Gret – Rapport annuel 2016

Le Gret est une ONG de développement créée en 1976. Son rapport annuel présente une synthèse des 150 projets, études et expertises conduits en 2016 par ses 714 professionnels dans 22 pays, sur 7 thématiques, dont l’énergie et la gestion des ressources naturelles.

Ce rapport est téléchargeable ci-dessous. Il peut aussi être lu directement en cliquant ICI.

Fondation Energies pour le Monde – Rapport annuel 2016

Logo-Fondation-energies-pour-le-mondeSpécialiste de l’électrification rurale, essentiellement avec des systèmes photovoltaïques, la Fondation Energies pour le Monde est intervenue dans 5 pays africains en 2016 : Burkina Faso, Guinée, Madagascar, Mali, Sénégal.

Ses programmes portent sur l’électrification de localités rurales à l’écart des réseaux nationaux, le plus souvent à l’aide de mini-réseaux alimentés par des centrales solaires de moins de 20 kWc en général. Un travail de planification en amont et d’accompagnement des opérateurs locaux, en matière de micro-crédit, de nouvelles formes de paiement, d’aide à la gestion et à la maintenance des équipements, complètent ces investissements.

Pour en savoir plus, consulter les Rapports annuels téléchargeables sur le site de la Fondation.

Construire des coalitions d’acteurs équilibrées pour l’électrification rurale. L’exemple de Madagascar.

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Plusieurs centaines de millions de personnes n’ont pas d’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, la majorité en milieu rural. Les enjeux sont tels que de nombreux États ont modifié leur cadre sectoriel pour ouvrir la porte aux entreprises privées. Face à des sociétés nationales d’électrification souvent déficitaires et à des États subventionnant le carburant pour éviter de facturer l’électricité à son coût réel, les partenariats public-privé sont parfois perçus comme la solution miracle qui permettrait de développer l’accès à l’électricité en milieu rural.

Après presque 20 ans de libéralisation du secteur de l’électricité à Madagascar, le taux d’accès des ménages ruraux reste cependant l’un des plus faibles du continent.

Pourtant ce modèle n’est pas à rejeter, et l’expérience menée par le Gret démontre qu’il est possible, en rééquilibrant la coalition d’acteurs, de mobiliser le secteur privé pour améliorer l’électrification rurale. Un sujet clé tant pour le développement que pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Dans cette note de 4 pages, le Gret rend compte de son expérience de coalition d’acteurs mise en oeuvre dans le cadre du projet d’hydroélectricité « Rhyvière ».

En savoir plus sur le projet Rhyviere

Les mini-réseaux électriques comme exemple d’application des thèses d’Elinor Ostrom sur la gouvernance polycentrique de la tragédie des communs

logo-ferdiCette communication scientifique met l’accent sur les questions de gouvernance à résoudre pour progresser dans l’objectif du développement durable n°7 sur l’accès à l’énergie.

Le point de départ de l’analyse est le constat de problèmes majeurs de gouvernance dans les grands réseaux électriques des pays en retard en matière d’accès à l’électricité. Ces problèmes de gouvernance, qui induisent des couts élevés pour les utilisateurs du réseau, relèvent de l’interprétation d’Elinor Ostrom sur la tragédie des communs.

Les projets de mini-réseaux, dont la faisabilité technico-économique a été renforcée ces dernières années du fait des progrès en matière de production d’électricité à partir de sources renouvelables, constituent une réponse possible réaliste à ces défis, dès lors qu’une gouvernance polycentrique permettrait, comme envisagé par Elinor Ostrom, de résoudre la tragédie des communs.

Quelques retours d’expérience à partir de l’observation de projets récents d’électrification rurale permettent d’identifier les facteurs clés de la réussite de ces projets.

Article de 18 p.

What coalitions of stakeholders to electrify Madagascar?

Cet article analyse les succès et les limites du projet d’énergie hydroélectrique Rhyviere à Madagascar et soulève des questions sur le rôle des parties prenantes dans la construction d’un modèle d’électrification rurale efficace et durable. En faisant la promotion d’un modèle de délégation basée sur des institutions solides capables de jouer leur rôle, cette expérience démontre que les organisations de la société civile ont un rôle à jouer dans la construction de coalitions justes et équilibrées des parties prenantes.

Cet article fait partie d’un numéro spécial de la revue Facts Reports consacré à Electrification décentralisée et Développement.

Resouth, Electrification rurale décentralisée au sud de Madagascar

Dans le sud de Madagascar, entre 2008 et 2012, le programme Resouth a permis l’électrification de deux localités, Ambondro et Analapatsy, grâce à l’énergie éolienne et solaire. Quelque 200 abonnés domestiques, sociaux et économiques et plus de 5000 personnes bénéficient, de manière directe ou indirecte, de l’électricité grâce à ce programme d’électrification rurale décentralisée par énergies renouvelables. A Ambondro, située dans la région d’Androy, l’électricité est produite par une centrale éolienne et un réseau local de distribution ; à Analapatsy, dans la région d’Anosy, l’électricité est fournie par des kits solaires photovoltaïques individuels.
Une expérience riche d’enseignements pour les acteurs impliqués et qui profitera à d’autres projets. C’est l’objectif de ce document de capitalisation.

Des innovations agroécologiques dans un contexte climatique changeant en Afrique

Des études portent sur l’adaptation au changement climatique, tandis que d’autres soulignent le potentiel de l’agroécologie pour une production agricole durable. La présente étude vise à relier ces différentes problématiques, changement climatique, adaptation et agroécologie, en répondant aux questions suivantes :

– Quels changements climatiques sont observés et attendus dans différentes zones climatiques d’Afrique ?
– Comment ces évolutions influencent-elles déjà et affecteront-elles les systèmes agraires en Afrique ?
– Comment les pratiques agroécologiques mises en place par les paysans contribuent-elles à leur adaptation au changement climatique ?
– Dans quelle mesure l’agroécologie est-elle pertinente pour faire face aux enjeux du changement climatique et de la sécurité alimentaire ?

Comprendre le coût et mesurer l’impact des projets d’accès à l’énergie

Ou la nécessaire prise en compte du contexte et du point de vue de l’utilisateur final. Etudes de cas croisées d’ONG françaises.

Cette étude pose la question de l’efficience des projets d’accès à l’énergie. Elle propose de regarder l’impact social, économique et environnemental des projets d’accès à l’énergie en prenant en compte le contexte et différents points de vue. En effet, le contexte joue un rôle important sur les coûts des projets et sur leurs impacts. Par ailleurs, l’efficience des projets (impact par montant investi) dépend de la technologie mais aussi de la structure de financement du projet.

La mise en oeuvre du cadre d’analyse sur 6 cas concrets permet de préciser les indicateurs et de confirmer leur pertinence et applicabilité dans un grand nombre de situations. L’analyse des résultats montre la grande diversité des impacts des projets et l’importance de considérer l’efficience selon les points de vue des différents acteurs concernés.

Petite centrale hydroélectrique à Ambodirafia (Madagascar)

ONG/Collectivité : Solidarité Entraide Madagascar. Partenaires locaux : FANILO, FENIMA. Aide Fondation POWEO : 12000 €. Autres financeurs : Rotary club, Terre des Hommes-Haut Rhin, ESF Alsace, Electricité de Strasbourg, SEM, diverses entreprises d’Alsace.

Contexte :

Ambodirafia est un des 30 villages de la commune de Vohidroa, sur la côte Sud-Est de Madagascar ; c’est une région enclavée, montagneuse et humide à 70 km au nord de Mananjary. L’économie de subsistance est basée sur la culture traditionnelle du riz, la cueillette de fruits et légumes et le petit élevage. Le pétrole lampant est la seule source de lumière pour la plupart des ménages.

Objectif

Fournir une source de lumière aux 1 000 villageois mais aussi favoriser la création d’activités génératrices de revenus grâce à la mise en place d’ateliers électrifiés et grâce à l’allongement du nombre d’heures travaillées.

Résultats :

Après une étude socio-économique en 2007 et la création de la coopérative de gestion FENIMA en 2008, les travaux ont démarré : creusement et aménagement du canal d’amenée par les villageois sur 350 m et conduite forcée de 900 m avec un dénivelé de 120 m.

La fondation POWEO a été sollicitée pour l’installation de la turbine de 20 kVA et du réseau de distribution (1200 m). Ces travaux ont été réalisés en 2011.

Le groupe turbine Pelton – Alternateur peut fournir une énergie électrique d’environ 13 kW sous une tension triphasée de 400 Volts et/ou 3 x une tension monophasée de 230 Volts. SEM a fait le choix de disposer d’une tension triphasée pour alimenter de petites machines (décortiqueuses, machines de menuiserie, etc.), les moteurs triphasés étant beaucoup plus robustes que les monophasés (pas de condensateur de démarrage). En avril 2011, une liaison provisoire a été installée entre la centrale et le village. Connectés par un câble sur une distance de 600 mètres, les poteaux installés dans les rues du village ont été équipés d’une ampoule. Enfin en septembre 2011, la microcentrale hydraulique a été connectée de manière définitive au village.

Les branchements privés dans les cases du village se font au fur et à mesure des adhésions à la coopérative FENIMA. En novembre 2011, plus d’une vingtaine de ménages étaient déjà abonnés, soit environ 250 personnes. L’objectif de 1 000 personnes sera sans doute atteint au printemps 2012. A fin 2011, un atelier de recharge de batteries fonctionne pour les clients hors réseau, les ateliers agro-alimentaires (presse à huile, décortiqueuse pour le riz) devraient être créés en 2012.

La mise en place des équipements s’accompagne de la formation technique des personnes du village chargées de la gestion et de l’entretien : la coopérative FENIMA et les techniciens. Un volontaire, représentant de SEM, accompagne ces personnes dans cette phase délicate de mise en exploitation.

http://semada.org

Electricité éolienne pour le Centre de production de semences d’Agnarafaly (Madagascar)

MADAGASCAR, extrême Sud

  • ONG/Collectivité : GRET www.gret.org
  • Partenaire local : collectivités
  • Aide fondation POWEO : 20000 €
  • Autres financeurs : Union européenne

Contexte

Située dans le district d’Amboasary, la station d’Agnarafaly produit des semences adaptées (maïs, sorgho, légumineuses) pour les agriculteurs de l’extrême sud de Madagascar. Elle est équipée d’un système d’irrigation, d’un magasin de stockage de 60 tonnes et d’une maison pour le personnel. Objectif : électrifier la station de semences par l’installation d’une éolienne de 1,4 kW

Résultats :

L’éolienne FORTISS Passaat 1.4 kW a été installée début 2010 sur un mât haubané de 18m de haut. L’installation et la maintenance sont assurées par le représentant local de l’entreprise malgache The Sun and Wind Factory. Une petite formation technique théorique a été donnée pour la gestion de l’installation en cas de cyclone (abaissement de l’éolienne) et dans les opérations courantes de charge.

La force du vent fait tourner les pales de l’éolienne et produit de l’électricité triphasée en 24 V. La puissance varie avec le vent et peut atteindre 1400 W. Ce courant est stocké dans 6 batteries de grande capacité (autonomie de 7 jours de consommation d’électricité). Le boîtier de contrôle réceptionne le courant en 24 V et affiche le niveau de charge venant de la turbine et celui dans les batteries. Ensuite le convertisseur convertit le courant 24 V et délivre une puissance atteignant 800 W en 220 V.

Le courant 220 V passe par le disjoncteur et va alimenter les 5 pièces du bâtiment du personnel (6 prises, 5 ampoules intérieures et 3 ampoules extérieures) 24h sur 24. De ce fait, le personnel peut travailler avec un ordinateur et une imprimante sans compter les autres avantages (chargement batteries téléphones portables des équipes). Toutes les données brutes de la station de semences, relevées manuellement, peuvent être désormais saisies et traitées par ordinateur sur place.

Les besoins de la station sont estimés à 2000 Wh/ jour pour une production du système de 2880 Wh/jour en janvier-décembre à 5000 Wh/jour en octobre. Il était prévu la vente des excédents d’énergie aux 5000 habitants de la zone sous forme de recharge de batteries mais cela n’a pas encore été mis en place en raison de l’insécurité qui règne dans cette région.

www.gret.org