Fondation Energies pour le Monde – Rapport annuel 2016

Logo-Fondation-energies-pour-le-mondeSpécialiste de l’électrification rurale, essentiellement avec des systèmes photovoltaïques, la Fondation Energies pour le Monde est intervenue dans 5 pays africains en 2016 : Burkina Faso, Guinée, Madagascar, Mali, Sénégal.

Ses programmes portent sur l’électrification de localités rurales à l’écart des réseaux nationaux, le plus souvent à l’aide de mini-réseaux alimentés par des centrales solaires de moins de 20 kWc en général. Un travail de planification en amont et d’accompagnement des opérateurs locaux, en matière de micro-crédit, de nouvelles formes de paiement, d’aide à la gestion et à la maintenance des équipements, complètent ces investissements.

Pour en savoir plus, consulter les Rapports annuels téléchargeables sur le site de la Fondation.

Kolpot Fötökanté, cuiseurs à bois économes (Guinée)

ONG Bolivia-Inti-Sud-Soleil. Partenaires locaux : APEK. Aide Fondation POWEO : 25000 €. Autres financeurs : Union européenne, CDC-Climat, Coopération-Atlantique

Contexte

En Guinée maritime, le bois et le charbon de bois proviennent de zones éloignées de 50 à 200 km des villes. En milieu rural, la collecte disparaît et le bois acheté pour les besoins vitaux de cuisson représente environ ¼ du budget alimentation.

Objectif

Production, diffusion et promotion de l’usage de 4 000 cuiseurs à bois économes pour des ménages de la région de Kindia (3 ans).

Résultats

Le projet est lancé début 2010 malgré une situation politique difficile : sensibilisation-information, formation de 10 artisans, contrôle-qualité, formation d’une équipe locale, tests de consommation de combustibles, promotion, « SAV ». Ces cuiseurs de type « Rocket Stove » sont plus coûteux que les foyers améliorés « classiques » mais permettent des économies de bois plus importantes.

20 artisans-forgerons ont été formés à la fabrication du cuiseur à bois économe, rebaptisé le Kolpot Fötökanté (« le cuiseur qui préserve la forêt »).

Dans le contexte d’extrême pauvreté dans lequel se trouvent les guinéens, le prix de lancement a été fixé à 5€ (avec un niveau de subvention supérieur à 50%) mais il a été précisé à tous les interlocuteurs que le prix sera sujet à modification.

Les 3 animatrices de l’APEK (association pour la promotion économique de Kindia) se sont approprié ce cuiseur qu’elles sont chargées de promouvoir. Enfin une démarche de labellisation carbone est engagée.

A fin 2011, plus de 1600 cuiseurs ont été produits, 70 femmes sont actives sur 10 points de vente et 18 forgerons sont opérationnels. Le nouveau cuiseur obtient une économie de bois de 55% en comparaison du foyer traditionnel « 3 pierres », soit 4 kg de bois en moins par ménage par jour. Un contrôle-qualité valide chaque cuiseur avant sa mise en vente. La fondation POWEO poursuit son soutien pour un objectif de 2500 cuiseurs supplémentaires en 2012.

www.boliviainti-sudsoleil.org

Électrification rurale décentralisée : expérience en Guinée

Cette présentation, extraite de l’Atelier des praticiens sur l’Initiative Africaine pour l’Électrification qui s’est déroulé en juin 2009 à Maputo (Mozambique), explicite le cadre institutionnel d’un projet d’ERD mis en place en Guinée.

« Électrification rurale décentralisée : l’expérience en cours en Guinée »

Nava Touré

juin 2009

33 pages

Sommaire :

- Contexte général de l’Électrification Rurale Décentralisée (ERD) en Guinée

- Schéma du Partenariat Public-Privé en ERD

- Résultats atteints

- Faiblesses relevées

- Défis pour le changement d’échelle

Xavier Dufail

Guinée : la pico-hydroélectricité pour l’accès à l’électricité en zones rurales

La Guinée met en place un programme d’ERD comprenant l’installation de pico-centrales hydroélectriques.

La Guinée développe, via le Bureau d’Électrification Rurale Décentralisée (BERD), un programme d’électrification rurale décentralisée dans lequel les pico-centrales hydroélectriques doivent tenir une place importante. Ces centrales sans barrages, plus petites et plus faciles à mettre en œuvre, répondront aux besoins d’un ou plusieurs villages situés à proximité immédiate de la chute d’eau.

Le BERD et son partenaire SOGREAH ont pour mission de lever les obstacles au développement de la filière pico-hydroélectrique. Le Projet, lancé en 2008 et pour une durée de deux ans, est cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre de la « Facilité Énergie », l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et le BERD.

I. Améliorer la connaissance de la ressource

Le projet prévoit une campagne nationale d’identification des sites pico-hydroélectriques potentiels, devant conduire, après leur analyse technique et une étude de la demande, à une synthèse informatique (SIG) de ces données. Ce recensement national servira de base à la mise en place d’un programme pico-hydroélectrique d’envergure qui sera mis en œuvre dans un cadre de partenariat public-privé.

II. Profiter de l’expérience pertinente d’ailleurs

Le projet veillera à capitaliser l’expérience acquise par des programmes similaires menés dans d’autres Pays en Développement. Il cherchera notamment à analyser les aspects institutionnels, juridiques, organisationnels, financiers et techniques de ces programmes afin d’en tirer tous les enseignements.

III. Développer les compétences locales

Le projet prévoit le développement d’un véritable pôle de compétences, devant notamment conduire à bâtir la capacité des acteurs locaux à concevoir et fabriquer des petites turbines adaptées aux sites recensés. Cette action permettra d’une part, de diminuer les coûts des projets pico-hydroélectriques en limitant l’importation de matériels, et, d’autre part, de faciliter les opérations de maintenance.

Contact pour ce programme : adrien.namur@sogreah.fr

Xavier Dufail

Guinée : revue des données du Bois-Énergie de 1999

Ce rapport national est un compte-rendu de la situation des données sur le bois-énergie en Guinée.

« Revue des données du Bois-Énergie en Guinée »

EC/FAO ACP Collecte de données – Rapport Technique

Camara, Naby Issa

1999

6 pages web

(document en ligne)

Le document est consultable en ligne sur le site de la FAO.

Le rapport est organisé en quatre parties principales :

- une introduction générale qui identifie les sources énergétiques principales du pays,

- des informations existantes sur la production et le commerce de ces derniers,

- une comparaison entre les données fournies par la FAO et celles récoltées localement,

- une évaluation des tendances passées, présentes et futures des aspects économiques, politiques et stratégiques du pays.

Le document est consultable en ligne sur le site de la FAO.

Jacques Monvois, Gret, Xavier Dufail

Guinée : le district de Bakalan électrifié

A Kankan, dans le cadre du programme d’électrification rurale, le district de Bakalan dans le CRD de Karifamoriya est désormais électrifié.

Cette réalisation, inaugurée récemment, s’inscrit dans le cadre d’un projet d’électrification rurale décentralisé dont le coût total d’investissement est de près de 190 millions de francs guinéens (soit 30 000 euros).

Ce village, qui compte 2 743 habitants, est désormais alimenté en électricité par un groupe électrogène de 38 kVA. Cette réalisation va fournir 226 ménages repartis dans le district de Bakalan centre par un réseau de 3672m, alimentant 393 lampes et 86 prises pour l’audiovisuel, la ventilation et le froid.

Ce projet est le fruit de la coopération entre la Guinée, la Banque mondiale mondiale et le Fond pour l’environnement mondial.

Plus d’informations sont accessibles dans l’article source.


Source : un article de Janvier Diallo, publié le 20 novembre 2008 sur le site de Kababachir.

René Massé, Xavier Dufail

Bassin du Niger : construction de trois barrages hydroélectriques

L’Autorité du Bassin du Niger a entrepris le construction de trois barrages hydroélectriques à Fomi en Guinée, à Taoussa au Mali, et à Kandadji au Niger.

L’Autorité du Bassin du Niger, dont le siège se trouve à Niamey, comprend neufs États membres qui sont le Niger, le Cameroun, le Mali, la Côte D’ivoire, le Bénin, le Tchad, le Nigeria, le Burkina Faso, et la Guinée où l’organisation est née en novembre 1981.

Une réunion du comité technique des experts de l’Autorité du Bassin du Niger s’est tenue à Conakry (Guinée) les 3, 4 et 5 novembre 2008. Elle préparait la 27 ème session ordinaire du conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger organisée les 6 et 7 novembre 2008.

Les représentants des neufs États membres ont réfléchi à une meilleure gouvernance de l’eau au sein du bassin, pour permettre l’amélioration du niveau de vie des 210 millions d’habitants riverains du fleuve Niger.

S’agissant du premier plan quinquennal du programme d’investissement du bassin, il est projeté la construction de trois barrages hydroélectriques intégrateurs, à savoir ceux de Fomi en Guinée, de Taoussa au Mali, et de Kandadji au Niger dont les travaux de construction ont été lancés en août 2008. Les études de faisabilités du barrage de Taoussa sont terminées, tandis que celles de Fomi sont en voie d’achèvement, d’après le conseiller du ministre guinéen de l’énergie et de l’hydraulique Sékou Sangaré. Il est également prévu la réhabilitation de trois barrages, dont deux au Nigeria et au Cameroun.

La prochaine session du conseil des ministres de l’ABN est prévue en 2009 au Bénin.

René Massé

Mali : rencontre des agences et structures nationales francophones responsables de l’électrification rurale

La rencontre annuelle du Club-ER se tiendra à Bamako du 8 au 12 avril 2008, grâce à un appui de la Facilité Energie de l’Union Européenne et au soutien renouvelé de l’ADEME et de l’OIF/IEPF. Le Club des Agences et Structures nationales en charge de l’électrification rurale (CLUB-ER) regroupe désormais une vingtaine d’institutions francophones d’Afrique.

Ces institutions sont issues de 15 pays africains : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, RCA, RDC, Sénégal, Tchad.

Une nouvelle dynamique pour le Club-ER avec la Facilité énergie

Pour la période de trois années qui s’ouvre (2008-2010), le Club-ER a prévu de mener de nouvelles initiatives au bénéfice de ses membres ; des actions spécifiques, de formations et de production de documents thématiques.

Cette nouvelle dynamique sera mise en oeuvre par son Secrétariat (IED) et ses cinq Points Focaux (ADER-Mauritanie, AER-Cameroun, SOPIE-Côte d’Ivoire, AMADER-Mali et ASER-Sénégal), qui interviendront en qualité de Coordonnateurs thématiques.

L’atelier de Bamako sert ainsi de cadrage pour le démarrage du projet et la programmation participative des activités pour l’année 2008.

Programme de l’Atelier

Trois principaux ateliers structureront les travaux de cette rencontre :

ATELIER n°1 : Programmation des activités des Groupes thématiques.

L’atelier vise l’élaboration du programme d’activités 2008 du Club-ER, marquant le lancement opérationnel du projet d’appui du Club-ER par la Facilité Energie de l’Union Européenne.

Il s’agira de finaliser les projets d’activités préparés par les cinq Coordonnateurs thématiques des Groupes « Impacts socioéconomiques » (ADER-Mauritanie), « Schémas organisationnels » (AER-Cameroun), « Outils et technologies » (SOPIE-Côte d’Ivoire), « Réduction des coûts » (AMADER-Mali) et « Régulation et financements » (ASER-Sénégal).

ATELIER n°2 : La microcentrale hydroélectrique au service de l’électrification rurale.

L’atelier est organisé en coordination avec une initiative régionale du PNUD/GEF et de l’IEPF associant 10 pays (Bénin, Mali, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, RCA, Burundi, RDC et Rwanda) dont 7 pays membres du Club-ER et visant à promouvoir la technologie des microcentrales hydroélectriques grâce à l’élimination des obstacles organisationnels, réglementaires, techniques, économiques et financiers.

ATELIER n°3 : Les systèmes hybrides PV/Diesel et les financements alternatifs.

Organisé en partenariat avec l’European Union PV Platform, l’Alliance for Rural Electrification et l’AIE PVPS, cet atelier sera structuré en deux parties :

1- La première partie ciblera plus particulièrement les pays membres du Club-ER où l’option d’approvisionnement thermique diesel est souvent une réalité technico-économique, malgré un contexte écologiquement favorable au développement de l’énergie photovoltaïque.

2- La seconde partie fera un état des schémas alternatifs de financement des énergies renouvelables, dont les Mécanismes de Développement Propre.

Assemblée Générale du Club-ER :

La rencontre sera également l’occasion d’une Assemblée Générale du Club-ER, et des visites de projets d’électrification rurale seront organisées par l’Agence Malienne pour le Développement de l’Energie Domestique et de l’Electrification Rurale (AMADER).

Pour tous renseignements, contacter le Secrétariat du Club-ER

Innovation Energie Développement (IED)
2, Chemin de la Chauderaie 69340 Francheville – France
Tél. +33 4 72 59 13 20
Fax : +33 4 72 59 13 39
Courriel : secretariat@club-er.org
Site Web : www.club-er.org

René Massé

Guinée : inauguration de la microcentrale électrique de Kountya

La Banque mondiale, le gouvernement de la Guinée et un opérateur privé ont financé la réalisation d’une microcentrale électrique.

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du programme d’électrification rurale soutenu par la Banque mondiale et le GEF et mis en œuvre par le Bureau d’Electrification Rurale Décentralisée (BERD).

La communauté rurale de développement (CRD) de Kountya dans la sous-préfecture de Koubia, préfecture de Gaoual, vient d’être dotée d’une microcentrale d’électricité. Cet investissement d’une valeur de 261 millions GNF a été conjointement financé par le gouvernement guinéen, le Fonds mondial de l’Environnement et un opérateur privé.

M. Mamadou Saliou Kansamba, l’opérateur privé, fils de la localité, a contribué à hauteur de 20%. Il a reçu un appui financier du Fonds d’électrification rurale décentralisée (FERD), qui est alimenté par le gouvernement guinéen à 30% et par la Banque mondiale (à travers le Fonds pour l’Environnement Mondial) pour les 50% restant .

La microcentrale de Kountya va contribuer à la lutte contre la pauvreté dans cette localité rurale de la région de Boké.

La cérémonie d’inauguration de ladite centrale a eu lieu en présence des responsables du Bureau d’électrification rurale décentralisée (BERD), du gouverneur de Boké et les autorités de Gaoual.


Source : un article publié le 19 août 2007 sur le site GuinéeConakry.info.

Elhadji SYLLA, ASER, René Massé

Chine : formation de 26 techniciens africains à la microhydroélectricité

Des techniciens de 11 pays africains dont le Rwanda, la Guinée, le Benin, le Togo… ont bénéficié d’une formation en micro hydroélectricité en Chine.

Transfert de compétences sur l’hydroélectricité aux techniciens africains par des experts chinois.

26 stagiaires africains ont conclu le lundi 22 septembre 2007 leur formation de 40 jours organisée par le gouvernement chinois. Pendant cette formation, ils ont pu améliorer leurs connaissances de cette filière technologique et apprendre à maitriser les techniques mises en œuvre dans des petite centrales hydroélectriques.

Co-financé par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement chinois, le Hangzhou Regional Centre (Asia-Pacific) for Small Hydro Power (HRC) organise des stages de formation sur les savoir-faire concernant la petite centrale hydroélectrique pour les pays en voie de développement.

« Les techniques chinoises en matière de petite centrale hydroélectrique sont parmi les plus avancées au monde. Ce que nous avons appris en Chine sera appliqué chez nous pour exploiter les ressources en eau », a dit Etuaf Kuku Wonu, chef du Département du planning des services au Togo.


Source : un article diffusé le 25 septembre 2007 à Hangzou, sur le site french.xinhuanet.com .

René Massé