comité préparatoire chargé du Programme d’électrification solaire de mille villages au Niger (PESMVN) a été créé avec pour attributions entre autre d’évaluer le coût de la mise en état des infrastructures des sites pilotes et les modules à compléter, de définir les critères de sélection des villages à couvrir, d’élaborer les termes de référence pour la reprise de l’étude de 2005 en incluant des modules manquants ou insuffisamment pris en compte.

Le comité a également pour mission de sensibiliser les régions sur l’initiative, d’élaborer des requêtes pour la recherche de financement et de partenariat pour la phase pilote et d’élaborer un programme de travail et d’assurer l’organisation de la conférence.

D’une durée de 3 ans, ce nouveau volet du Programme spécial couvrira l’ensemble du territoire national. Son objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations rurales par la promotion de l’énergie solaire à moindre coût. Cet objectif de développement comporte les objectifs spécifiques qui consistent à équiper les villages de systèmes solaires photovoltaïques durables pour l’éclairage et le développement des activités socio-économiques et à assurer progressivement l’indépendance énergétique des communautés rurales.


Source : African Manager.

Xavier Dufail

Niger : présentation du Programme national de référence d’accès aux services énergétiques modernes (PRASE)

Le 7 avril 2009 s’est tenu à Niamey (Niger) l’Atelier national de restitution et de validation du Programme national de référence d’accès aux services énergétiques (PRASE). Cet atelier a été organisé par le Ministère des Mines et de l’Énergie, avec le concours technique et financier du PNUD et de la CEDEAO.

Ces documents présentent le programme PRASE, et notamment les points clés suivants :

  1. Le cadre institutionnel
  2. Les partenariats intersectoriels avec les secteurs prioritaires de la SDRP (Santé, éducation, hydraulique, agriculture)
  3. 3. Les mécanisme de financement
  4. 4. L’élaboration d’une feuille de route.

Niger : atelier de clôture du projet MEPRED

L’atelier régional et le séminaire national MEPRED-Niger ont été organisés sous la haute autorité du Ministre des Mines et de l’Energie les 19 et 20 mars 2008 à Niamey. Ils clôturaient le projet MEPRED qui, depuis 2005 a permis d’identifier les solutions techniques, économiques et institutionnelles à mettre en œuvre pour permettre aux populations nigériennes d’accéder aux services énergétiques.

Au Niger, le projet MEPRED a pour objectif principal d’intégrer l’accès aux services énergétiques (éclairage, préservation de la chaîne de froid pour la conservation des vaccins, pompage, décorticage des produits agricoles, etc.) dans les politiques et programmes pour la réduction de la pauvreté.

L’atelier régional et le séminaire national terminent avec succès le projet MEPRED

Plus de 200 personnes ont participé à ces deux évènements ; représentants des entreprises, de la société civile, des ONG, de l’administration ; les élus locaux des 20 communes enquêtées étaient également présents. Des spécialistes de l’accès aux services énergétiques de plusieurs pays de la sous-région (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Sénégal et Togo) avaient été invités par le Niger et la CEDEAO à participer au séminaire.

Approche multisectorielle et conception d’un programme de référence

Le projet MEPRED-Niger, coordonné par le Ministère des Mines et de l’Energie, a été soutenu par la Commission Européenne et l’ADEME (France). Il a renforcé la démarche multisectorielle mise en place dès 2003 au Niger.

Les besoins en services énergétiques ont été identifiés sur l’ensemble du territoire national et une étude de faisabilité d’un programme de référence d’accès aux services énergétiques (PRASE) a été réalisée sur le périmètre de 20 communes rurales des régions de Maradi et de Tahoua (1,2 millions d’habitants, soit 10 % de la population rurale). Le Groupe Institutionnel a mené une analyse détaillée du cadre légal et institutionnel qui ouvre de bonnes perspectives à la fourniture de services énergétiques au Niger. La Cellule de coordination MEPRED a participé aux travaux de révision de la Stratégie de Développement accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) qui affiche parmi ses priorités l’accès aux services énergétiques, notamment dans les secteurs sociaux et productifs.

L’étude de faisabilité PRASE montre que les services collectifs, tout particulièrement ceux qui relèvent des secteurs sociaux, sont très mal pourvus en services énergétiques alors qu’il est possible d’améliorer la situation :

* Santé : près de 600 centres de santé intégrés disposent d’équipements énergétiques très limités et peu fiables ; plus de 1 600 cases de santé sont totalement dépourvues de services énergétiques modernes. En équipant en services énergétiques modernes (éclairage, ventilation, radio BLU, conservateurs de vaccins, chauffage de l’eau, etc.) un millier de ces centres de base, donc environ la moitié, sans avoir à en construire de nouvelles, on atteindrait 70 % à 80 % des objectifs fixés par l’OMD 4 (cible 5 : « réduire de 2/3 le taux de mortalité infanto-juvénile ») et l’OMD 5 (cible 6 : « réduire de ¾ la mortalité maternelle »). Parmi les actions urgentes et peu onéreuses qui pourraient être entreprises rapidement, le MEPRED relève le raccordement des centres de santé au réseau électrique dans les localités électrifiées et dans celles qui sont prévues de l’être dans les toute prochaines années.

* Eau potable. Il y a environ 25 000 points d’eau modernes au Niger, un millier d’entre eux sont motorisés. En multipliant par 3 le nombre de points d’eau modernes motorisés, donc sans avoir à en créer d’autres, on atteindrait largement la cible 10 de l’OMD 7 (« réduire de 50 % la population sans accès à l’eau potable »), le taux d’accès à l’eau serait alors de 100 %.

* Education. La grande majorité des 9 917 établissements scolaires que compte aujourd’hui le Niger sont dépourvus de services énergétiques modernes. Cette situation est un des facteurs qui contribuent à dégrader les conditions de l’enseignement, et ces établissements ne peuvent pas être utilisés comme centre d’alphabétisation. Par ailleurs, l’absence de services énergétiques, surtout en milieu rural, n’est pas un facteur encourageant pour les maîtres à aller enseigner dans ces établissements. Les indicateurs de L’OMD 2 (cible 3 : « tous les enfants doivent achever le cycle primaire ») et de l’OMD 3 (cible 4 : « éliminer les disparités entre garçons et filles dans l’enseignement ») pourraient être améliorés si un très gros effort de fourniture de services énergétiques en direction des écoles, particulièrement en milieu rural, est entrepris au plus vite. La fourniture en services énergétiques modernes de 6 000 écoles d’ici 2015, soit les 2/3 des établissements scolaires secondaires et primaires, pourrait accélérer l’atteinte des OMD.

* D’autres services collectifs dépendant des communes (équipement des marchés, centres de télécommunication, etc.) et des AGR (petites exploitations agricoles, plates-formes multifonctionnelles, artisanat, commerce) pourraient aussi bénéficier de services énergétiques, notamment dans les localités desservies (ou en voie de l’être) par le réseau électrique et dans celles qui abritent ou dans lesquelles sont prévues de grosses infrastructures agricoles.

Le coût global d’un tel programme serait d’environ 95 milliards de FCFA (soit 145 millions d’Euros), s’étendant sur 10 années. Soulignons que la moitié de ce coût serait couvert par les bénéficiaires eux-mêmes (secteur de l’hydraulique).

Evolution des cadres réglementaires

Le cadre réglementaire légal du secteur de l’énergie et celui des domaines connexes (code de l’électricité, code rural, loi minière, code de l’eau, code des investissements, secteurs d’utilisation, aménagement du territoire, décentralisation) de même que le cadre institutionnel (MME, ministères sectoriels, populations bénéficiaires, ONG, opérateurs énergétiques, entreprises, agence de régulation) se prêtent au développement des programmes d’accès aux services énergétiques et à la création de « territoires énergétiques ».

Des aménagements sont cependant souhaitables pour promouvoir la mise en place de nouveaux modes de fonctionnement et inciter de nouveaux acteurs à prendre en charge la fourniture et le financement des services énergétiques, notamment les « opérateurs de services énergétiques. »

La décentralisation en cours, en confiant aux municipalités le soin de créer des « territoires énergétiques » sur le périmètre desquels interviendraient des « opérateurs de services énergétiques » dans le cadre d’une délégation de gestion favoriserait l’accès aux services énergétiques des populations qui utilisent les services collectifs (services sociaux, services des collectivités, services productifs, grosses infrastructures agricoles) et domestiques (ménages).


Source : larges extraits de la Lettre d’information n°4 du projet MEPRED-NIGER d’avril 2008 proposée en téléchargement ci-dessous.

L’ensemble des productions du projet MEPRED est accessible sur le site www.mepred.eu).

René Massé

Niger : première pierre du barrage de Kandadji

Le président de la République du Niger Mamadou Tandja a procédé le 3 août 2008 à Tessa (Tillabéry, au nord-ouest de Niamey), à la pose de la première pierre de construction du barrage de Kandadji sur le fleuve Niger.

Il est prévu que la centrale hydroélectrique sera financée en partenariat public-privé, avec le soutien déjà déclaré de plusieurs bailleurs de fonds.

Un projet à l’étude depuis 2002…

Le programme Kandadji de régénération des écosystèmes, de mise en valeur de la vallée du Niger et de production d’énergie hydroélectrique, est à l’étude depuis les années 1970. Il a été retenu comme le quatrième programme sectoriel prioritaire de la Stratégie de Développement Rural (SDR).

La première table ronde des bailleurs de fonds sur le financement de ce barrage s’est tenue dès octobre 2002, à Niamey. Il y eut ensuite celle de septembre 2005 à Djeddah. Mais il faudra attendre celle décisive du 28 novembre 2007 toujours à Djeddah au siège de la Banque Islamique de Développement (BID), pour boucler un premier tour de financement qui couvre la phase d’investissement du barrage.

« Le financement de la première phase du Programme Kandadji a été bouclé à hauteur de 236 millions de dollars US, soit environ 110 milliards de francs CFA, couvrant entièrement les travaux du barrage et des ouvrages annexes », a alors indiqué le Premier ministre nigérien. Le financement du volet électricité devra faire ultérieurement l’objet d’un partenariat public-privé.

En début mai 2008, la Banque islamique de développement (BID), qui intervient en chef de file pour la communauté de bailleurs, a débloqué 25 milliards FCFA en faveur du Niger.

Un programme d’aménagement de 2.000 ha

Depuis juin 2008, le gouvernement a entrepris la mise en œuvre du volet socio- économique et environnemental du programme, et, en particulier le plan de réinstallation des populations à déplacer et le plan de développement local.

Ce plan prévoit l’aménagement de 2.000 ha en vue d’accueillir les populations déplacées dans le cadre de la première phase des travaux de construction du barrage de Kandadji. Selon le Secrétaire général de la Commission nationale au barrage de Kandadji, Idé Issoufou, les travaux entrepris en juin concernent une première tranche de 300 ha.

Le projet hydroélectrique

Le projet prévoit de coupler au barrage une centrale hydroélectrique de 130 mégawatts avec une production annuelle de 620 mégawatts/heure. En outre, l’ouvrage permettra de stocker 1,6 milliard mètres cubes d’eau et d’exploiter quelque 222.000 ha pour une production vivrière de quelque 320.000 tonnes.

« La consommation du Niger en énergie électrique est importée à 85% du Nigeria ; une fois le barrage réalisé, le Niger n’importera plus d’énergie électrique. Avec le programme qui est en train d’être développé dans l’Ouest-africain, l’électricité produite à Kandadji couvrira les besoins nationaux, le reste sera redistribué vers d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest », a dit M. Issoufou.

La construction de ce barrage prendra fin en 2013.

René Massé

Afrique de l’Ouest : l’Agence Sud Coréenne de Coopération internationale accorde 2,5 millions de dollars US à la CEDEAO pour une étude de faisabilité que conduira le WAPP

La South Korea Korean International Cooperation Agency (ICA) s’est engagée à financer une étude de faisabilité et les premières études conceptuelles pour la mise en place d’un Centre de Coordination et d’information (Information and Coordinate Centre – ICC), études que conduira pour la CEDEAO l’équipe du West African Power Pool (WAPP).

Sept des quinze pays membres, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigeria et le Togo bénéficient déjà de l’interconnexion de leurs réseaux nationaux, permettant aux pays excédentaires à fournir les pays déficitaires en énergie. A cela s’ajoute le système d’interconnexion qui relie le Mali et le Sénégal et transporte l’énergie produite dans la centrale hydroélectrique de Manantali.

Le secrétariat du WAPP prévoit de construire une ligne de transport le long de la cote pour renforcer la capacité de transport de l’électricité.


Source : un article publié dans Leadership (Abudja), le 18 décembre 2007.

René Massé

Niger : Séminaire national MEPRED sur l’accès aux services énergétiques, moteur du développement et de la réduction de la pauvreté

Ce séminaire national sera organisé le 20 mars 2008, à Niamey, Niger.

Le MEPRED

Le Ministère des Mines et de l’Energie du Niger (MME) conduit depuis 2005 la composante Niger du projet MEPRED (Mainstreaming Energy For Poverty Reduction and Economic Development – Intégration des Services Energétiques pour le Développement et la Réduction de la Pauvreté). Réalisé en partenariat avec la CEDEAO et l’UEMOA, MEPRED est un projet régional dans le cadre duquel a été publié le « Livre Blanc pour une Politique Régionale sur l’accès aux services énergétiques des populations rurales et périurbaines pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ». MEPRED comporte quatre expertises-pays menées au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal, il est cofinancé par la Commission Européenne (programme COOPENER) et des partenaires européens, dont l’ADEME (France) pour la composante Niger.

Au Niger, le projet MEPRED est piloté par le Comité National Multisectoriel Énergie (CNME), il bénéficie du partenariat des ministères sectoriels (Santé, Education, Hydraulique, Education, Agriculture) et de l’ensemble des acteurs. Il vise à définir les moyens à mettre en œuvre pour favoriser l’indispensable accès des populations rurales aux services énergétiques modernes.

L’accès aux services électriques, aux services de force motrice, aux combustibles domestiques de qualité et aux équipements de cuisson moderne apporte d’immenses bénéfices aux populations rurales et contribue fortement à réduire la pauvreté et à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). En effet :

  • L’accès aux services électriques permet l’amélioration de l’éclairage, la ventilation ou la réfrigération, prioritairement dans les infrastructures de santé et d’enseignement ;
  • L’accès au pompage motorisé permet d’accroître la disponibilité d’eau potable ;
  • L’accès aux services de force motrice permet l’accroissement de la production agricole et industrielle ;
  • L’accès aux combustibles de qualité comme le gaz, le charbon minéral, la biomasse durable, associés aux équipements de cuisson moderne, permettent de sauvegarder les ressources forestières, préserver l’environnement et diminuer les risques de maladies.

Le Programme de Référence d’Accès aux Services Energétiques au Niger (PRASE)

Dans le cadre de la composante Niger du projet MEPRED, le MME et ses partenaires ont mené à bien l’étude de faisabilité d’un Programme de Référence d’Accès aux Services Energétiques au Niger (PRASE) dans vingt communes des régions de Maradi et de Tahoua. PRASE sera mis en œuvre dès qu’auront été réunis les financements, ouvrant alors aux services collectifs et productifs (la santé, l’éducation, l’eau potable, la production de biens et de services) ainsi qu’à de nombreux ménages en zone rurale, l’accès aux services énergétiques.

Le séminaire national MEPRED

Comment étendre à l’ensemble du territoire nigérien la démarche MEPRED d’accès aux services énergétiques appliquée dans PRASE ? Quel est le coût d’un tel programme national ? Qui sont les acteurs concernés ? Dans quel cadre institutionnel la stratégie d’accès aux services énergétiques s’inscrit-elle ? Quels financements faut-il mobiliser ? Quelle est la place des opérateurs énergétiques et celle du secteur privé ? Quelles sont les possibilités qu’apporte la décentralisation ? Quel rôle peuvent jouer les institutions régionales ?…

Pour débattre de ces questions et proposer des réponses, le MME organise le séminaire national MEPRED, placé sous la haute autorité de M. le Ministre des Mines et de l’Energie du Niger, à Niamey le 20 mars 2008. Au cours du séminaire seront présentés les résultats du projet et les perspectives qu’il a permis de tracer. Seront aussi discutées les conditions à la réalisation des objectifs du « Livre Blanc CEDEAO-UEMOA » adopté en 2006 par l’ensemble des pays de la Sous-Région. Ces débats auront pour toile de fond les engagements pris par le Niger en matière d’accès aux services énergétiques des populations rurales qui, par leur forte contribution à la réduction de la pauvreté et à la réalisation des OMD, constituent une préconisation et un axe majeur de la Stratégie de Développement accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) que le Gouvernement du Niger a adoptée en 2007.


Pour toute information contacter M. Ibrahim Soumaïla, Coordonnateur de la Cellule MEPRED (MME).
Courriel : soumibra@yahoo.fr
Téléphone : 00 – 227 – 96 96 69 74.

Eric De Muynck, René Massé

Niger : La BID accorde 236 millions de dollars pour la construction d’un barrage sur le fleuve Niger

« Ce prêt a été négocié les 28 et 29 novembre 2007 à Djeddah (Arabie Saoudite) lors d’une table ronde qui a réuni une délégation nigérienne conduite par le Premier ministre Seyni Oumarou, et les responsables de la BID » indique un communiqué du gouvernement diffusé vendredi par la radio nationale.

Les travaux de construction de ce barrage débuteront en 2008.

L’ouvrage qui sera érigé à Kandadji, localité située à plus de 100 km de Niamey, sur le fleuve Niger, permettra d’assurer une retenue d’eau de près 1,6 milliard de m3.

Evalué à 300 milliards FCFA, le barrage de Kandadji permettra dans l’immédiat de maintenir la productivité, d’accroitre les productions agricoles et d’améliorer la qualité de l’eau et de l’environnement.

Il pourra aussi alimenter en eau une future centrale hydroélectrique, mais le financement de cette centrale reste à chercher auprès de partenaires privés du Niger. Actuellement, dépourvu de centrale hydroélectrique, le Niger approvisionne ses principales villes en électricité depuis le barrage de Kendji au Nigeria.


Source : article diffusé le 30 novembre 2007 sur le site du Journal Chrétien.

René Massé

Newsletter finale du projet IMPROVES-RE

Compte rendu final des activités du projet IMPROVES-RE, co-financé par le programme COOPENER de la Commission européenne. Ce projet a été coordonné en Europe par le Bureau d’études Innovation Energie Développement (IED, France), par ETC Foundation (ETC, Pays-Bas), et par le Risø National Laboratory (RISOE, Danemark).

Lancé en avril 2005 au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali et au Niger, le
projet IMPROVES-RE s’est achevé par un atelier final qui s’est déroulé du 19 au 21 mars 2007 à Ouagadougou.

Afin de communiquer de façon élargie sur les conclusions du projet, l’évènement fut organisé conjointement avec la 4ème rencontre du CLUB-ER (Club des Agences et Structures Africaines en charge de l’Electrification Rurale) autour du thème « Amélioration de l’impact économique et social de l’électrification rurale ».

Cette 4ème et dernière Newsletter revient dans le détail sur cet atelier
final et présente également l’application Internet/SIG développée au Burkina Faso. Cette application est une traduction concrète de l’approche multisectorielle prônée par le projet et visant à favoriser l’accès aux informations relatives aux états et projections dans les différents secteurs (électrification rurale, santé, éducation, agriculture).

Romain Frandji